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J'ai deux chats.

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MessageSujet : J'ai deux chats.
Jeu 30 Juin - 12:10



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Cezary Lefay
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◮ Genre : Homme
◮ Naissance : 1991 - Canada
◮ Groupe : Humain
◮ Orientation Sexuelle : Homosexuel
◮ Autre : Agent de la GRC au grade de gendarme spécial employé dans la branche internationale de la GRC, travaillant au bureau d’Interpol dans la lutte contre la cybercriminalité

De l’archétype du geek, on pourrait dire que je n’en suis pas loin. Timide et réservé, presque asociale, je ne sors jamais volontiers de chez moi ni ne noue volontiers de contact avec les autres. Lorsque je dois adresser la parole à d’autres personnes, parfois on pourrait dire que j’ai tendance à prendre les autres de haut. Mais ce n’est pas volontaire, une façon de me protéger inconsciemment.

Me protéger, parce que je suis assez fragile émotionnellement. Il suffit d’un rien pour que je pique une crise. Une petite remarque défavorable, une contradiction, et je fonds en larmes, cris, et devient violent. Je n’aime pas discuter avec les gens. Moins je le fais, mieux je me porte. De toute façon, je n’ai jamais eu d’affinité avec quiconque.

Les seuls êtres avec qui j’ai un minimum d’affinité sont les chats. Je sais qu’en eux, je peux avoir confiance. Ils sont francs et suivent leurs envies. Et surtout, ils sont très doux. J’en ai deux chez moi. Un noir et un blanc. En plus d’en avoir deux vrais, j’ai également plusieurs bibelots qui traînent à l’effigie de ces animaux, dont un strap qui décore mon téléphone. Je crois que j’ai une passion pour ces animaux. Aussi, je tiens un blog sur lequel je parle de mes chats et y montre des photos.

Ce blog est un peu l’un des seuls médiums à travers lesquels j’arrive à communiquer convenablement. Pour communiquer avec les gens, je suis plus à l’aise à travers écrans interposés. Alors je n’hésite pas à être acerbe ou affectif, chose que je ne parviendrais pas à être en vrai, à part si quelque chose me tient vraiment à coeur.

Mais au-delà de simplement savoir communiquer à travers l’ordinateur, je suis aussi plutôt doué avec ceux-ci, du côté web et logiciel. Je sais faire des choses que la grande majorité des gens ne savent pas faire et c’est ce qui m’a valu mon grade. On pourrait dire de moi que je suis un hacker, mais si j’en ai les capacités, ce n’est pas vraiment mon but. Malgré mes compétences en informatique, il peut arriver, parfois, que je souffre de difficultés inattendues et pour le moins stupide. Par exemple, j’ai parfois du mal à trouver des résultats probants pour une simple recherche Google. Ou à mettre un texte en gras sous Microsoft Word alors que j’y arrivais très bien il y a une heure.

À part ça, je n’ai pas vraiment de centres d’intérêt. Ma vie tourne autour des chats, de mon travail et d’un certain site dont j’essaie de percer les mystères. Une simple page qui propose d’entrer son souhait avec une chance sur deux de l’exaucer. Canular pour beaucoup, je crois dur comme fer à ce qu’il propose mais ne me risquerait jamais à y faire un vœu.

Parce que, si l’on n’a pas la chance de le voir exaucé, je sais que l’on finira par être possédé par un monstre, et si au contraire, il est exaucé, ce serait obtenir quelque chose qui ne nous reviens pas de droit, au préjudice des personnes à qui ça aurait dû appartenir, ce qui n’est pas juste, voire illégal. De plus, je suppose qu’il y a une contrepartie à ce vœu. Laquelle, je l’ignore encore, mais je le saurais bien un jour.

Bien entendu, personne ne veut me croire à ce sujet, aussi je n’essaie même pas d’en parler avec les rares personnes qui m’adressent la parole. Mais à cause de ce site, je ne peux pas m’empêcher de me demander si les gens que je rencontre ont eu recours aux services de ce site et si oui, ce qu’ils ont donnés en échange.

En tout cas, j’estime qu’il faudrait déférer les utilisateurs de ce site, ainsi que son ou ses concepteurs, devant la justice. Ce site est une mauvaise chose et l’utiliser est mal et nuit invariablement à autrui, qu’on soit exaucé ou non. Ceux qui nuisent à autrui doivent être puni à la hauteur de ce qu’ils ont fait, pour peu qu’ils en soient vraiment responsable. Cependant, si la justice devrait fonctionner ainsi, il arrive trop souvent qu’elle soit défaillante ou pas assez sévère, ce qui ne manque pas de titiller mon sens de la justice et de m’agacer profondément.

Alors je travaille dur, en tant que policier, pour que les autorités de la justice puissent faire leur travail comme il faut. J’irais jusqu’au bout pour inculper un coupable et innocenter un innocent. Mais encore faut-il qu’on m’en laisse l’occasion, ce qui n’arrive pas souvent dans le monde des adultes.

On pourrait croire que je suis encore un enfant, à en juger non seulement par mon physique plus enfantin qu’adulte mais aussi par le fait que, comme certains disent, je suis constamment dans mon petit monde.

Si le petit monde dont ils parlent n’est pas rose, il est néanmoins sucré. J’aime tout ce qui est sucré et j’ai toujours, sur moi, une sucrerie quelconque en cas de petite faim. 80% de ce que je mange et bois est plein de sucre, si bien qu’on est en droit de se demander comment je fais pour rester aussi maigre que je le suis.

Mais mon petit monde est surtout froid. Si froid que, même par période de forte chaleur, je suis toujours habillé de vêtements chauds, de manches longues. En faisant un peu de psychologie de comptoir, on dira que c’est à cause d’un manque affectif. Certes, oui, j’ai un vide affectif. Il est si important qu’il m’arrive parfois de craquer et de pleurer sans raison apparente, à n’importe quel moment. Je cherche néanmoins à combler ce manque, mais faute d’avoir des proches, des amis, je paie pour avoir, de temps en temps, une heure d’affection. Même si je préfère les hommes, même si je suis policier, je n’ai aucun problème avec le fait de payer des femmes pour ça.

Malgré tout, je préfèrerais quand même avoir des amis, un petit-ami, des gens avec qui je pourrais un minimum m’entendre, quitte à ne faire que rester là sans parler, des gens qui voudraient bien de moi...
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bo
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◮ Origine/Type : Canadien
◮ Taille & Poids : 1m64 & 54kg
◮ Corpulence : Maigre. Un peu trop même, malgré tout le sucre dévoré. Et avec ces vêtements trop grands, ça ne fait qu’accentuer l’aspect de maigreur.
◮ Couleur des yeux : Ambré aux reflets rouges
◮ Couleur des cheveux : Blancs aux reflets bleutés
◮ Autre : Des cicatrices aux poignets, vestiges d’une ancienne tentative de suicide.
◮ Style vestimentaire : Si autrefois c’était tout et n’importe quoi sorti du placard sans distinction ni attention, depuis l’entrée sur le marché du travail, ce sera surtout chemise blanche, pantalon foncé, cravate nouée à la va-vite, le tout généralement trop grands et avec une paire de bretelles pour éviter de se prendre les pieds dans le pantalon. Le tout est quasiment constamment surmonté d’une veste, généralement celle qui représente le bureau de lutte contre la cybercriminalité, qu’elle soit portée correctement ou à peine posée sur les épaules.
Histoire
Yan et moi, nous jouions souvent ensemble, lorsque j’étais enfant. Nous jouions au héros qui devait vaincre le mal, au chevalier devant pourfendre le dragon, au prince devant occire le malin, à l’ange devant abattre le démon… J’étais toujours du côté de la justice et Yan était le mal, comme un prélude à ce qui nous toucherais plus tard.

J’ai grandi dans un cadre familial équilibré. Mes parents étaient aimants même si un peu autoritaires. Yan, de douze ans mon aîné, était un grand-frère exemplaire, très protecteur à mon égard.

Souvent, il m’invitait à jouer à un jeu vidéo, me mettant un casque sur les oreilles pour que je sois mieux immergé dans le jeu, et lorsque je parvenais à battre son score, il me récompensait toujours d’une glace ou d’une sucrerie quelconque. Si au contraire je n’y parvenais pas, il m’ébouriffait les cheveux en me disant que ce n’était pas grave, que je n’avais pas besoin d’être le meilleur tant que je faisais de mon mieux, avant de me donner tout de même ma sucrerie.

Il n’y avait qu’aux jeux vidéo que j’arrivais à le battre. A l’école, il était toujours meilleur que moi, quand nos parents comparaient ses résultats, quand il avait mon âge, aux miens. Je n’étais pas un bon élève et n’en était pas fier, mais Yan me remontait toujours le moral. J’avais tout le temps qu’il me fallait pour être meilleur à l’école, me disait-il. Pour l’heure, il fallait juste que je suive les cours et que je profite de pouvoir m’amuser avec mes camarades de classe, mes amis.

Et je profitais, comme il me disait. Plein de vie, je m’amusais avec mes camarades, pendant les récréations, et nos discussions s’étalaient même pendant les heures de classe, ce qui nous valut de nous faire reprendre plusieurs fois. Mon frère connaissait tous mes amis. En venant m’emmener et me chercher à l’école, il faisait connaissance avec eux et ça suffisait pour que tout le monde m’envie d’avoir un frère comme Yan.

J’étais très proche de Yan, indiscutablement plus proche de lui que je ne l’étais avec mes parents. Il était toujours là pour moi, toujours heureux à mes côtés, comme si le petit-frère que j’étais suffisait à faire son bonheur. Alors naturellement, toutes ces petites choses que les enfants entendent et qu’ils racontent par la suite à leurs proches, adultes, sans que ceux-ci ne les prennent forcément au sérieux, pour ma part, je les racontais à Yan. Toujours, il semblait me prendre au sérieux, même pour les histoires les plus farfelues.

Aussi me crut-il lorsque je lui parlais, à neuf ou dix ans, d’un site dont j’avais entendu parlé je ne sais vraiment par qui, qui pouvait exaucer les souhaits. Dans mon âme d’enfant, je me voyais déjà demander un tas de choses stupides, étant tout de même assez mature pour ne pas croire à ce genre de fantaisie, me dire que ça ne devait pas fonctionner, tout en voulant y croire un peu. Yan était d’accord avec moi, ce devait être un canular, mais ce serait bien que ça fonctionne quand même.

Néanmoins intrigué, il avait fait des recherches et un soir, alors que j’allais me coucher, il m’appela pour me montrer le site. D’un air amusé, il disait qu’il allait le tester et écrivit dans la zone de texte sur la page qu’il voulait une tonne de glace. J’en ris en lui disant que sa tonne de glace fondrait avant qu’il ait eu l’occasion de tout manger. Je n’avais pas manqué de remarquer, écrit en caractères dorés, la phrase « Une chance sur deux », me demandant à haute voix ce que ça voulait dire. « Peut-être qu’on va mourir dans d’atroces souffrances, si on n’est pas exaucés, » m’a répondu Yan sur le ton de la plaisanterie. Je ris avant de finalement aller me coucher.

Mais j’ai su, le lendemain, qu’il avait fait un vœu. Alors qu’il me conduisait à l’école, il me dit avoir essayé, mais que rien ne s’était passé. De toute évidence, ce site n’était qu’un canular. Curieux, je lui demandais ce qu’il avait souhaité et il répondit tout simplement qu’il avait voulu avoir les plus belles femmes à ses pieds. « Tu es bête. Tu croyais vraiment que ça allait marcher ? » C’était ce que je lui ai répondu. Mais au fond de moi, j’aurais bien aimé que ça fonctionne.

Peu après cette épisode, Yan se trouva une petite-amie. Du moins c’est ce que je croyais, même s’il refusait de me l’avouer et que je n’avais jamais eu l’occasion de la voir. Mais à mes yeux, il n’y avait pas d’autre explication possible. Parfois, il venait me chercher en retard, voire ne venait pas du tout, alors qu’avant il avait toujours été à l’heure, me sortant des excuses bateau. Même s’il faisait en sorte de ne pas le montrer, je voyais bien qu’il s’éloignait de moi, ne passant plus que le strict nécessaire de temps à mes côtés. Ça me chagrinait, mais je savais ça inévitable. Après tout, un jeune adulte comme lui avait mieux à faire que de s’occuper de son petit-frère. Aussi, je ne lui en voulais pas.

Et puis un soir… Mon frère m’avait parlé d’une vidéo qu’il avait vue sur Internet et m’avait incité et invité à la regarder, ce que je faisais avec enthousiasme. Le casque sur les oreilles, le son assez fort pour m’immerger dans la vidéo, me donnant l’impression de me trouver dans une salle de cinéma éclairée, j’étais véritablement plongé dans la vidéo. Jusqu’à-ce que des cris me fassent sursauter. Tout d’abord, je croyais qu’ils provenaient de l’ordinateur, mais dans la vidéo rien ne laisser y croire. Les cris continuèrent et intrigué, je retirais mon casque pour me rendre compte, avec la chair de poule, que ces cris étaient ceux de mes parents mêlés à un cri indéfinissable et qu’ils provenaient de la pièce d’à côté. Sur la pointe des pieds, effrayé mais néanmoins curieux, je me rendis à l’entrée du salon. Ce que j’y vis, je m’en rappellerais toute ma vie…

À peine avais-je poussé la porte du salon qu’une forte odeur ferrugineuse m’avait pris à la gorge, me donnant la nausée. Dans le salon, du sang allait jusqu’au plafond et baignait de la chair et des tripes humaines. Ici je pouvais voir des bouts du corps de ma mère, là, les restes de mon père. Et le bec plongé dans ces entrailles, une créature sortie tout droit d’un cauchemar.

Cette créature avait la taille d’un ours. L’arrière de son corps ressemblait à celui d’un loup gris, avec la queue battant l’air d’un air ravi, tandis que l’avant était plumeux, deux pattes de corbeaux, des grandes ailes repliées contre son flanc, et un long bec noir qui déchiquetait la chair et se repaissaient de ce qui fut autrefois mon père.

À cette vision, je criais, horrifié, attirant l’attention du monstre qui me regarda de son œil noir, se disant certainement que je devais avoir un bon goût. Nous échangeâmes un long regard qui ne devait durer qu’un fragment de seconde mais qui semblait durer une éternité. Mon cri coupé par ce regard, je refermai la porte à la hâte et m’enfuis dans la cuisine tandis que la créature me poursuivait, enfonçant la porte du salon. Je m’emparai d’un couteau de cuisine et le brandis devant moi, comme une épée, me retournant juste à temps pour voir le loup-corbeau entrer dans la cuisine et se jeter sur moi. Mon couteau brandit fut le pieu qui l’empala, au niveau de ce qui devait être à peu près sa gorge. Sous la terreur, je fis un mouvement que la lui tranchait en partie avant de le repousser.

Le couteau coincé dans son plumage et sa chair, la créature s’effondra au sol et j’attrapa un autre couteau pour aller me recroqueviller dans un coin, à l’autre bout de la cuisine. Je pleurais, paniqué, et appelait mon frère qui aurait dû être là, qui aurait dû faire en sorte que tout cela n’arrive pas, le nouveau couteau brandit devant moi, observant la créature qui se vidait de son sang sur le sol de la cuisine. Au bout de quelques minutes ou de plusieurs heures, la créature changea de forme, devenant humaine, ce qui, dans l’état où j’étais, ne me surprit pas plus que ça. De là où j’étais, je ne pouvais pas voir de qui il s’agissait, mais une affreuse certitude me ceignait le cœur. Je m’approchais, doucement, le couteau toujours levé, et vit ma certitude confirmée. Ce monstre, c’était mon frère et je l’avais tué.

À mes yeux, ça n’avait duré qu’une seule seconde, mais en réalité, ça dura des heures, des jours. Des jours pendant lesquels je me suis blotti, en pleurs, contre le corps inanimé de mon frère, l’appelant désespérément pour qu’il revienne à la vie, sachant pertinemment que la blessure que je lui avais infligée lui avait été fatale et que rien ne le ferait revenir. Je n’ai pas bougé de là, jusqu’à-ce que la police me trouve, dans l’insupportable odeur de sang et de viande faisandée, plein du sang séché de mon frère, les joues creusées par le sillon laissé par mes larmes incessantes. Je ne faisais pas attention à eux, je ne voulais pas bouger. C’est de force qu’ils m’emportèrent.

J’ai passé quelques temps à l’hôpital. Combien de temps exactement, je n’en sais trop rien. On me soigna mes plaies, des griffures, que j’avais au visage et au bras et que je n’avais même pas remarqué avoir. Pendant ma convalescence, je reçu la visite des membres de la famille que je n’avais jamais vu autrement que pour les fêtes : mes grands-parents, mes tantes, mes oncles… Tous étaient choqués par la tragédie qu’il s’était passé mais beaucoup exprimèrent que ça ne les étonnait pas, que ça se voyait que mon frère était un mauvais garçon, avec ses cheveux longs et son style débraillé. Ce qu’ils disaient me révoltait. De toute évidence, ils ne connaissaient pas mon frère. Mais je n’arrivais pas à leur dire quoi que ce soit. De tout mon séjour à l’hôpital, je ne leur ai pas décroché un seul mot et ils me le rendaient bien, agissant comme si je n’étais pas là, comme si je n’étais pas en mesure de comprendre. Ils se demandaient qui allait s’occuper de moi, tout en ajoutant qu’ils n’avaient, eux-mêmes, pas les moyens de le faire. Ça m’était égal. Je n’avais pas besoin qu’ils s’occupent de moi. Ils étaient des inconnus à mes yeux.

Je fus obligé de voir un psychologue, à cause du traumatisme que j’avais subit, qui avait été tellement violent qu’il avait fait passé mes cheveux bruns au blanc. Mais ce n’était qu’une perte de temps. Que ce soit à lui ou aux policiers qui sont venus me poser des questions sur la tragédie, je leur disais volontiers ce que je savais. Je leur disais qu’un monstre avait pris le contrôle du corps de mon frère et qu’il l’avait obligé à tuer nos parents, à tenter de me tuer. Je leur ai même décris précisément le monstre. Ils ne me crurent pas. À leurs yeux, cette histoire de monstre n’était qu’une métaphore d’enfant pour dire qu’il était devenu fou. J’ai vite abandonné l’idée de leur faire comprendre la vérité, restant muet à la suite des questionnements, des séances chez le psychologue et ils ne continuèrent donc pas davantage à m’imposer ça.

Puis je sorti de l’hôpital et atterri sous la garde de ma tante maternelle. Mon destin s’était joué sur une cruelle partie de carte dont elle était la grande perdante, se retrouvant, en fin de partie, avec le Joker qui avait condamné son malheur. À vingt-trois ans, à peine entrée dans la vie active, elle se retrouvait avec un enfant de onze ans à charge.

J’avais hérité de la chambre d’ami, modeste, même pas transformée en une chambre d’enfant et que je laissai dans son jus, ne la meublant que du PC de mon frère et de nos quelques consoles. Je ne ressentais pas le besoin de personnaliser davantage cette pièce que je n’ai jamais su considérer comme étant ma chambre.

Cette tragédie m’a énormément marqué. Alors qu’avant j’étais un enfant joyeux, toujours prompt à faire de nouvelles rencontres, à parler à n’importe qui à n’importe quel propos, je suis devenu renfermé, ne souhaitant plus me mêler à quoi que ce soit, ne souhaitant plus discuter avec quiconque, peu importe le sujet, et bientôt, quand bien même j’aurais eu envie de parler avec les autres, je n’en trouvais plus le courage.

Tandis qu’on me laissait un repos récupérateur, une exemption de cours, je restais constamment dans ma chambre, n’en sortant que lorsque c’était strictement nécessaire. Je n’avais plus goût à rien, ni à jouer, ni à me promener sur Internet, activités qui me rappelaient de douloureux souvenirs. Alors que ma tante faisait de son mieux pour me préparer de bons plats équilibrés, je ne mangeais presque pas, n’ayant jamais aucun appétit, à son grand désespoir.

Du désespoir, je lui en apportais toujours un peu plus tandis que j’y sombrais moi également. Mes parents me manquaient, mon frère d’autant plus, je me sentais seul, perdu et ne savait pas quoi faire de ma vie. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de les retrouver. Alors un jour, je pris une paire de ciseaux, relevait mes manches pour découvrir mes poignets, et appliquait l’une des lames sur mon poignet gauche avant de la faire glisser pour m’ouvrir les veines. Puis j’observais le sang couler, perplexe. Ça brûlait, mais je me demandais si j’allais vraiment rejoindre Yan avec juste ça. Ça me semblait si peu. Alors je réitérais, faisant plusieurs coupures sur chaque poignet puis j’attendis, assit sur mon lit.

Je ne sais pas combien de temps j’ai attendu ainsi, ni quand je me suis évanoui. Mais quand je me suis réveillé, j’étais dans mon lit, les draps changés, même si les nouveaux se faisaient tâchés par le sang qui avait été absorbé par le matelas, j’avais des bandages sur les poignets et ma tante était en pleurs, le visage dans ses mains. Pendant un long moment je l’observais. Étrangement, la voir dans cet état ne me faisait ni chaud ni froid. Je me rendais compte que, à part le lien du sang, je n’avais aucun lien avec elle.

Au bout d’un temps, elle remarqua que j’étais réveillé et sursauta dans un hoquet. Nous échangions un regard pendant plusieurs secondes, pendant lesquelles elle avait l’air interloquée. Je me demandais à quoi elle pensait. Soudainement, elle se leva et me donna une gifle et ce fut à mon tour d’être interloqué.

Avec un regard qui laissait voir toute la haine qu’elle avait à mon égard, elle me demanda comment je pouvais être égoïste au point de vouloir me suicider. Comment je pouvais faire ça après tout ce que mon frère avait fait pour moi. Sur le coup, je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire, mais elle s’expliqua et je fini bientôt pendu à ses mots.

Mon frère, Yan, avait toujours été poussé par nos parents, poussé à faire toujours mieux, à travailler sans relâche, sans que ce ne soit jamais suffisant aux yeux de nos parents. Il n’arrivait jamais à combler leurs exigences. Quand bien même il était quasiment constamment premier de sa classe, jamais il ne réussit à leur décrocher des félicitations, ni même un mot d’encouragement. Des reproches, toujours des reproches, quand bien même il n’avait rien à se reprocher. Il travaillait sans relâche mais ce n’était pas suffisant pour nos parents, et trop pour lui. Si bien que même pas adolescent, il avait déjà fait plusieurs tentatives de suicide, attisant la colère de nos parents de qui il montrait une mauvaise image.

Alors quand il apprit qu’il n’allait plus être enfant unique, il se promit de ne pas laisser ses parents détruire cet enfant comme ils l’avaient fait avec lui. Il se promit que je n’aurais pas à subir les mêmes choses que lui.

Dans les faits, dès que j’eu l’âge de comprendre un peu ce qui m’entourait, il faisait de son mieux pour ne pas me laisser seul en compagnie de mes parents. Au grand dam de ceux-ci, il avait arrêté ses études, dès qu’il était en mesure de le faire, pour que je puisse avoir une scolarité saine, et trouvé un travail qui lui permettait d’être présent quand je n’avais pas cours.

Nos parents l’accusaient de me distraire de mes études, de m’inciter à ne pas travailler, tandis que lui leur reprochait de vouloir me mettre la pression pour les études comme ils l’avaient fait pour lui. De grosses disputes éclataient souvent entre Yan et nos parents. Disputes que je ne remarquais jamais. Disputes dont j’été épargné par les bons soins de Yan qui prenait toujours soin à ce que je sois occupé ailleurs lorsqu’elles éclataient.

Ma tante savait tout ça car, ayant le même âge que lui, ils étaient devenus naturellement proches l’un de l’autre. Elle était sa confidente, celle à qui mon frère parlait quand il avait besoin de parler, de se confier. Et comme elle me parlait de lui, je pouvais facilement deviner qu’elle était tombée amoureuse de lui, malgré le fait qu’elle soit sa tante.

Tout ce qu’elle me dit ne me fit que me sentir plus mal. Moi qui pensait connaître mon frère, je me rendais compte que je ne savais absolument rien de lui. Que tout ce que je pensais savoir de lui, de ma famille, n’était qu’un écran de fumée qui me cachait la réalité.

Après ça, je ne tentais plus quoi que ce soit pour mettre fin à ma vie. Mon frère avait pris trop d’effort pour faire en sorte qu’elle me soit agréable. Comme le disais ma tante, mourir maintenant ne serait que réduire ses efforts en cendre.

Bientôt, je retournais à l’école. Mes camarades me posaient sans arrêt des questions sur ce qui s’était passé, et surtout, sur mes cheveux blancs. Je ne voulais ni n’osait leur répondre, mais je ne pouvais pas les fuir sans arrêt. Quand je parvenais à leur parler, c’était en les regardant de haut, leur parlant comme à des nuisibles à qui je faisais l’honneur d’accorder quelques mots. Je n’ai jamais su pourquoi je faisais ça, mais ça n’était pas volontaire. Pas vraiment.

Malgré mon comportement peu appréciable, je restais avec mon groupe d’ami, comme par habitude. Et comme par habitude, ils m’autorisaient à rester avec eux même s’ils n’appréciaient pas trop la présence de ce fantôme, pâle, blanc, silencieux, au regard inquiétant, que j’étais devenu. Un jour j’eu le droit de me prendre cette remarque dans la figure. Sur le coup, je n’ai pas vraiment compris ce qui m’est arrivé, mais j’ai commencé à m’en prendre à celui qui m’avait dit ça, lui répondant tout et n’importe quoi dans des cris, outré, avant que des larmes ne viennent brouiller ma vision et que mon corps bouge de lui-même pour se jeter sur mon camarade et de tenter de le griffer, le frapper, l’étrangler… Si on ne m’avait pas retenu, j’aurais pu le blesser gravement, voire pire.

Ce jour-là, j’ai eu de graves problèmes. Les professeurs, après m’avoir passé un savon, ont appelés ma tante qui a dû quitter son boulot pour venir me chercher. Elle m’a dit qu’elle aurait pu perdre son travail à cause de ça, qu’elle ne comprenait pas pourquoi je lui causais tant de problème, que je pouvais m’estimer heureux que les parents de mon camarade aient décidé de ne pas porter l’affaire devant la justice… Elle était en colère et pleurait alors que moi, calmé, j’étais passif et laissait tous les mots me glisser dessus. Bien sûr que je savais que ce que j’avais fait été mal et aurait pu être plus grave, je n’avais pas besoin qu’on me le dise.

À cause de cet épisode, j’ai à nouveau été suivis par un psychologue, mais pas longtemps. Je en parlais pas, je n’avais pas envie de parler, et après quelques séances, ma tante décida que ça lui coûtait trop cher pour des résultats inexistants.

Et malgré cet épisode, je restais encore avec mes camarades, juste comme ça, pour décorer. Je ne parlais pas, on ne me parlait plus, mais on acceptait ma présence. Ce qu’ils disaient, je n’y faisais que vaguement attention, ayant ma propre opinion sur leurs débats sans jamais la leur exposer. D’ailleurs, de ces débats, lorsqu’ils tournaient autour des filles, j’en retirais une chose : les filles ne m’intéressent pas. Je ne suis jamais parvenu à partager l’avis de l’un ou de l’autre en matière de fille. En réfléchissant à la question, je me suis rendu compte qu’en réalité, j’étais plutôt attiré par les hommes, et même par certains de mes camarades. Je n’en ai pas honte, je n’en avais pas honte, mais je ne l’ai jamais dit à personne.

Je ne l’ai jamais dit à personne, parce que je n’ai jamais eu personne à qui parler. Alors faute de parler, je réfléchissais. Mes pensées étaient très souvent tournées vers Yan et sa transformation subite en monstre. Je me demandais comment ça avait pu arriver, pourquoi lui et plein d’autres choses.

Je repensais aux temps qui avaient précédé le massacre. Au comportement étrange qu’avait eu mon frère… Ses retards… Ses excuses bidon… Mais également les regards effrayés que je surprenais de temps en temps, qui n’était tourné vers rien en particulier… Tout cela avait commencé quelques jours après… Après qu’il ait fait un souhait sur ce site…

D’aucun dirait que ça n’a absolument aucun rapport, mais c’était la seule raison plausible à mes yeux. Après avoir vu mon frère possédé par un monstre, je n’avais aucune peine à croire qu’un simple site web puisse en être la cause. J’étais également tout disposé à croire que ce site pouvait bien exaucer les souhaits si l’on en avait la chance. De ces réflexions, je n’en parlais à personne, sachant très bien que personne ne me croirait.

Néanmoins, avec ceci, j’ai commencé à faire des recherches sur Internet. Des recherches sur ce site, sur cette possession, sur la possession en général, sur les monstres… Si sur la possession et les montres j’ai trouvé des résultats, je n’ai rien trouvé relatif à ce site. Pas une seule trace de ce site sur le monde de l’Internet, à part le site en lui-même. Ce site était quasiment constamment ouvert sur mon ordinateur, m’invitant à y noter mon souhait, tandis que je l’observais, comme un rival, un ennemi, réfléchissant à sa proposition, à ce qu’elle impliquait, à ce qu’elle offrait.

De mes réflexions découlaient d’autres questions, questions dont je faisais des recherches sur Internet pour tenter d’y trouver des réponses. Je me disais que si mon frère avait pu faire un souhait sur ce site, que si j’étais invité à le faire, d’autres avaient pu le faire aussi. Qu’en résultat, d’autres personnes devaient être possédées par des monstres elles aussi. Que d’autres encore avaient vu leur vie changée par leur vœu exaucé. Et de tout ça, il devait y avoir des traces dans ce qui se passait dans le monde, il suffisait juste de réussir à voir au-delà des apparences.

Alors je cherchais, dans les informations du monde, les faits-divers, nouveaux ou plus anciens, des massacres, des meurtres, violents, inhumains, de la part de personne dont on n’aurait jamais suspecté ça, persuadé que c’était ce site qui en était à l’origine. Je cherchais aussi pour les vœux qui auraient pu être exaucés, passant par les plus faciles à trouver et les plus communs à souhaiter : argent, amour, succès… Des gens pour qui il était arrivé du grand bien – ou du grand mal, et qui n’avaient absolument rien fait pour que ça arrive.

Et j’en trouvais. Autant ce qui devait être des monstres que ceux qui devaient être des « petits chanceux » ou des victimes de ceux-ci. Bien sûr, je n’avais aucune preuve qu’ils avaient usé de ce site, mais leur histoire me semblait trop improbable pour qu’il en soit autrement.

Et ces histoires, ces gens, innocents, qui avaient tués des gens, parfois en masse sous l’impulsion d’un monstre qui volait leur liberté de mouvement, ces gens, à qui tout souriait alors que la vie n’aurait pas dû leur être à ce point favorable, volant au passage la destinée de ceux qui, si la nature avait suivi son cours, auraient dû être à leur place… Tout ça me révoltait. Mais en enfant que j’étais, je ne pouvais pas faire changer les choses, je ne pouvais pas confronter ces gens et leur donner la justice qu’ils méritaient.

Je me demandais une autre chose. Pourquoi ce site était-là, qui était derrière et qui faisait tout ça. D’où est-ce qu’il venait. C’était des questions que je me posais et je savais qu’il était possible de trouver des réponses en faisant des recherches poussées et pas forcément légales. Mais encore, fallait-il savoir comment faire.

Ça aussi nécessitait des recherches sur Internet. Vous devez croire qu’avec toutes les recherches que j’ai faites, je savais m’y prendre un minimum pour trouver le résultat escompté, mais en réalité ce n’est qu’au prix de nombreuses recherches et après avoir succombé aux sirènes de nombreux sites qui n’avaient rien à voir avec ce que je cherchais que je trouvais mes réponses.

J’ai fait plusieurs tentatives pour obtenir plus d’informations sur ce site. Des plus naïves qui ne donnaient aucun résultat à d’autres, plus perfectionnées, qui fonctionnaient très bien avec des sites lambda. Mais ce site semble échapper à toutes les lois de l’Internet. De même, j’ai tenté de mettre hors ligne le site, sans succès. Dans ces buts, je suis passé par des lieux de l’Internet dont beaucoup n’imagineraient même pas l’existence. J’ai appris à faire des choses qui sont au-delà des compétences d’un utilisateur lambda. Mais ça ne m’a pas vraiment aidé. Apprendre tout ça, j’en avais le temps. Je n’allais pas à 50% de mes cours et je ne faisais pas mes devoirs, ce qui avait le don d’exaspérer ma tante, d’alourdir ses journées déjà chargées par son travail avec des rendez-vous avec l’administration de l’école.

Si malgré tout j’avais des résultats corrects, à peine en dessous de la moyenne, c’était mon absentéisme qui causait le plus gros problème. On disait à ma tante que si je continuais ainsi, aucune université ne voudrait de moi. Cela fut le sujet de beaucoup de disputes unilatérales entre ma tante et moi. Je n’en avais rien à faire de tout ça, alors quoi qu’elle puisse me dire, je n’y faisais pas attention, même lorsqu’elle évoquait les souhaits de mon frère auxquels elle avait trop tendance à prêter tout et n’importe quel propos pour me faire obéir, seul moyen qu’elle ait trouvé et qui fonctionna de moins en moins au fur et à mesure que je grandissais.

Malgré tout, elle avait raison sur un point : je devais continuer mes études. Je n’avais pas envie de travailler, pas tout de suite, j’avais encore d’autres choses à faire avant, même si avec ce site, je tournais en rond. Alors je décidais de faire des études dans l’informatique, choix qui s’était imposé de lui-même. Si j’étais parvenu à obtenir mon diplôme d’études secondaire de justesse, il me fallait tout de même négocier pour parvenir à intégrer l’université. Mon dossier n’était pas glorieux, marqué par l’absentéisme, le manque de travail et parfois même de la violence. Néanmoins, ma tante me soutenait, heureuse de me voir m’impliquer pour une fois sur quelque chose qu’elle jugeait important. Nos efforts portèrent leurs fruits.

Les études étaient fastidieuses. La plus grande partie des cours m’étaient inintéressant. Pour le reste, j’en savais déjà la majorité. Mais je n’avais pas le choix et je devais travailler tous mes cours, même un minimum, ce que je n’avais jamais fait avant. Bien sûr ça me prenait du temps et mes petites tentatives de piratage diminuèrent en nombre à cause de cela, des cours auxquels j’assistais presque toujours, du travail que je devais fournir, des notions que j’avais à rattraper pour pouvoir suivre.

Mais je m’en sortais, m’isolant encore plus des autres. Passé à l’université, je n’avais plus ma bande de camarades et je n’étais pas parvenu à en trouver une nouvelle. Surtout, je n’avais pas tenté. Bientôt, je parvenais à être au-dessus de la moyenne de la classe en termes de notes. Et après quelques années d’études, j’obtint mon diplôme, laissant à ma tante le regret de ne pas être en tête de classe. Peut-être j’aurais pu l’être si j’avais travaillé davantage, mais ça ne m’intéressait pas.

Je ne m’arrêtais pas en si bon chemin, continuant en préparant un diplôme d’études supérieures dont le programme me paraissait intéressant, toujours dans le domaine de l’informatique, ici plus spécialisé sur Internet. Je continuais dans la même veine que pour mes études précédentes mais avec un peu plus d’intérêt. Cette fois, sans même le vouloir, j’étais devant tout le monde, faisant la fierté de ma tante qui me dit que mes parents seraient certainement fiers de moi. Que ce soit leur fierté ou la sienne, ça m’était égal. Je n’avais qu’une envie, c’était de démanteler ce site, de le faire arrêter ses activités.

Mais au-delà de ça, je souhaitais aussi que l’équilibre de la justice revienne, que ceux qui avaient illégalement profité des services du site en paient le prix fort, que ceux qui en avaient été victimes, comme Yan, se voient innocentés des crimes qui ne sont pas de leur faute. C’est pour cette raison que j’ai décidé, une fois mon dernier diplôme obtenu, de m’enrôler dans la Gendarmerie Royale du Canada. Cette vocation n’était pas au goût de ma tante qui ne comprenait pas pourquoi j’avais fait toutes ces études pour en arriver là, qui aurait voulu me voir faire quelque chose de plus prestigieux, histoire de se dire qu’elle n’avait pas souffert d’avoir élevé si tôt un gamin pour rien. Mais elle ne tentait pas de me convaincre de changer d’avis. Elle savait que ça ne servirait à rien.

J’atteignais sans problème les qualifications requises pour pouvoir intégrer la GRC, mais je n’avais pas songé à la formation qui va avec. Comportant des examens sportifs, elle m’était difficile. Je n’étais pas inapte physiquement, mais je n’étais pas athlétique, même pas un minimum. Frêle et faible comme j’étais, comme je le suis toujours, je ne satisfaisais pas les qualifications requises pour le test d’aptitudes physiques essentielles et on me força à quitter la formation.

Je postulai alors à nouveau et subit à nouveau le test. J’étais préparé à le refaire autant que nécessaire pour parvenir à intégrer la GRC. Je n’étais pas beaucoup plus préparé que la première fois, aussi ce ne fut pas étonnant que j’échoue à nouveau. Cependant, cette fois, on ne me força pas à arrêter et je remarquai rapidement que c’était parce que mes autres compétences, mes diplômes intéressaient.

Ainsi je devins policier. Ce n’était pas rose tous les jours. Le travail était exigeant, aussi bien physiquement que psychologiquement. Physiquement, je faisais de mon mieux, psychologiquement, je n’étais de toute façon pas du genre à trop me laisser toucher par les histoires des gens. Tout le monde disait que ce n’était pas un métier pour moi mais ça m’était égal. De toute façon, on me faisait très souvent faire du travail de bureau, me demandant de m’occuper à ce qui touchait à l’informatique quand bien même ce ne serait que des opérations basiques comme, ça m’est déjà arrivé qu’on me le demande, imprimer un document parce que mon supérieur n’y parvenait pas. Ce n’était pas vraiment dans mes qualifications, mais je faisais avec. J’ai un idéal de justice et c’est pour cette raison que je me suis engagé, que je ferais ce que je peux pour l’appliquer un minimum, même du travail sans intérêt s’il le faut.

Rapidement après avoir intégré la GRC, je quittais ma tante. Il était tant que je prenne mon envol et elle-même me le faisais remarquer. Je déménageais alors dans un petit appartement déjà meublé, avec goût parait-il. Je n’étais pas malheureux. J’étais seul et personne ne me dérangeais. J’étais seul. Et ça me pesa rapidement. L’idée me vint presque naturellement, alors, de prendre un animal.

Je me rendis dans une animalerie qui n’étais pas très éloigné de là où je travaillais. Je ne voulais, tout d’abord, que regarder les animaux, me faire une idée de ce que je pouvais adopter, pour après me renseigner sur comment s’en occuper. Mais à peine observais-je certains des animaux que je craquais tout de suite. Je ne pus m’empêcher d’adopter non un, mais deux chats. Un blanc, que je nommais Rath et un noir du nom de Leon.

Ces deux petites créatures me comblent de bonheur, si bien qu’un jour j’ai eu l’idée, farfelue certes, de débuter un blog à leur sujet. À vrai dire, j’y poste un peu n’importe quoi et surtout beaucoup de photos. Ces animaux m’aident beaucoup. Je dois avouer que sans eux, parfois j’oublierais de manger ou d’aller dormir. Au début j’avais peur de ne pas réussir à m’occuper d’eux, mais au final ils sont assez autonomes pour que tout se passe bien.

Pas comme à la GRC. J’ai un idéal de justice, mais cet idéal ne correspond pas au fonctionnement réel de la justice. Pour que la justice fonctionne, il faut un certain nombre de preuves concluantes, des preuves indiscutables de la culpabilité ou de l’innocence de quelqu’un. Et c’est à nous, policiers, de récolter ces preuves. Cependant, on ne nous laisse pas suffisamment de temps pour ça ni les moyens de récupérer certaines preuves.

Ces faits ne manquaient pas de me déplaire et pour la première fois, je faisais clairement entendre mon opinion à ce sujet, quand bien même je n’avais jamais été du genre à dire ce que je pensais. Mon excès de zèle dans le travail ne plaisait pas forcément, pas plus que mes coups de gueule fréquents à l’encontre de mon supérieur. Ceci me valut des ennuis, des mises à pied, et si j’ai souvent été menacé de licenciement, cela ne m’est jamais arrivé. Mes compétences en informatique, même sous-employées, leur étaient trop précieuses.

Alors à force de les embêter, ils ont décidé de me muter. J’ai changé de grade, obtenant celui de gendarme spécial, et fut envoyé dans un autre service, dans d’autres bureaux. Je rejoignis les bureaux d’Interpol. J’y intégrais une équipe où je faisais un meilleur usage de mes compétences, chargé de la lutte contre la cybercriminalité, en coopération avec des bureaux d’autres pays.

C’est peu dire que ça me faisait plaisir. Je pouvais enfin utiliser pleinement mes talents, mes connaissances, mes compétences, dans l’exécution de la justice. Si, à ce travail, je passe le plus clair de mon temps derrière un ordinateur, je suis également amené à me rendre en ville et à faire mon travail dans d’autres conditions, armé pour parer aux problèmes éventuels.

Mes relations avec mes collègues sont cordiales. On pourrait dire que je m’entends bien avec eux mais ça me reste toujours un peu difficile de discuter avec eux pour autre chose que le travail. J’apprends beaucoup à leur contact, bien sûr toujours des choses relatives à l’informatique. Et ce que j’apprends, je l’exerce encore et toujours à l’encontre de ce site « une chance sur deux ». Mes collègues le connaissent, ils m’ont vu y aller dessus plus d’une fois, mais ils ne comprennent pas mon obsession pour lui, et je n’ai jamais tenté de leur expliquer. Il ne comprendrait pas.

Néanmoins, que ce soit seul ou aidé, je ferais tomber ce site, le site qui donne une chance sur deux d’exaucer son souhait.



Le Joueur

◮ Prénom/Surnom : Vous me connaissez sous le doux nom de Jiro
◮ Âge : J'ai toujours 24 ans
◮ Comment as-tu trouvé le forum ? J'ai fait un voeu.
◮ Et comment tu le trouves, maintenant ? En ligne, mais ne vous inquiétez pas, je vais vous DDOS. Je plaisante, j'ai pas d'intérêt à le faire.
◮ Qu'est ce que t'inspire le mot "Outaouais" ? Toujours un Pokémon.
◮ Quelque chose à dire ? Mes chats, ils sont meugnons tout plein.
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MessageSujet : Re: J'ai deux chats.
Jeu 30 Juin - 15:04


Golden
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Golden

Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
Personnage sur l'avatar - Anime : Inconnu



               


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Rebienvenue Jiro, je t'aurais dit bon courage pour ta fiche mais elle est déjà fini x)
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MessageSujet : Re: J'ai deux chats.
Jeu 30 Juin - 16:28


Monstre
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Monstre

Monstre : Centaure au corps de cheval, au buste humain et aux cornes de bélier. Aussi, sous sa forme monstrueuse, Maximilian s'avère être bien plus grand que sous sa forme humanoïde.
Personnage sur l'avatar - Anime : Danemark ;; Axis Powers Hetalia.


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wsh t bo
Rebienvenue du coup
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MessageSujet : Re: J'ai deux chats.
Jeu 30 Juin - 19:09


Humain
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Humain

Personnage sur l'avatar - Anime : Elizabeta Héderváry (Hungary) - Hetalia: Axis Powers.


You’ve got to take your mind off him
But not with aspirins


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RE-BIENVENUE JIRO ❤

Ta fiche est sublime ! Superbe ! Elle me fait un peu froid dans le dos par contre (pour l'histoire de ton frère et l'entêtement du perso' à faire couler le site : Tu as pas intérêt à faire couler le site car on en a besoin pour le contexte de notre fow /PAN/). Mais c'est très bien écrit et très bien détaillé :3

Évidemment je te valide !
Je te remets les liens (mais tu connais déjà j'imagine) :

Petits liens utiles
Après la validation

Rescencement de ton avatar : WWW.
Fiche de Relation : WWW.
Demande de RP : WWW.
Lancer de dés : WWW.
Le Flood : WWW.
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MessageSujet : Re: J'ai deux chats.



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J'ai deux chats.

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