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#Sexyplace

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MessageSujet : #Sexyplace
Mer 29 Juin - 21:13


Humain
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Humain

Personnage sur l'avatar - Anime : Alucard (Vlad Tepes) - Van Hellsing


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Ft. Devin Richard

“Tout n'est pas cirrhose dans la vie.”
Frédéric Dard

"#Sexyplace"


Les supermarchés l'avaient toujours stressé. Depuis la première fois où il y avait mis les pieds avec sa mère, assis dans le caddie qu'elle promenait devant elle. Il devait avoir cinq ou six ans. Il n'y était pas resté longtemps, les hurlements qu'il avait poussé avaient rapidement lassé sa mère. Elle l'avait enfermé dans la voiture (à l'ombre la voiture, et avec une grosse bouteille d'eau) le temps qu'elle achète de ce qu'il fallait. Après cette désastreuse aventure, il n'y avait pas remis les pieds jusqu'à son entrée à l'université. Pauvre comme tout étudiant qui se respecte, il n'avait pas eu les moyens de fréquenter les marchés ou les petites épiceries. C'est ainsi qu'il avait remis les pieds dans un de ces horribles endroits, accompagné de sa petite soeur qu'il avait attiré avec la promesse d'un cadeau. Et n'ayant pas trop le choix, il avait continué. Bien sûr, il aurait pu s'en passer maintenant, avec les courses en ligne, mais il préférait constater par lui-même la qualité de ce qu'il achetait. Et les marchés n'offraient pas assez de choix au goût du difficile qu'il était?

Aujourd'hui, comme à son habitude il était venu le mardi matin, vers 10h, quand les lieux étaient peu remplis, avec son grand cabas bleu. Il savait que les gens en général associaient le cabas aux petites grands-mères, comme lui avait appris Swann en se moquant gentiment de lui, mais il s'en moquait. C'était très pratique pour lui qui ne venait pas en voiture mais à pieds et en métro et comme il vivait seul, enfin seul avec quelques chats, il y avait dedans assez de place pour deux semaines de courses.
Il marquait un temps d'arrêt en entrant avant de soupirer. Ciel, qu'il détestait ce genre d'endroits où tout était artificiel. Les odeurs de produits chimiques, de nourriture aseptisée, de parfum et de transpiration lui donnait envie de se débarrasser de son odorat. Les couleurs trop criardes pour lesquelles il était toujours à deux doigts de mettre des lunettes de soleil. Et les bruits, les gens qui parlaient trop forts, les roues des chariots qui couinaient sur le sol, les bruits des emballages qu'on froisse, des conserves que l'on pose... Mal de tête assuré. Même après tout ce temps il n'arrivait pas à filtrer ce trop plein d'informations, rien d'étonnant à ce que cela l'ait fait crier comme jamais enfant. Il avait donc sa méthode pour y passe le moins de temps possible, c'était déjà ça de fait. Comme il avait une représentation très claire et spatiale des rayons et de ce qu'on y vendait, il avait toujours une liste où ce qu'il voulait acheté était inscrit dans l'ordre de passage, ainsi que la marque précise et la quantité. Il avait ainsi un chemin tout tracé, du début au fond du magasin, ce qui lui évitait les allers retours. Quant à la caisse, il prenait celle prioritaire. Il savait que ce n'était pas correct mais de ça aussi il s'en moquait. Il faisait mine de ne pas entendre les gens qui râlaient derrière lui, il avait eu de longues années d'expérience pour ça. Beaucoup plus rarement, quelqu'un lui faisait une remarque directe. Ce fut le cas cette fois-ci.

Dans la queue, deux places derrière lui, un homme râlait depuis deux bonnes minutes. A son débit de paroles et surtout aux flagrances d'alcool qu'il dégageait de si bon matin, Sixte déduisit que c'était un alcoolique. Et pour en avoir était un, il savait que ça cela ne servait rien de les raisonner. Il ne dit donc rien, même quand l'autre se mit l'invectiver à voix haute comme quoi il avait rien à faire ici. A tel point que tous les clients aux alentours les fixaient. Ce qui n'arrangea pas sa gène. Il rangea ses achats au fur et à mesure qu'ils passaient à la caisse, paya, et dégagea sans demander son reste.
Une fois dehors, il inspira profondément puis se mit en route. Mais hélas pour lui, il n'avançait pas vite. Même si faire les courses l'avait épuisé et qu'il était pressé de rentrer chez lui, le poids du cabas passablement alourdi le ralentissait beaucoup. Il était entré sur le parking quand il s'entendit interpellé. Ou plutôt il l'entendit mais comme il n'y avait aucune raison que quelqu'un l'appelle ici, il n'y prêta pas attention. Ce n'est que quand on l'attrapa par son bras libre qu'il reconnut l'odeur de l'alcool. Il se tourna vers lui et tira d'un coup sec pour récupérer son bras, lâchant son cabas pour le repousser de son autre main.

Ne me touchez pas!

Lui n'avait pas élevé la voix, mais il avait été aussi ferme que possible, il détestait qu'on le touche! Il regarda le visage rouge de l'homme, ces traits bouffis, ses habits chiffonnés et surtout le pack de bières qu'il avait en main. Puis il sentit une douleur vive dans la poitrine. Déséquilibré par le coup que lui avait donné l'autre du plat de la paume sur son torse, plus qu'énervé à travers les brumes éthyliques qui entouraient son cerveau, et victime de sa maladresse naturelle, Sixte recula à son tour, se prit les jambes de le cabas et tomba en arrière en l'entraînant avec lui. Il eut un grognement de douleur, sonné, quand son dos heurta le cabas au sol et le bas de son corps le béton. Pour arranger le tout, le cabas s'ouvrit et des pommes en sortirent, s'éparpillant en roulant.

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