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The truth is so overrated

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MessageSujet : The truth is so overrated
Mar 21 Juin - 20:53


Golden
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Golden

Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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The truth is so overratedFt. Murphy
-Tout ce que tu as à faire, c’est de lui faire peur. Menace-la, mais ne lui fait pas mal. J’ai pas envie de retrouver cette journaliste à l’hôpital.

-Et l’argent je vais l’avoir quand?

Max tira de la poche intérieure de son veston une mince liasse de billets et la tendit à l’homme en face de lui, qui ne se fit pas prier pour prendre le fric.

-Le reste, tu l’auras demain. On se rejoint au même endroit.

Agrippant sa mallette en cuir, le député aux cheveux blancs se leva du banc de parc et rejoignit sa voiture. Même si son visage n’était pas connu du public, valait mieux faire ce genre de rencontre ici que dans son bureau au Parlement. Là-bas, les murs avaient des oreilles. Parfois elles lui servaient mais le plus souvent elles étaient porteuses de mauvaises nouvelles. Max savait qu’il devait faire de plus en plus attention à ce qu’il faisait, alors la discrétion et l’hypocrisie étaient deux de ses fidèles amis.

La vérité est tellement surestimée.

C’est pour ça que Max adorait tellement regarder les nouvelles du soir. Souvent c’était de longs tissus de mensonges que pourtant le citoyen «engagé» écoutait avec assiduité tous les soirs de la semaine, s’il n’avait pas de hockey. La vérité était cachée sous des discours opaques et des analyses parfois foireuses. Les chaines de télé nationales ne sont pas idiotes, elles savent protéger leurs intérêts et ceux-ci sont entre les mains de la ministre du patrimoine.

Par contre, il arrivait que des chaines plus petites et moins connues tirent leur épingle du jeu en dévoilant des scoops avant que les gros joueurs ne le sachent. Mais Max était justement payé pour connaitre ce genre de choses : les oreilles du Parlement n’étaient pas toujours ses ennemies. Dans ce cas précis, elles étaient pour et contre lui.

Quelqu’un avait dû voir l’enveloppe brune soigneusement cachetée dans sa main, sur son bureau, ou ailleurs, il ne savait pas. Max comptait bien savoir de qui il s’agissait : on ne faisait qu’une chose avec les indésirables. On les traînait loin de la meute. Il n’y avait qu’une petite chaine de télé au courant de cette affaire, mais pour l’instant, cette fuite devait être soigneusement bouchée.

Son plan était de payer quelqu’un pour effrayer la journaliste travaillant pour la chaine en question et d’arriver en lui rendant le service de la sauver. Si elle avait du bon sens, elle verrait que collaborer avec Max lui serait sans doute plus bénéfique que de le couler pour une simple histoire de pot-de-vin. Il fallait faire ce qu’il fallait pour avoir des votes, et le premier ministre lui faisait confiance. Au moins, son vœu n’avait pas été gaspillé. Il se demandait ce qu’il pouvait bien arriver aux gens qui n’avaient pas eu la même chance que lui.

À la fin de la dernière réunion du caucus, Max se rendit à l’endroit à l’endroit prévu. Assez loin pour ne pas être vu, mais près pour agir quand ce serait le temps. D’ailleurs, il voyait déjà la jeune femme aux cheveux pâles tourner au coin de la rue. Si sa voiture n’avait pas eu de vitres teintés, elle aurait remarqué Max la suivre de son regard bleu glacé. Assit derrière le volant, il entendit vibrer son portable sur le siège du passager et il tourna la tête.

«Je la vois. J’y vais.»

Max se pencha plus près du pare-brise et plissa les yeux, attendant que quelque chose se passe. Finalement, il ouvrit grand les yeux en voyant le même type à qui il avait donné le fric arriver avec l’artillerie lourde : un petit 10 millimètres noir qu’il pointa sur la jeune femme.
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Dernière édition par Max Cherry-Cardinal le Mar 28 Juin - 17:25, édité 1 fois
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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Jeu 23 Juin - 8:30


Humain
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Humain

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Il y a des jours où on ferait mieux de ne pas se lever. Celui-ci en est un parfait exemple. Déjà, tout commence par un petit orteil tordu à la sortie du lit. C’est fourbe, douloureux et d’une efficacité remarquable pour pourrir la journée dès son commencement. Ensuite, ça continue avec une tache de café sur un nouveau chemisier blanc. Celui qu’on a acheté dans un grand magasin avec son salaire durement gagné, celui qu’on a encore jamais mis et qu’on a hâte de montrer à son collègue bien trop mignon pour être encore célibataire. On poursuit en se rappelant qu’on a oublié l’anniversaire de sa mère. On fait un détour pour lui acheter un cadeau dans une des seules boutiques encore ouvertes à cette heure alors qu’on sait pertinemment que ce n’est pas la peine car la poste ne fait pas des livraisons en moins de 2heures ; mais c’est juste histoire de ne pas mentir au téléphone ce soir. Et puis voilà qu’on finit avec un pistolet sur la tempe.

Bon j’exagère. Il faut dire que la situation dans laquelle je suis est inédite. Etrangement, je ne m’étais jamais retrouvée menacée comme ça auparavant. Je pense que ce n’est pas mentir que de mettre ça sur le dos de ma sagesse. J’ai toujours été une fille « bien », obéissante, respectueuse. Rien que d’imaginer une quelconque rébellion, ça m’épuise et je suis bien trop fainéante pour me fatiguer.

Donc le pistolet n’est pas sur ma tempe. Ca fait peut-être moins blockbuster américain mais ça n’en reste pas moins flippant. Un homme en face de moi pointe une arme dans ma direction. Dans ce genre de situation, certaines personnes crient, d’autres pleurent, d’autres plus vives s’enfuient en courant. Moi je n’ai pas crié, je n’ai pas levé les bras au ciel, je n’ai pas pleuré et je n’ai pas non plus couru. Ma technique de survie est ridicule. Je m’en rends compte. Je suis sûre que même mon agresseur s’en ai rendu compte. Digne d’un petit animal effrayé, accablé, j’ai fait la morte. La morte debout hein. Je ne suis pas allée jusqu’à me coucher par terre. Je suis tétanisée, incapable d’articuler ne serait-ce que « prenez mon sac, mon argent » pour sauver ma peau. Bien évidemment, les rues sont vides. Personne n'est pas pour appeler la police ou venir me sauver. Le quartier résidentiel dans lequel se trouve mon appartement est agréable, calme, mais il n’y a personne dans les rues après 22h. Ce qui est regrettable quand on se fait agresser à 23h. Je dis ça mais qui serait prêt à s'interposer entre moi et un pistolet juste pour le plaisir ? Et le temps que la police arrive... Finalement ça ne change rien que je sois seule.

Je ferme les yeux. « Allez Murph’, ce n’est qu’un mauvais moment à passer ». Ça m’apprendra à rentrer du boulot en empruntant n’importe quel chemin. Mes habits, mon sac à main, mon maquillage, tout porte à croire que je suis « riche ». Et puis ce n’est pas ma carrure de rugbyman à la retraite depuis 30 ans qui dissuade quelqu’un de s’en prendre à moi. Je suis "THE CIBLE". Malgré tout, je n’ai pas envie de lui tendre mon sac. Dedans, il y a mes clés d’appartement et mon téléphone. Je ne suis pas très attachée à mon portefeuille ni à son contenu car je sais qu’une carte bleue est quelque chose de remplaçable. Mais que faire si je n’ai plus de clé pour rentrer chez moi et sortir mon chien, plus de téléphone pour faire opposition ? Alors je le garde contre moi, je le serre fort. Comme si les quelques millimètres de cuir allaient me servir de gilet pare-balle.

J’entends des bruits de pas. Il avance vers moi ? Je n’ose pas rouvrir les yeux. Sans réfléchir, sentant quelqu’un se rapprocher, j’hurle complètement désespérée :

S’il vous plait ne me faites pas de mal !

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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Ven 24 Juin - 17:50


Golden
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Golden

Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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Tabarnak! Il lui avait demandé de lui faire peur, pas de la traumatiser à vie! Max saisit son portable avec la ferme intention d’appeler la police. Ce petit con ne méritait pas le fric qu’il avait gardé pour lui. Quand on lui répondit à l’autre bout du fil, il expliqua qu’une jeune femme se faisait agresser par un homme armé. On lui confirma que la police arriverait bientôt et qu’il devrait rester dans son véhicule. L’opératrice lui raccrocha directement au nez.

Évidemment, il n’allait pas l’écouter. Autrement son petit plan ne fonctionnerait pas, et il avait déjà tout prévu. Sur sa banquette arrière se trouvait un bâton de baseball, et ce n’était pas parce qu’il faisait partit d’une ligue. Il la laissait toujours dans sa voiture, au cas-où. On ne sait jamais quand on croise un cas de rage au volant. Et puis c’est plutôt efficace pour intimider les gens et briser des pare-brises aussi. Un pare-brise en particulier, celui d’un ministre qui lui avait promis son vote lors d’un projet de loi mais qui s’était retiré à la dernière seconde. Celui-là avait été très satisfaisant à briser, Max s’en souvenait encore. Le pire c’est qu’il ne s’était pas fait prendre, et il devenait de plus en plus douer dans l’art de paraître innocent.

Il se saisit du bâton fait de bois et sortir de sa Lincoln noire. La reporter tenait son sac à main aussi fort qu’à sa propre vie. Au moins l’effet était là! Max se mit alors à courir tout droit vers eux. Quand le type au fusil l’aperçu, il pointa le 10 millimètre vers lui. Max n’avait jamais eu d’arme pointé sur lui, et l’effet lui donna froid dans le dos. Il savait qu’il n’était pas en danger, mais il se mit à courir plus vite encore. À deux bras de distance de l’homme, Max leva le bâton de baseball et pris son élan.

Le premier coup, il visa la mâchoire. Le type chancela et Max en profita pour le frapper dans les côtes. Il ne jouait pas la comédie cette fois, il y allait de toutes ses forces et au hasard, serrant les dents chaque fois qu’il portait un coup. Il frappa ensuite le bras qui tenait le fusil. Le type gémit.

-Fait pas le con Ma-

Il eut le souffle coupé par un nouveau coup de bâton dans le ventre. Ce fut le dernier coup qu’il reçut, et Max comptait bien le garder à terre. Ce qu’il l’étonnerait beaucoup, puisque le type semblait à demi-conscient. Il n'y était pas allé de main morte en effet. Mais si la scène c’était réellement passé, si tout cela était vrai, il aurait agir exactement de la même façon.

Max se retourna vers la jeune femme, vraisemblablement encore ébranlée. C’était assez inhabituelle de se faire attaquer en plein quartier résidentiel et des voisins regardaient discrètement la scène par l’ouverture de leur rideau. «Viens voir chéri! Il se passe un truc devant la maison!».
Finalement, il baissa son bâton de baseball et se redressa pour s’adresser à la reporter. Enfin, il l’avait en face de lui. Ça faisait plutôt bizarre de la voir… en 3D et pas dans sa télé. Elle avait l’air tellement professionnel quand elle présentait les nouvelles, mais ce soir c’était complètement autre chose.

-J’étais en train d’envoyer un texto dans ma voiture là-bas, dit-il en pointant la Lincoln avec le bâton, quand j’ai vu ce type foncé vers vous. J’ai appelé la police, elle devrait venir rapidement. Il ne vous a rien fait au moins?

Max pris un air inquiet. Bien sûr qu’elle n’avait rien, il avait vu la scène se dérouler au loin. Mais c’est toujours poli de demander non? Le jeune député pris le temps de lisser sa cravate, un geste presque mécanique qu’il faisait chaque fois qu’il voulait convaincre quelqu’un de ses bonnes intentions. Tout le monde n’aimait pas son accent québécois.

-Et je veux pas vous dire quoi faire, mais vous devriez traîner du poivre de Cayenne ou un truc dans le genre dans votre sac à main. On n’est pas aux États-Unis mais Ottawa n’a pas des polices montées partout dans les rues…

Il sourit.
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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Jeu 30 Juin - 17:16


Humain
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Un bruit sec me fait rouvrir les paupières. Je découvre alors une scène incroyable, juste sous mes yeux. Mon agresseur n’est plus seul. Un homme s’est invité dans notre entrevue improvisée et frappe le bandit avec une batte de baseball. Je recule de quelques pas pour ne pas me prendre un coup qui ne m’est (je crois) pas destiné. Une fois plus loin, je me retrouve incapable de bouger, incapable d’aider mon défenseur. Je me rassure en me disant que de toute façon, une quelconque intervention de ma part lui aurait plus compliqué la tâche qu’autre chose. Je ne suis pas faite pour le combat.

C’est donc en deuxième ligne que j’observe le duel. L’issue semble rapidement fixée mais les secondes sont longues, les gémissements aussi. Quand l’arme à feu tombe, je suis soulagée. Personne ne sera blessé ce soir… Encore que. L’inconnu numéro 2, l’homme à la batte de baseball, ne semble pas retenir ses coups. Durant quelques secondes, j’ai presque eu un peu pitié pour mon agresseur. Mais ce malfrat l’a bien mérité.

Rapidement, le voyou est à terre. Je distingue alors le  jeune homme aux cheveux blonds très clairs qui se tourne vers moi. Je reste muette, encore sous le choc de ce qui vient de se passer. C’était donc faux, j’avais médis. Dans ce quartier si tranquille, le soir après 22h, il y a bien quelqu’un pour venir me sauver d’une agression si besoin. Le prince est grand (bien plus que moi), bien habillé, et doté d’un cheval aux allures de voiture de luxe noire.

J’écoute sa voix, bercée par son petit accent québécois. Elle me semble loin, mais c’est simplement moi qui suis encore ailleurs. Je réponds machinalement :

Je vais bien… Vous êtes arrivé à temps…

Il n’avait pas perdu son sang-froid en effet. Sa réactivité était époustouflante. Non seulement il avait appelé la police, mais prévenant du manque de rapidité et d’efficacité de celle-ci dans ce genre de situation, il avait pris les devants et était venu combattre le mal par le mal, avec la violence du juste et la beauté d’un crime dont on devient héro. Il sourit. J’aimerais lui rendre son sourire mais je suis encore trop crispée, complètement en dehors de mon corps. J’ai l’impression d’avoir vécu la scène depuis les yeux d’une autre personne.

Pour me reprendre, j’inspire un grand coup. « Murphy, c’est fini ». C’est donc fini ? Comme je l’avais prévu, tout s’est passé très vite. Le temps passe toujours très vite. On ne s’en rend compte qu’après coup. Le mauvais moment était bel et bien derrière moi… Mais comment allais-je rentrer chez moi maintenant le soir, sans craindre chacune des ombres qu’il y a dans la nuit ? Encore une fois, il m’apporte une solution sans que je ne demande rien. Je suis bluffée. Est-ce mon cerveau qui tourne au ralenti depuis ces dernières minutes ou est-ce lui qui est devin ? La bombe au poivre est certes une bonne solution, néanmoins, quand bien même en aurais-je eu une, a-t-on seulement une chance de s’en sortir quand on riposte aux condiments ? Et si sous l’effet piquant l'agresseur appuie sur la gâchette ? C’est à réfléchir.

Les sirènes des voitures de police retentissent et brisent le silence nocturne. Dans le même temps, des lumières s’allument aux fenêtres des maisons. Les gens se questionnent, « qu’est ce qu’il s’est passé ? » « Pourquoi il y a la police ? ». L’espionnage est simple, l’enquête encore plus. Un policier s’approche et s’adresse à moi, tandis qu’un autre questionne le jeune homme.

« Quel est votre prénom et votre nom, Madame ? ; Que s’est-il passé ? ; Est-ce que vous avez reconnu votre agresseur ? ; Est-ce que vous pensez qu’il vous connait ? ; Est-ce que vous pensez qu’il en avait après vous personnellement ? ». Mes réponses sont simples, lapidaires. Ils finissent par conclure à une « banale agression » et repartent avec l’individu.

A ce moment-là, toute la pression retombe d’un coup. Je me sens faible, fatiguée. Je ressens tout le poids du stress que je venais d’accumuler et qui m’avait gardé jusqu’à présent sous tension. A ça s’ajoute la fatigue de la journée. Les quelques mètres qui me séparent de mon appartement me paraissent être des kilomètres. J’ai envie de m’écrouler.

Je relève la tête, je m’aperçois que le jeune homme aux cheveux blancs est encore là. J’esquisse un sourire et lui lance d'une voix plutôt faiblarde :

Merci beaucoup pour ce que vous avez fait… Sans vous j’aurais été dans de beau draps je pense…

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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Ven 1 Juil - 4:30


Golden
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Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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Sur le coup, elle ne lui répondit pas. Encore trop choqué par ce qu’il venait de se passer probablement. Ce n’était pas tous les jours qu’on avait une arme à feu pointé sur soi et habituellement, les rues sont plutôt tranquilles. D’ailleurs, quand les policiers arrivent, de plus en plus de gens se retrouve le nez collées à leur fenêtre du salon, observant ce qui se passe. Max ne s’attendait pas à autant d’attraction, mais ça ne ferait que plus de témoins de son acte héroïque du jour. Et ça ne pouvait pas déplaire à Max.

Rapidement, le bandit fût menotté. Assommé par les coups de bâton de baseball, il ne résista pas beaucoup à son arrestation. Max s’en voulu presque en le voyant dans cet état, mais il se consola en se souvenant qu’il garderait l’argent pour lui au lieu de le donner à ce type. Deux policiers l’interrogèrent ensuite. Max leur raconta la même chose qu’à la jeune femme aux cheveux pâle, mais quand il dit qu’il faisait partie du gouvernement, qu’il était le Whip du parti, toute de suite, ça renforçait sa crédibilité. Dans toute démocratie, personne n’est au-dessus des lois…en théorie. Mais quand on est pote avec le premier ministre, quand on a été invité à une soirée barbecue avec le secrétaire d’état, on ne se fait pas chier avec ce genre de petits détails.

Remontant dans leur véhicule de patrouille, les policiers partirent avec le coupable, et à nouveau la rue devenue calme. Les curieux refermèrent leurs rideaux et retournèrent se coucher dans leur lit. En jetant un œil à la présentatrice télé, il lui sembla qu’elle s’était peu à peu ressaisit des événements. Max, lui, jubilait que son plan ai fonctionné. Mais tout n’était pas terminé : il fallait encore la convaincre de taire ce que sa chaîne télé pouvait savoir sur lui.

- Merci beaucoup pour ce que vous avez fait… Sans vous j’aurais été dans de beau draps je pense…

Max lui retourna son sourire. Le bâton de baseball toujours sur l’épaule, le jeune député aux cheveux blancs le tapota de sa main libre, comme il l’aurait fait avec un chien bien dressé.  Il ne pouvait pas garder tout le mérite pour lui quand même!

-Ce n’est rien, je suis content que vous soyez indemne. Plus de peur que de mal, comme on dit. Enfin...pour vous. Je n’étais pas pour rester sans rien faire, alors qu’il avait une arme sur vous. Il y a vraiment des gens qui sont prêts à tout pour avoir ce qu’ils veulent, dit-il en secouant la tête.

Il était bien placé pour le savoir d’ailleurs. Il avait quand même frappé un type à qui il avait promis de l’argent rien que pour avoir la chance de parler avec cette femme. Max se demandait si elle savait tout cela, si elle en serait flattée. Probablement pas.

-Si vous voulez, je vous accompagne jusqu’à chez vous. J’ai encore mon bâton.

Et il serait grandement étonnant que cette femme se fasse attaquer deux fois dans la même soirée. À moins qu’elle ait carrément la poisse. Sur le chemin de son domicile, Max resta un moment silencieux. Il se demandait comment il allait pouvoir commencer une discussion après ce qu’il venait de sa passer. Peut-être était-elle encore tellement sous le choc qu’elle n’aurait envie que de se tapir seule chez elle. Mais il devait au moins tenter le coup. Il ne pouvait pas avoir tabassé un homme pour rien. Alors Max tourna le cou vers elle, puis l’observa un moment, comme s’il se demandait où il pouvait bien l’avoir déjà vu. Il jouait parfaitement son rôle, l’innocence d’un inconnu pour qui une évidence vient d’apparaître soudainement.

-Je savais bien que je vous avais déjà vu quelque part. Vous êtes la présentatrice des nouvelles, là je me souviens! Je ne vous avais pas reconnue au début, mais votre visage me disait quelque chose. Vous faites vraiment du bon boulot, madame Hawkins, c’est ça non? Je vous regarde tous les soirs, aux nouvelles, dit-il en souriant.

Ce qui était complètement faux. Il regardait les nouvelles sur internet plutôt, et quelque fois à la télé. Mais bon, Max espérant qu’un petit compliment le remonte un peu le moral. Un peu plus et il lui demandait presque son autographe...

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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Ven 1 Juil - 11:03


Humain
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Oui, il y a vraiment des gens fous, prêts à tout pour avoir ce qu’ils veulent. L’avidité et l’avarice conduisent à la violence. Il a raison. Mais que voulait l’agresseur au juste en venant vers moi ? D’une certaine façon, je reste sur ma faim. Finalement, cet homme n’avait pas eu le temps de m’adresser la parole et ne m’avait pas fait part de ses revendications. Que désire-t-on quand on attaque quelqu’un dans la rue ? J’imagine que l’argent est la réponse la plus probable et la plus simple et je n’ai pas spécialement envie d’imaginer d’autres choses plus émétiques encore.

Il prend les devants et me propose de me raccompagner. J’accepte volontiers, bien trop soulagée de ne pas avoir à faire les derniers mètres toute seule ni d’avoir à lui demander de le faire. Les policiers ne m’ont même pas proposés ça eux. Je pensais que c’était dans leur procédure habituelle de s’occuper un minimum des victimes… Mais je n’ai pas vraiment l’air d’une victime, ni même le statut. Je n’ai rien physiquement et, même si pour le moment je ne suis pas encore tout à fait dans mon assiette, j’allais bien vite m’en remettre mentalement. Enfin j’espère.

Pendant notre marche, j’ai rapidement senti ses yeux se poser sur moi. Intimidée, j’ai préféré rester stoïque et faire comme si je n’avais rien vu plutôt que d’échanger un regard avec lui. Lorsqu’il se mit à parler, j’ai détourné mes prunelles vers lui en pivotant un peu la tête. Il souriait.

Je savais bien que je vous avais déjà vu quelque part. Vous êtes la présentatrice des nouvelles, là je me souviens! Je ne vous avais pas reconnue au début, mais votre visage me disait quelque chose. Vous faites vraiment du bon boulot, madame Hawkins, c’est ça non? Je vous regarde tous les soirs, aux nouvelles.

Je n’avais jamais eu de fan, ni même d’admirateurs. On ne se soucie pas beaucoup de la « fille des infos ». Probablement car je n’ai pas grand-chose à faire à part réciter mon texte. Je n’ai pas de blagues à inventer, je n’ai pas vraiment de libre arbitre. Je débite de façon audible et claire les nouvelles du jour, point. Les présentateurs ont une personnalité, une présence. Moi je dois juste être jolie, classe et parler en articulant. Je ne dis pas que les gens ne peuvent pas m’aimer, mais je pensais juste qu’on ne me remarquait pas. A tort visiblement, car étrangement ce n’était pas son cas. Lui me regardait tous les soirs et savait même jusqu’à mon nom ! Je ne dissimule pas ma surprise et mon contentement et lui souris franchement. Je suis flattée. C’est une sensation agréable que de se sentir appréciée. Quoique les compliments me gênent légèrement. Alors je réponds un peu maladroitement :

Oui oui... C’est bien moi, vous ne vous êtes pas trompé ! C’est très gentil de votre part, je fais de mon mieux pour faire mon travail convenablement... Je suis contente que ça vous plaise !

Nous arrivons bien rapidement en bas de chez moi. Mon immeuble est calme, personne dedans ne semble s’être soucié des précédents évènements. Ou alors ils sont déjà retournés à leur petite vie normale. Est-ce que je dois – ou je peux - faire pareil ? Pour les figurants c’est simple, mais pour moi ? Sans réfléchir plus, je me tourne vers lui. Je n’ai pas envie qu’il parte et qu’il me laisse ici, je n’ai pas envie d’être seule. Je me connais parfaitement, je sais que je n’arriverai pas à fermer l’œil de la nuit, je me ressasserai la scène encore et encore jusqu’à sombrer dans une folie insomniaque malsaine.

Est-ce que vous voulez rester… prendre un café ?

Ma proposition était un peu nulle certes, mais sur le coup je ne savais pas quoi proposer d’autre pour le faire rester. A cette heure-ci, il avait déjà dû diner. Ou alors une femme l’attendait chez lui avec un bon petit plat et qui sait peut-être aussi des enfants ? Lors de l’interrogatoire des policiers, j’ai cru comprendre qu’il avait un rôle important en politique, mais je n’ai pas entendu lequel. Il doit surement avoir mieux à faire que de rester avec moi, genre préparer un meeting, une grosse journée ou je ne sais quoi… J’accompagne ma proposition d’un petit sourire pour la rendre plus alléchante. Inutile de préciser que je n’ai que du café soluble, la plupart des gens n’aiment pas ça. Et vu la voiture qu’il a, ce n’est surement pas son genre de se satisfaire de produit de mauvaise qualité. Mais toujours est-il qu’au moins je ne pourrais pas m’en vouloir de ne pas avoir essayé.

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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Ven 1 Juil - 11:28


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Intervention de Hadès

Action Favorable :
Tectus se tiendra tranquille ce soir et n'interviendra pas.

Action Défavorable :
Tectus placera un journal de façon bien visible dans l'appartement de Murphy. En page de couverture de celui-ci se trouve un article qui raconte des choses négatives sur Max (au sujet de sa vie politique).
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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Ven 1 Juil - 11:38


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Lancer de déééés *^*
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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Ven 1 Juil - 11:38


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N'envoyez pas de MP à ce compte. MERCI ❤
Pour rappel, la liste du staff est disponible ici : WWW. On ne mange personne !


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Le membre 'Max Cherry-Cardinal' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Action du Démon' :
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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Sam 2 Juil - 16:36


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Spoiler:
 

The truth is so overratedFt. Murphy
Quand ils arrivèrent devant l’immeuble à logements, elle lui proposa d’entrer chez elle pour un café et Max ne put refuser. Il lui expliqua en se rendant jusqu’à la porte de l’appartement que sa dernière tasse remontait à ce matin et qu’il n’était pas contre un peu de caféine. Sa nuit de sommeil allait certainement en pâtir, mais si c’était le prix à payer pour s’entretenir avec elle, alors tant pis.

Madame Hawkins le fit alors entrer chez elle, et c’est à ce moment que Max saurait si elle était vraiment «madame» ou «mademoiselle» Hawkins. Il laissa son bâton de baseball à l’extérieur, question de politesse, et s’avança dans l’appartement. Il ne semblait y avoir personne. Pas de chien, de chat, ni de hamster. Le jeune député scruta les lieux de son regard bleu, en constatent que c’était un peu plus petit que chez lui. Bien sûr, il ne fit pas de commentaires, mais il se demanda combien cette présentatrice pouvait être payée. En regardant à la ronde, il ne vit pas de photos de mariage ou de vacances en compagnie d’un petit copain. Allons-y pour mademoiselle, se dit-il.

Sur la table du salon, un journal y était plié en deux. D’abord, Max eu un sourire moqueur en voyant cette pièce d’antiquité, mais le perdit aussi rapidement qu’il était apparu en voyant qui était en page couverture. Il saisit le journal, reconnaissant ses propres traits, sa veste noire et son portable à l’oreille, à la sortie du Parlement. Il sentit le sang se drainer de son visage.

-Je vais au petit coin. Vous inquiétez pas, je trouverais, dit-il en emportant le journal avec lui.

Aucune raison de se perdre dans un simple appartement. En suivant un couloir, il trouva finalement la salle de bain et s’y enferma. Max fixa de nouveau sa photo, incapable d’en retirer les yeux. Fasciné et terrifié à la fois, il ne pouvait pas croire que l’info avait déjà fuité. En songeant qu’il avait merdé, ses joues passèrent du blanc au rouge. C’était la première fois qu’il était en couverture d’un journal, mais il était loin d’en être enchanté. Décollant finalement ses yeux bleus de la photo, il lut rapidement l’article.


    «Rumeur de corruption au gouvernementLe Whip du parti fédéral pourrait être de retour dans l’eau chaude. Après avoir été soupçonné de fraude électorale lors des dernières élections, monsieur Max Cherry-Cardinal, un québécois d’origines, avait finalement été complètement blanchi de toutes accusations contre lui lorsque la vérification des votes eu été fait, suite à sa victoire fulgurante mais légitime dans le comté de Niagara. Selon nos sources, monsieur Cherry-Cardinal aurait usé de pots-de-vin et de chantage afin d’obtenir le votes de certains députés, ainsi que les faveurs d’importants contributeurs externes. Lorsque nous avons tenté de rejoindre monsieur Cherry-Cardinal, il a refusé de nous parler.»


La dernière phrase était complètement fausse. Il n’avait jamais été mis au courant de cet article avant aujourd’hui, et il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Max retira sans ménagement la page du journal, la mâchoire serrée. Il comptait bien faire payer le journaliste qui avait rédigé cette merde en papier. Mais comment Hawkins ne l’avait pas reconnue, puisqu’elle avait ce journal chez elle? Faisait-elle semblant de ne pas savoir qui il était? Ça faisait longtemps qu’il ne faisait plus confiance en personne. Il avait l’impression de ne jamais pouvoir baisser sa garde, et c’était peut-être mieux ainsi. Au moins l’article était plutôt vague : il ne nommait personne appart lui, et cette source avait préféré être anonyme. Quelqu’un à qui il avait donné de l’argent avait peut-être eu des remords et se serait confessé à la presse, il ne voyait que ça comme conclusion plausible.

Avant que son temps dans la salle de bain ne paraissait étrange, il plia la page en quatre et la glissa dans la poche intérieure de sa veste. En retrouvant la jeune femme dans la cuisine, son cerveau continuait de chauffer. En vérité, puisque l’information avait déjà fuité, il n’avait plus aucune raison d’être là. Max était à deux doigts  de tourner les talons et rentrer chez lui pour trouver une solution. Mais en fin de compte, il se dit qu’elle était peut-être déjà devant lui.

Il ne savait pas à quel point Hawkins aimait son travail, mais avec toutes les choses qu’il savait, autant du côté du premier ministre que des députés, et si elle acceptait de l’écouter, elle n’aurait plus jamais besoin de chercher les scoops. Elle saurait tout avant tout le monde, et pour sa chaîne, c’était sans doute un avantage. En échange de ça, Max savait déjà quoi lui demander. Restait à savoir comment se portaient ses valeurs morales.

Max enfoui du mieux qu’il put sa rage et son désir de vengeance. En présence de la jeune femme, il garda les cartes dans son jeu pour le moment. Il s’avança alors vers elle pour le tendre la main.

-Je ne me suis même pas présenté! Mon nom est Max Cherry-Cardinal, m’enfin vous pouvez m’appeler Max. Je travaille au gouvernement, je suis le député de Niagara, et le Whip du parti. Si vous n’êtes jamais aller voir les chutes, je vous jure que ça vaut le détour. On se fait un peu arroser par contre.

Son comté roulait presque uniquement grâce au tourisme. En fait, il ne s’y rendait que quelques fois par mois. C’était tout de même les gens de Niagara qu’il l’avait élu, et pour ça il l’adorait sincèrement.
Maintenant, la question qui tue.

-Est-ce que vous vous intéressez à la politique? Vous-même je veux dire. Ou vous préférez les Affaires?...Art et Spectacle peut-être, ou l’horoscope? D’ailleurs, vous auriez sans doute dû le regarder aujourd’hui, dit-il, avec un sourire en coin.

Max ne croyait pas aux horoscopes, mais il trouvait parfois cela marrant à lire. Même, ils n’avaient pas toujours tort, les astres et les planètes.


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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Dim 3 Juil - 12:07


Humain
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Humain

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The truth is so overrated



Au moment de franchir le seuil de mon appartement, j’ai un peu honte. Lorsque je me suis séparé de Neal, je n’ai pas eu le courage de rester dans le logement que nous avions loué ensemble. Trop de souvenirs. A la fois de bons et de mauvais moments. Quand on touche le fond, on regrette jusqu’aux instants qu’on aurait auparavant préféré oublier. Même son retour de l’hôpital où la distance entre nous me réduisait le cœur en miette semble préférable à son actuelle indifférence, au fait qu’il m’ait entièrement rayé de sa vie. Trop de fantômes hantaient les pièces, les murs, les objets, mais aussi et surtout mes cauchemars. Je n’étais pas assez forte pour les voir. Et puis, le loyer était un peu trop élevé pour moi et mon unique salaire. Alors j’ai tout balancé. Les bibelots accumulés ci et là. La décoration que nous avions choisie ensemble… Tout. J’ai éradiqué les sources de douleurs dans mon quotidien comme on réduit à néant un nuisible qui nous révulse.

Résultat des courses : Je n’ai plus grand-chose. Certaines de mes affaires sont encore dans des cartons, eux même encore dans certains recoins de l’apparemment. Je n’ai racheté que peu d’objets de décoration, la plupart de ceux présents étant simplement des cadeaux que l’on m’a fait pour diverses occasions. Ce n’est peut-être pas très accueillant, alors je suis un peu gênée. Je suis sûre qu’il doit se dire que les journalistes de ma chaine ne doivent pas être assez payés ou que j’ai vraiment mauvais gout. Est-ce un des riches, snobs et hautains politiciens ? Il n’en avait pas l’air. Après tout, n’avait-il pas risqué sa vie pour venir sauver la mienne ? Mais n’est pas non plus le rôle d’un homme politique, de dissimuler la vérité pour mettre en avant ce qui l l’arrange ? J’essaye de ne pas y croire, de ne pas me laisser porter par le « tous des pourris » populaire. Je lui glisse doucement, comme pour justifier le manque de « tout » de mon chez moi :

C’est un peu austère je vous prie de m’excuser… Je n’ai jamais pris le temps de vraiment m’installer ici.

Je balaye mon salon du regard, à la recherche d’une quelconque pacotille qui aurait une âme… En vain. Seule ma chienne, en boule dans son panier placé dans un coin de la cuisine est belle et bien vivante. De race indéfinie, issue de croisements dont personne ne sait rien, elle n’a pas bronché lorsque nous étions rentrés. Pour la garde de la maison, on en reparlera. J’ai beau ne pas savoir comment était ses parents, une chose est sûre : je peux affirmer qu’elle a hérité du gêne de la flemmardise. Lorsque je rentre trop tard chez moi, comme ce soir, elle ne prend même pas la peine de venir me saluer et attend que je la caresse de moi-même avant de se rendormir illico.

Alors que je me dirige vers la cuisine et me penche pour câliner mon chien, mon invité s’excuse et file vers les toilettes de mon appartement. Il a l’air d’être du genre à se sentir vite à l’aise chez les gens, snob ou pas snob. Parfois, j’aimerais être plus comme ça. Pendant ce temps-là, je prépare deux tasses, puis trois. Je me dis qu’à cette heure-ci, il préfère peut être prendre quelque chose de moins énervant. Au moins il aura le choix. Alors je fais bouillir de l’eau et étale sur le bar qui sépare la cuisine de mon salon un panel de sachet de tisane de différents parfums et le fameux café soluble. Il n’aura qu’à choisir… Ce qui le dérange le moins.

Il revient, je me lève. Ses traits sont crispés. Il semble différent de l’homme qui venait de me raccompagner chez moi. Je me dis que je deviens folle, méfiante. Qu’après mon agression je me mets surement à voir un mal chez les gens qui n’existe surement pas. Comme pour me prouver le contraire, comme s’il m’avait entendu, il s’est approché de moi, m’a tendu sa main et s’est présenté.

Si j’étais gênée de recevoir quelqu’un dans ces conditions, entendre sa brève présentation m’a propulsée sous une douche froide. Il me parle des chutes mais je n’écoute plus, je bloque sur sa première phrase. Sa tête ne m’est en effet pas inconnue, maintenant que j’y pense. Et son nom… J’avais entendu parler de lui lors des élections. Je ne suis pas physionomiste certes, mais je pense surtout que je ne m’attendais pas à le voir. Comme une idiote, je répète son nom, comme pour mieux en saisir tout ce qu’il impliquait :

Max…

Je reprends mes esprits, je me force à articuler quelque chose de censé pour ne pas paraître définitivement abrutie.

J’y suis allée plusieurs fois. C’est vraiment un endroit incroyable et magnifique. Si j’avais l’occasion, je ne manquerais pas d’y retourner !

Son ton léger m’a déstabilisé, il ne semble pas aller de paire avec sa si prestigieuse présentation. Je ne comprends pas où il veut en venir. Je commence à avoir la tête qui tourne. L’émotion, la faim. Je n’ai rien avalé depuis trop longtemps… Et puis les mots se succèdent entre ses lèvres, je ne suis plus. Il y a quelque chose en lui que je n’arrive pas à saisir.

Je… Heu…

S’il ne m’avait pas encore classé comme débile, c’était probablement fait maintenant. Je m’assoie, et reprends.

J’aime bien m’informer sur ce que nous annonçons, en politique. Histoire de ne pas dire de conneries… Alors parfois je fais mes petites recherches ou je demande aux experts de notre chaine. Je suis loin d’être une spécialiste par contre… excusez-moi.

Souhaite-il avoir ce soir une discussion endiablée à propos de politique ? Est-ce donc un homme qui ne vit que pour sa carrière ? Peut-être qu’il ne se sent pas de lâcher prise devant « le peuple », pour son image. Personne n’aime les fainéants ou les détachés. Après tout, leurs décisions nous concernent tous quasiment directement…

J’imagine que s’ils pouvaient réellement prédire l’avenir, ils ne s’embêteraient pas à annoncer les déboires amoureux et les petites grippes, les horoscopes. Il y a surement des choses plus intéressantes à savoir je pense… Donc non, je ne les lis pas vraiment.

Je m’emballe. Je suis bavarde. J’ai l’impression qu’il n’est pas dans son assiette. J’essaye de me convaincre que ma vision est biaisée par les évènements… Mais si ce soir je venais de découvrir que j’avais un fan, j’allais aussi surement le perdre.



Note : la photo du chien vient d'internet :3
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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Jeu 7 Juil - 17:10


Golden
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Golden

Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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The truth is so overratedFt. Murphy
Max hocha la tête lorsqu’elle lui parla de son opinion sur les horoscopes. Quant à ce qu’elle pensait de la politique, se tenir informer des événements était sans doute une bonne chose. Surtout quand, comme elle, on travaille pour une chaîne de nouvelles. Il fallait au moins qu’elle comprenne ce qu’elle était en train de dire non?  Ça prouvait au moins qu’elle n’était pas totalement naïve, et il ne savait pas trop si c’était une bonne chose ou non. Pour lui en tout cas. Sa présentation avait eu son petit effet et il avait remarqué que la présentatrice avait été légèrement déstabilisée sur le coup. Évidemment, il fit comme s’il n’avait rien vu de cela et l’écouta attentivement, en jetant un coup d’œil au chien qui dormait tranquillement dans la cuisine.

À défaut d’avoir du vrai café, elle avait de la compagnie au moins. L’appartement dans lequel il vivait n’était pas tellement plus grand qu’ici. À quoi bon avoir un immense loft si on y est jamais, et que personne ne nous y attends? Max s’empara du café instantané et en versa dans sa tasse.

-Vous avez bien raison d’être septique, Hawkins. Il ne faut pas croire tout ce qu’on raconte. Autant pour l’horoscope que pour la politique, j’en sais quelque chose.

Cela devait être l’un des plus beaux rôles qu’il n’avait jamais joué. Juste assez subtil, la voix mielleuse comme tout, mais sans que ses mots en soient dégoulinant, les traits du visage de celui qui porte un poids désagréable sur ses épaules.

-Je côtoie tellement de menteurs, rien que dans mon parti. Ils ont le culot de vous mentir en vous regardant droit dans les yeux, sans que ça leur fasse le moindre pli. Dans le but d’avoir plus de fric, ou de pouvoir. C’est vraiment aberrant, mais si les gens sauraient toutes les affaires louches qui se trament au Parlement, je crois que plus personne ne croirait en la politique. Alors on se tait.

Seigneur, ai-je déjà été plus hypocrite que ça? se demanda-t-il. Il racontait tout ça, à une femme qu’il ne connaissait que depuis cette nuit. Mais ce qu’il lui disait n’était pas totalement faux. Si ce qu’il faisait n’était pas totalement net, certains faisait bien pire que lui. Certains de ses ennemis politiques d’ailleurs. C’est comme si les parti étaient de grandes familles : quand quelqu’un fait une connerie, on le puni à l’interne, mais on le fait sourire pour le portait de famille, plutôt que de le lancer à une meute de journalistes affamés.

Mais Max n’avait jamais eu le sens de la famille.

-Ce n’est pas la majorité des gens évidemment, nous ne sommes pas tous le stéréotype du politicien sans scrupule. Moi, je déteste les menteurs. Mais si je parle, je risquerais gros. Ma carrière peut-être. À moins que je sois protégé par l’anonymat. C’est peut-être naïf de ma part de penser qu’il n’y aura plus que des gens honnêtes en politique, alors tant pis. Et même encore, je ne connais pas de journaliste. Je m’en tiens le plus loin possible, d’habitude, dit-il en souriant de ses dents blanches.

Des scoops qui rapporteraient probablement pas mal de fric. Qui ferait avancer la carrière de celui ou celle qui serait disposer à l’écouté. Après tout, un scandale de temps en temps ne faisait pas de mal. Ça occupait les gens pendant qu’il continuait ses affaires, et l’attention se fera sur quelqu’un d’autre. Évidemment, il ne pouvait pas le dire tout net comme ça. La deuxième chose la plus satisfaisante après convaincre quelqu’un de faire ce qu’on lui demande, c’est de faire exprès de ne pas le persuader de le faire. C’est comme une enseigne «ne pas entrer» : ça vous supplie presque de pousser la porte et voir ce qu’il y a de l’autre côté. Allons voir si Murphy tourne la poignée.

-D'ailleurs, je me tais. Je suis impoli, je n'arrête pas de parler de moi alors que je suis chez vous. C'est très joli en passant!

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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Mar 12 Juil - 16:38


Humain
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The truth is so overrated



Il parait franc, sincère. Je me demande ce que ça lui fait d’être la brebis parmi les loups. D’être l’intrus. Est-ce qu’on doit luter deux fois plus pour se faire un nom sans mensonges ? J’ai envie de lui poser la question. Mais je me ravise. Parce que peut être qu’il est comme eux finalement. Après tout, pour survivre il faut bien au minimum égaler ses ennemis. Je n’ai pas beaucoup entendu parler de lui en particulier (quoi que si j’ai bonne mémoire son élection avait été un peu controversée). De toute façon, si je lui pose la question, que va-t-il répondre ? A quoi bon se mettre à dos un homme qui se trouve au milieu de mon appartement ? Une seule agression me suffit pour la soirée.

Il parle d’affaires louches, de fric, de pouvoir. Je frissonne. Me voilà plongée dans son monde. Le monde des affreux qu’il connait si bien. A l’écouter, le système politique est tellement corrompu qu’il n’y a même plus d’espoirs. Je me demande quelle est sa motivation pour y rester. Changer les choses ? Etre le plus transparent des politiciens ? J’ai du mal à y croire, mais je n’aime pas juger sans connaître alors je lui laisse le bénéfice du doute.

Passer du temps avec lui est quelque chose d'assez déprimant. Je suis fatiguée, j’ai envie de parler de futilités, de répondre sans réfléchir. Pour être honnête, je n’ai pas du tout envie de discuter politique ou journalisme. J’aime mon travail, certes, mais les heures supplémentaires à la maison au beau milieu de la nuit ce n’est pas trop mon truc.

Effectivement, certains journalistes ne sont pas bien mieux que certains politiciens. Ils sont à l’affut de la moindre erreur et des scoops croustillants pour mieux vendre papiers et journaux.

J’imagine qu’il y a des mauvaises personnes des deux côtés… Les journalistes ne sont parfois pas beaucoup plus honnêtes que les politiciens.

Anonymat ? Qu’il parle ? Alors il savait des choses ; Des informations qu’il pouvait balancer aux vautours « comme nous ». Il me considérait donc comme un de ces stupides volatiles ? Je fronce les sourcils, trop éreintée pour feinter une expression bateau. Il n’est pas du genre à perdre son temps lui. Il sait profiter des opportunités. Il sauve quelqu’un et PAF, il trouve un moyen de retourner la situation à son avantage. Qu’aurait-il fait si j’avais seulement été une personne lambda ? Il l’aurait convaincu de voter pour son parti pour des élections ? Et maintenant, va-t’il me faire du chantage ? Je n’ai peut-être pas assez d’imagination malsaine mais je pense qu’il ne peut pas non ? L’agression est déjà terminée.

Je suis mal à l’aise, il me prend pour qui ? Qu’est-ce qu’il espère ? Il devrait se douter que je ne suis pas la personne à convaincre s'il veut faire passer des informations… Ce n’est pas moi qui rédige ce que je débite pendant les journaux télévisés. Certes, si je ramène une information intéressante à la boite, on me gratifiera d’une prime certainement, mais ai-je vraiment envie de vendre quoi que ce soit ? Je ne suis ni une commerciale ni pourvue de l’âme d’un super héro qui veut punir le crime.

D'ailleurs, je me tais. Je suis impoli, je n'arrête pas de parler de moi alors que je suis chez vous. C'est très joli en passant!

Il m’a coupé dans ma réflexion. Son changement de ton et d’attitude me déstabilise. Je ne comprends vraiment pas où il veut en venir. Alors je lui demande, tout simplement. Je n’ai pas le cœur à jouer aux devinettes et l’affronter ne me fait pour le moment pas vraiment peur. J’espère ne pas avoir tort. Je me lève de mon siège, pose la tasse de thé que je m’étais servie pendant qu’il me parlait, puis je lui lance sur un ton peu agréable.

Qu’est-ce que vous me voulez, monsieur Cherry-Cardinal ?

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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Jeu 14 Juil - 17:37


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Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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Soudainement, la présentatrice prit une attitude différente avec lui. Elle devait sentir que quelque chose sonnait faux. Max avait cependant fait son point, et il continuait la conversation par courtoisie, mais Hawkins ne l’entendait pas de cette façon. D’un coup, elle se leva. Max croisa les jambes et ne cessa de sourire, malgré son appréhension sur ce qui allait suivre. Paniquer ne sert jamais à rien.

- Qu’est-ce que vous me voulez, monsieur Cherry-Cardinal ?

Un soupir lui échappa. Apparemment, sa tentative de conversation de courtoisie n’avait pas servi à grand’chose. En même temps, il était content qu’elle lui pose cette question. Il eut un nouveau sourire qui lui fit plisser les yeux, son regard se réduisant à deux lames bleues. Sans le savoir, il ressemblait beaucoup à Tectus, son petit renard démoniaque.

-Je pense que vous savez déjà parfaitement ce que je vous veux.

Après tout, même s’il ne l’avait pas dit de façon explicite, son monologue de tout à l’heure ne pouvait pas être plus clair, ni plus hypocrite. Le jeune député aux cheveux blancs haussa finalement les épaules.

-Peut-être est-ce mon métier de Whip qui m’incite à vouloir que les indésirables du gouvernement soit écartés du pouvoir. Je ne sais pas. Mais je suis entre l’arbre et l’écorce. D’un côté je sais que la vérité mérite d’être sue, de l’autre, je ne peux pas mettre ma carrière en danger. La politique, il n’y a qu’à ça que je suis doué, avoua-t-il.

Il savait bien faire du sirop, et de parfaites coupe de filet mignon, mais sinon... En dernier recours, il pourrait toujours retourner chez le boucher qu’il l’avait engagé lorsqu’il était étudiant. Mais ce ne serait pas aussi glorieux.

-J’avais pensé que vous pourriez m’aider à vrai dire. Vous m’avez l’air de quelqu’un de bien.

Pour le coup, Max était sincère. Ce qui était assez rare en temps normal. Évidemment, juger les gens trop vite était l’un de ses pires défauts.

Il cessa de regarder la jeune femme pour mettre la main dans la poche intérieure de son veston. Ses cartes d’affaires étaient dans la même poche que celle où il avait rapidement fourré la page du journal trouvé tout à l’heure, et il cherche un moment avant d’en retirer une carte. Celle-ci était toute blanche, avec un léger effet brillant qui donnait à la carte un air épuré. En lettre noire, Times New Roman, son nom et son numéro de téléphone. La carte entre l’index et le majeur, Max la tendit à Hawkins.

-Si vous changer d’avis?

Ou encore pour donner à manger à son chien. Max commençait à douter qu’elle ne le rappelle un jour. Il avait peut-être prit trop intelligente comme fille. Dommage, car s’en résoudre à une journaliste blonde et greluche ou à un vieux schnock en cravate ne lui plaisait pas du tout. Mais pourquoi pas garder espoir?


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MessageSujet : Re: The truth is so overrated
Dim 31 Juil - 14:55


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Je pense que vous savez déjà parfaitement ce que je vous veux.

J’ai soudain froid dans le dos en entendant ces quelques mots. Quelle soirée. Premièrement ce malade qui m’agresse et ensuite cet homme que j’invite chez moi et qui n’y entre uniquement par intérêt. Il va falloir que je commence sérieusement à me poser des questions.

Il se tient encore devant moi. Je le dévisage avec méfiance à présent, et sans trop me gêner je l’admets. J’ai peut-être tort ? Et s’il s’énervait et devenait agressif ? Je prends le risque sans m’en rendre compte. Mais je repense aux évènements de la soirée ; Ai-je donc eu tort de penser qu’il avait été le chevalier qui sauve une princesse en détresse avec sa batte de baseball pour épée et sa voiture de luxe pour cheval blanc ? Est-ce qu’il m’avait déjà reconnue avant de me secourir ? Et est-ce qu’il serait intervenu si je n’avais pas été moi ? Je grimace. Je trouve cette réflexion soudain profondément dérangeante. Qui pouvait penser que je méritais d’être sauvée ? Je ne méritais pas ça. Tout comme je ne méritais (je pense) pas d’être attaquée, je ne méritais pas d’être secourue plus qu’une autre personne. Sans compter que ce sauvetage avait été basé sur de mauvaises raisons... Je m’efforce à chasser ces pensées de mon esprit. Mais je suis dépitée. Presque un peu triste. Je pensais la soirée un peu gâchée mais rattrapable. Elle ne me semble à présent que ruinée.

La bonne foi que j’accordais à certains politiciens était donc elle à l’instar de leur image ? Une hérésie ?

Peut-être est-ce mon métier de Whip qui m’incite à vouloir que les indésirables du gouvernement soit écartés du pouvoir. Je ne sais pas. Mais je suis entre l’arbre et l’écorce. D’un côté je sais que la vérité mérite d’être sue, de l’autre, je ne peux pas mettre ma carrière en danger. La politique, il n’y a qu’à ça que je suis doué.

Quoi qu’il en soit, il semble doué pour retourner une situation en sa faveur. Il n’hésite pas à en rajouter une couche pour me convaincre de la bonne âme charitable qu’il est. Je suis méfiante, j’ai envie de le croire mais je n’y arrive pas. Pas ce soir en tout cas. Son charabia, qu’il soit sincère ou non, me paraît à des années lumières de la vérité.

J’avais pensé que vous pourriez m’aider à vrai dire. Vous m’avez l’air de quelqu’un de bien.

C’est un compliment ? J’ai du mal  à m’en rendre compte. Je vois plutôt ça comme un petit peu d’eau pour mieux faire passer la pilule. Il me prend pour quelqu’un de bien mais quelqu’un d’idiot apparemment. J’avoue que je commence à m’énerver. La fatigue ? L’émotion ? Je ne sais pas. Toujours est-il que j’aimerais d’un coup être seule. Ou être ailleurs, avec Neal, avec des amis. Mais je n’ai plus Neal et plus vraiment d’amis à appeler. Tout ce que j’ai est cet apparemment où je ne me sens pas chez moi et cet inconnu dans mon salon. Pourtant, une part de moi-même à encore envie d’y croire. J’ai encore envie de faire confiance à cet étranger qui m’a probablement si ce n’est sauvé la vie au moins sauvé la soirée. Je ne peux pas croire qu’il n’est rien d’autre que vil.

Il cherche quelque chose, ressort une carte de sa veste. Il me la tend, je l’attrape par réflexe, par politesse. Cette part de moi, cette éducation que j’avais reçue m’empêchait de rester les bras ballant en face de son geste, refusant ses coordonnées. Rien ne me forçait à le recontacter. Je ne le ferai d’ailleurs pas. Je n’ai pas envie de le faire. D’autant plus que politesse ou non, j’ai l’impression de me faire congédier et que pour toute compensation morale et physique on me donne une carte sur laquelle est écrit un numéro où personne ne répondra jamais. Je sers entre mes doigts le petit carton. Je détaille rapidement ce dernier, la carte est d’une sobriété classieuse, à l’instar de son ancien propriétaire, de sa voiture, de ses habits. Je me sens soudain replongée dans la honteuse comparaison entre lui et moi et me sens ridicule.

Pour toute réponse, je me dirige vers la porte d’entrée et l’ouvre avant de me pousser pour le laisser sortir.

Au revoir Monsieur Cherry-Cardinal. Je vous remercie encore pour votre aide tout à l’heure. Faites attention en rentrant chez vous.

Échange cordial. S'il sait dissimuler ses sentiments au profit de la politesse feinte, moi aussi. C’est même tellement naturel que ça ne m’a pas demandé d’efforts sur le moment. Mais à peine la porte fermée, je m’adosse à celle-ci et glisse lentement sur le sol. Je suis fatiguée de tout ce qu'il vient de se passer. Je regarde la carte encore entre mes mains puis ferme les yeux. « Max Cherry-Cardinal hein. Vraiment ? » N’ai-je pas rêvé toute cette histoire ? Je lève le bras et la pose sur ma console d’entrée, au milieu des enveloppes de factures et de lettres diverses. Alors que mon bras et mes larmes tombe, ma main vient finir sa chute sur une petite boule de poils. Mon petit chien si fainéant est venu ce soir m'aider à combler mon manque de tout.

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