Partagez|

Dancing queen [Marion]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageSujet : Dancing queen [Marion]
Dim 26 Juin - 15:49


Humain
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Humain

Personnage sur l'avatar - Anime : Vee - Pheberoni


‘‘
Il m’arrive parfois de tomber dans des traquenards, un peu comme ce soir. Au début, on me dit juste « viens donc boire un verre à la maison, ce sera sympa ». Souvent, je suis partante, j’aime voir du monde, et j’aime encore plus passer du temps avec mes potes de promos. Alors je réfléchis un instant, est-ce que je bosse ce soir-là, est-ce que je n’ai pas de gros exam d’ici deux jours, est-ce qu’il ne faut pas que je sois fraiche et pimpante le lendemain à 8h… ? Ce soir, toutes les conditions étaient réunies. Je n’avais rien de prévu, ni ce soir, ni le lendemain, j’étais donc libre comme l’air. Et puis, comment dire non à ce qui devait être « une petite soirée fille pépouze à l’appart » ?

La nana qui m’avait proposé cette soirée est du genre très fifille. Charmante, adorable, mais vraiment fifille, alors pour moi qui suis plutôt garçon manqué dans l’âme, c’est toujours une sorte d’épreuve, une étude anthropologique, une aventure souvent déconcertante mais tout de même très agréable. Le programme devait être de boire du vin dans de beaux verres à pieds, grignoter des trucs élaborés à base de crudités, bien que je préfère de loin le saucisson, je ne le cache pas, voire manger des trucs sucrés en forme de muffin ou de cupcakes. Parler de garçons, écouter du Céline Dion, et peut-être se mettre à confectionner des cocktails avec des jus bizarres comme litchi ou papaye.

Alors me voici, à cette soirée fille, fidèle à moi-même, un t-shirt, un peu plus élaboré que d’habitude, un jean, et des baskets, elles sont deux, se permettent une petite réflexion sur ma tenue, j’en rie, et nous voilà parties pour les bâtonnets de concombre à tremper dans le tzatziki tout en buvant un vin blanc un peu trop sucré à mon gout.
La soirée avance, les cocktails au jus de goyave sont fourbes. L’alcool aidant, je les laisse jouer à la poupée avec moi. Je me retrouve rapidement affublée d’une combi short au dos nu affriolant et d’une paire de sandales à talons. Elles ont raison, ce n’est pas dégueu à regarder, loin de là, mais je me sens à 1000 lieux de la Lisa que je connais.
Cinq minutes plus tard, je comprends que ce pseudo défilé de mode n’était qu’un piège vicieux pour me trainer en boite. Oh non ! Pas la boite de nuit ! Je préfère tellement aller dans un bar. Allez, qu’on ne m’inflige pas ça, se retrouver au milieu d’une foule suante et imbibée d’alcool, sur de la musique pas forcément à mon gout, pour me trémousser en tentant d’esquiver les contacts non désirés avec une tonne d’inconnus.
Et bien si. C’est fou comme après avoir partagé une bouteille de vin et la moitié de celle de rhum, ma volonté s’effrite comme un sablé breton dans la poche d’un gosse, et en dix minutes, nous voilà toutes les trois sur la piste de danse.


Je finis par me laisser prendre au jeu, essayant de caler mes mouvements sur la musique, profitant du fait que mon cerveau ne soit absolument pas sollicité pour observer les autres danseurs. Il y en a un en particulier qui attire mon regard. C’est ce type, là, celui que l’on croise constamment en soirée, celui qui est trop vieux pour se trouver ici, mais qui se déchaine sur le dancefloor, enchainant avec une dextérité sortie du siècle dernier des mouvements désuets.
Sans vraiment que je n’y prête attention, me regard s’accroche à lui. Mes lèvres étirées en un large sourire qui fend mon visage en deux, j’essaie d’imaginer ce à quoi pouvaient ressembler ses soirées, il y a vingt ans, lorsqu’il avait environ mon âge. Je ne dirais pas que je me moque, non, je dirais plutôt qu’il m’amuse, me diverti, à faire à lui seul chorégraphe, danseur, batteur, guitariste et chanteur en fonction de la musique.


La soirée se poursuit, mes deux accompagnatrices m’ont lâchement abandonnée au milieu de la foule pour aller se frotter langoureusement à deux jeunes hommes un peu plus loin. Je n’ai pas franchement envie de jouer les troubles fêtes et d’aller les interrompre, je ne veux pas non plus trop me rapprocher pour être sûre de ne pas les perdre, je n’ai pas franchement envie d’être témoin de ce qu’elles risqueraient de tenter. J’essaie donc de continuer mon simulacre de danse. Cependant, n’étant plus protégée par ce cercle que nous formions à trois, je me sens un peu vulnérable. Et tiens, coïncidence, c’est le moment qu’a choisi le danseur fou pour se rapprocher de moi. Il a dû capter mon regard insistant un peu plus tôt et l’interpréter de je ne sais quelle façon qui a fait qu’il s’est cru pousser des ailes. Le voilà maintenant m’invitant d’un geste de main à venir danser un rock avec lui, sur cette espèce de musique qui n’a rien à voir. Bon allez, soyons fous. Je tourne et virevolte, ne tenant sur mes talons que par l’opération du saint esprit, ou sa poigne de fer, allez savoir.
Le morceau terminé, je lui souris poliment, en remerciement et adieu, avant de vouloir me détourner et m’éloigner un peu. Sa présence me gêne, il est trop proche, son regard n’augure rien de bon, ou en tous cas, rien de ce que je ne pourrais souhaiter, et sa main calée au creux de mes reins, en contact direct avec ma peau, satané dos nu, me file des frissons.

Après un autre morceau interminablement long et trois tentatives de fuite infructueuses, il est temps que je prenne les choses en mains pour me débarrasser de lui. Habituellement, une technique efficace est de retourner se cacher parmi le cercle de copines, mais elles sont très occupées je ne sais où. Une autre idée pourrait être…
Mon regard s’arrête sur un jeune homme aux cheveux bleus, ok, toi mon gars, tu seras ma bouée de sauvetage. Je fais mine de le découvrir au milieu de la foule, m’approche, toujours suivie de près du serial-danceur, et pose une main sur son épaule. Un sourire forcé au visage, je pousse sur ma voix pour être entendue par ma roue de secours et le pot de colle.

– Ah chéri je te retrouve enfin !

Je lui colle un baiser sur la joue, histoire de faire plus crédible, et lui lance un regard éloquent. J’aurais pu écrire en lettres clignotantes sur mon front un immense « sauve moi » que ça n’aurait pas été aussi clair. J’espère qu’il va rentrer dans mon jeu.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet : Re: Dancing queen [Marion]
Dim 26 Juin - 17:57


Golden
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Golden

Démon : Ferreus Globus, ou "Boulet"

Perroquet bavard, continuellement perché sur l'épaule de Marion au risque de mettre ce dernier en retard de tous temps, tant il est lent. Bruyant au possible, il mène la vie dure au jeune homme en réclamant sans cesse son attention, jusqu'à parler plus fort que tout le monde exprès afin que l'on entende que lui.
Personnage sur l'avatar - Anime : Aoba Seragaki - Dramatical Murder


« Viser au bonheur, aspirer au bonheur, chercher le bonheur, c'est prendre pour cible un reflet dans la glace.  »
« Le bonheur est une habitude à cultiver. »
« Le bonheur continu nous rend audacieux. »
► in search of what everyone continues


‘‘
C'était un de ces soirs où malgré la présence d'un colocataire, malgré le foutu kakapo sur son épaule, Marion se sentait seul. Seul et las, un peu. "Le travail c'est la santé", mais il n'empêche que c'est mieux si ça ne représente pas toute une vie non plus. Et malheureusement, c'est ce qui arrivait depuis la mort de ses grands-parents. L'école, puis le travail... C'était usant, à force. Et si le bleuet ne prenait pas de vacances, c'était bien parce qu'il ne saurait pas quoi faire de tout ce temps libre.

Pour aujourd'hui, il se contenterait de choisir un lieu où il pourrait s'ébattre joyeusement sans penser à rien d'autre. Et pour cela, la boîte de nuit semblait tout indiquée. Étrange, direz-vous, pour quelqu'un de timide et aussi réservé que le cuistot, hm ? Et bien en fait, pas tellement. Certes, il y avait beaucoup de contacts avec les personnes présentes, mais tant qu'on ne lui pelotait pas les fesses ou ne tentait pas de lui rouler une pelle de force, il s'en fichait. Il n'était pas... bizarre au point de ne pas du tout supporter les autres. Juste les attouchements ou les gestes trop intimes.

Un repas rapide, un regard sur la pendule de sa cuisine et il part pour une douche relaxante avant de se préparer. Il avait pris son temps, une fois ceci fait il pourrait tout à fait prendre la route pour trouver son bonheur. C'est donc une bonne heure plus tard qu'il sort enfin de chez lui et encore vingt minutes après qu'il entre dans la boîte de son choix. Pas mal de monde, de la bonne musique et une ambiance sympa ~ pas de quoi se plaindre, donc. Marion n'attend pas vraiment avant de se faire une place parmi les danseurs, se mettant à remuer au gré des sons passant dans les immenses baffles de l'endroit.

Vite, très vite, il ne pense plus à rien d'autre et se laisse juste aller à danser, presque yeux fermés. Il n'a pas l'air... drogué ou à l'ouest pour autant. Juste bien et satisfait de pouvoir se laisser aller. Il n'est pas non plus alcoolisé: il ne supporte de toute façon pas la boisson et il a compris rapidement que ce n'était pas une bonne idée de consommer malgré tout. Seul en plus... autre point non négligeable pour rester raisonnable. La soirée se passe bien, il se détend complètement ~ il esquive bien deux ou trois mains sur les hanches -sûrement des hétéros qui pensaient avoir à faire à une fille vu sa taille et ses cheveux- mais rien d'insurmontable.

Pourtant... des mots criés à son oreille le tirent de sa rêverie et le font sursauter assez fort, tandis qu'un baiser s'écrase sur sa joue. Que... ? Ses joues rougissent d'un coup et il écarquille les yeux en regardant fixement la demoiselle qui l'a perturbé. Avant de comprendre plus ou moins, en faisant vraiment attention à son expression, en plus de l'homme à l'air revêche désormais derrière elle. Bien qu'un peu gêné, Marion pose alors une main sur la hanche féminine et rétorque.

" - Je croyais t'avoir perdu dans la foule, je te trouvais plus !"

Oui bon, l'autre ne l'avait pas forcément vu avant et il n'était pas obligé de savoir qu'ils ne s'étaient jamais vus de toutes leurs vies. En attendant, quelqu'un avait besoin d'aide et il n'était pas du genre à laisser cette personne dans la merde ~ surtout pour un cas comme ça, de plus. Vraiment, les gens devraient arrêter d'être aussi insistants. Ils n'avaient jamais été éduquer ou bien ? Si sa grand-mère voyait ça, elle s'en retournerait dans sa tombe et se relèverait d'entre les morts pour tirer les oreilles du malotru en le houspillant.

Un sourire naît sur ses lèvres à ces pensées et il rajoute alors qu'il se rapproche de son inconnue.

" - On va boire un truc ? J'ai soif !"

Au moins, ils pourraient s'éloigner de la piste de danse et être un peu tranquilles. Non pas qu'il avait une carrure si imposante qu'il ferait reculer le plus hardi des emmerdeurs, mais au moins il ferait quelque peu... barrage masculin. Ce serait déjà ça de pris et elle pourrait se rassurer tranquillement.

La bonne action du jour...
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet : Re: Dancing queen [Marion]
Mer 29 Juin - 20:38


Humain
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Humain

Personnage sur l'avatar - Anime : Vee - Pheberoni


‘‘
C’est quoi cette main sur la hanche ? Il rentre dans mon jeu où je suis tombée sur un deuxième dingue ? Non il semble bien rentrer dans mon jeu, surtout qu’en repensant à son air franchement étonné, voie gêné lorsque je l’ai embrassé. Avec un peu de chance, j’ai bien trouvé mon sauveur.
Je pense bien qu’il ne parle pas suffisamment fort pour être entendu par le roi du dancefloor, mais son langage corporel est suffisamment explicite pour éviter les malentendus.
Il se rapproche, me propose d’aller boire un verre, je hoche la tête. Ce sera une bonne occasion de s’éloigner de l’homme qui m’a poussée à aller me vautrer dans les bras d’un parfait inconnu, et de la piste de danse par la même occasion. De la piste, de la musique, de l’agitation… Et puis, un petit verre pour me remettre de mes émotions, ça ne pourrait pas faire de mal.

- Allez, va pour un verre. Je t’invite pour le coup de pouce.

Je lui fais un clin d’œil avant de le trainer au bar pour qu’il passe sa commande. Je fais de même, optant pour un mojito. Quitte à avoir bu une quantité de rhum astronomique, autant éviter les mélanges.
Une fois nos deux consommations payées et un bout de banquette déniché en face d’une petite table, je me permets un moment de répit, me massant discrètement les chevilles sous la table. Les talons, quelle plaie ! C’est bien une invention d’hommes ça !

Bon, et si j’apprenais au moins le prénom de mon bienfaiteur ? Ca pourrait être une bonne idée non ?

– Comment je dois appeler mon sauveur lorsque je raconterais ma folle aventure de boite de nuit ?

J’en fais un peu trop non ? Certainement. Avec un peu de chance ça le fera rire. Et puis… En réalité, je vais réellement romancer cette histoire pendant au moins le mois à venir, dépeignant mes deux copines comme des petites fourbes qui m’ont lâchement abandonnée à mon triste sort. Oui j’en fais trop, mais je le vis plutôt bien. De toute façon, les gens à qui je risque de raconter cela savent que j’exagère absolument toutes mes histoires de soirée, transformant la gueule de bois du lendemain en horrible dragon venu me terrasser, et le doliprane en preux chevalier sans peur et sans reproche.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet : Re: Dancing queen [Marion]



Contenu sponsorisé




‘‘
Revenir en haut Aller en bas

Dancing queen [Marion]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Arielle Queen, des années plus tard...
» Laurent Marion [Tremere]
» lee ◊ don't be a drag, just be a queen
» Barbie Fashion Queen contre Barbie Geek [Swann et quelques moldus]
» Queen's Academy
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GOLDEN NIGHT :: Ottawa :: Le centre ville-