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Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~

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MessageSujet : Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Jeu 14 Juil - 22:41


Golden
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Golden

Démon : Irrisor est une hyène. Comme toutes hyènes, elle est moqueuse à son temps perdu (c'est-à-dire tout le temps). Elle a toujours considéré Azaël comme le sujet parfait de moquerie. Elle se moque à la fois sur son ancienne pauvreté comme son boulot de maintenant. Et plus particulièrement de la mère d'Azaël, pour être sur de le mettre hors de lui. C'est
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Balade nocturne...

   
   

   

T’avais rien foutu de la journée, pour changer. En même temps, quand on va se coucher a pas d’heure, c’est-à-dire environ vers les quatre heures du matin, il ne faut pas s’étonner de te voir te lever à deux heures de l’après-midi passé, la tête dans le cul et les cheveux en bataille. Enfin, t’avais une excuse puisque la soirée d’hier avait été plutôt bonne pour toi. T’avais commencé par te rendre dans une soirée plutôt branchée en compagnie d’une jolie femme qui cherchait désespérément quelqu’un pour l’accompagner, pour qu’elle évite de se faire draguer dans tous les sens. T’avais accepté, en même temps la somme avait été plutôt intéressante, t’allais pas cracher dessus, même si Irrisor n’avait pas arrêté de t’insulter de la soirée en te disant que t’étais qu’une sous merde, à accepter de l’argent sale comme ça, à te conduire comme une « petite catin de première ». Toi, tu t’en fichais pas mal, après tout ça faisait un moment qu’elle était là, Irri’ (ouais tu l’appelles Irri’, elle aime pas, donc t’aime bien), et avec le temps t’avais appris à ne plus l’entendre, ou plutôt ne plus l’écouter dès qu’elle ouvrait sa gueule de hyène. Bref. Après cette charmante soirée, t’avais été appelé pour faire des heures sup’ au bar où tu travailles comme danseur. C’était vraiment la soirée de la chance, genre vraiment. T’avais passé la fin de la nuit à te déhancher comme un malade pour des gens qui aiment ça, regarder des corps qui se dandinent sur une scène. Et c’est loin d’être des danses comme celles que peuvent faire les enfants pour le spectacle de fin d’année, hein. Ou alors ça serait vraiment chelou, pour les enfants.

Enfin, tout ça pour dire, que non seulement t’avais été te coucher tard, mais en plus tu t’étais pas levé très tôt. Et pour rien arrangé, Irri avait commencé à te souler direct quand tu t’étais levé.

▬ Nan mais t’as vu l’heure ? Ahahah t’es vraiment un bon à rien.
▬ Eh, eh, dis, dis ? C’est quand que tu prends vraiment ta vie en main ? Hein ?
▬ Azaëëëëëël ? Tu crois pas que ta mère ferait une crise cardiaque en apprenant ce que tu fais comme boulot ? T’as pas honte ? Hinhinhin ! Elle mourait de honte ! Pauvre elle ! C’est trop drôle !

Tu avais beau ne pas lui répondre, elle continuait quand même. Tu ne savais vraiment pas d’où elle tirait cette énergie sans déconner. Et en plus, t’avais aucun moyen de la faire terre. Si seulement tu pouvais la mettre sur « mute » le temps d’une journée ou deux, ça serait vraiment le pied.
Mais elle avait continué comme ça toute l’après-midi. T’avais pas prévu de bouger comme tu ne travaillais pas, et t’avais pas te courses à faire non plus ou quoi que ce soit d’autre… T’étais donc resté chez toi, à mater des films et des vidéos, tantôt sur ta télé, tantôt sur ton téléphone.

▬ T’as pas honte de t’offrir du luxe comme ça avec de l’argent aussi sale que ce lui que tu gagnes ? Sans déconner, ta mère est pauvre mais elle a plus de mérite que toi !

▬ Irrisor. Ferme. Ta. Putain. De. Gueule.

Tu lui avais lancé un oreiller dans la tronche, mais ça n’avait fait que la faire rire de plus belle. Un joli rire de hyène comme t’avais l’habitude d’entendre maintenant. Un soupire était sorti de tes lèvres, elle t’exaspérait de plus en plus chaque jour, mais tu savais que c’était le prix à payer pour avoir voulu que le seul être cher à tes yeux puisse rester en vie encore un petit moment : ta mère.
Alors tu subissais, et même si tu ne pouvais pas résister à l’envie de te défouler sur elle par moment, t’étais plutôt résistant. C’était peut-être ça qui amusait le plus le démon, mais tu t’en fichais pas mal.

Mais elle t’avait clairement soulé, là. Il était 20 heures passé et tu te levais enfin de ton canapé pour aller t’habiller.

▬ Eh, eh, tu sors ? Tu veux voir un endroit trop bien ?

Qu’est-ce qu’elle était chiante, sans rire. Mais pourtant, tu l’avais suivi. Parce que même si t’avais prévu de sortir, au final tu savais même pas où aller. C’était un peu la tristesse, quoi. Vous aviez marché une bonne demi-heure en sortant de l’appartement, avant d’arriver devant un cimetière.

▬ Pourquoi tu m’as emmené ici ?

Pas de réponse.

▬ Irrisor ? Vas-y t’es où sale chienne de mes deux.

Tu soupires, exaspéré par le comportement de la hyène. Elle t’avait laissé en plan comme ça, dans un quartier que tu connais pas en plus. Tu saurais rentrer, c’est pas le problème, mais ça te faisait clairement chier de devoir te retaper la route inverse maintenant, en sachant que t’étais venu pour rien, juste pour l’amusement de madame.

▬ Je te jure.

Tu regardes à travers les grilles du cimetière tout en continuant d’avancer. Maintenant que t’étais là, autant continuer ta balade, hein. Il faisait bien nuit maintenant, et heureusement qu’il y avait quelques lampadaire –même s’ils ne fonctionnaient qu’une fois sur deux, autrement tu verrais pas plus loin que le bout de ton nez.

Et c’est surement pour ça que tu n’as pas remarqué la présence qui se trouvait à a peine 2 mètres de toi, sur le trottoir d’en face. C’est un bruit qui avait attiré ton attention et tu avais posé ton regard sur lui.

▬ Bambi ?

   
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Ven 15 Juil - 1:18


Humain
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Humain

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Balade nocturne
FEAT. Simba bébé ♥



― S'il faut mourir, sur nos stèles je veux graver que nos rires ont berné la mort et le temps, on tient on étreint la vie comme une maîtresse, on se fout de tout brûler pour une caresse


Tu t'es sauvagement fait jeter de la personne chez qui tu dormais ce matin. Elle t'avait dit pourtant, que tu devais te casser au plus vite après que vous ayez gentiment couché ensemble -ou plutôt, après qu'elle t'ait violemment baisé sans que tu n'aies rien à dire de plus que oui quant au consentement pour cette relation. Ce que tu ne lui avais pas dit, c'est que du genre à dormir comme une marmotte surtout lorsqu'on t'a épuisé et encore plus quand le corps et le lit semblent être plus confortable qu'un morceau de béton et une couverture quelque peu moisie trouvée là et laissée par un autre sans domicile fixe qui a laissé son odeur peu agréable dessus. Alors oui, c'est vrai que tu es resté, c'est vrai que tu as dormi un peu trop longtemps, c'est vrai que tu t'es cru un peu chez toi quelques heures, c'est vrai que onze heures du matin, c'est un peu abusé surtout dans ces cas-là. Tu as peut-être mérité de te faire ainsi virer et même si t'as gueulé toutes les insultes que tu pouvais connaître -tu ne t'es pas contenté du simple « ingrat » qui aurait pu être la seule insulte qui traversait tes lèvres. Ca aurait été bien trop simple. Mais fier de toi, tu regardes les billets que tu as pu piquer et un extrême sourire se dessine sur tes lèvres ; il y a de quoi t'acheter deux trois choses agréables pour remplir ton estomac et pourquoi pas un peu plus, quelques extras. Tu n'avais qu'à trouver quelqu'un pour ce soir et ça sera bon. Tu auras presque ta semaine de tranquille, presque ! et tu ne peux espérer mieux. Tu adores tomber sur des gens qui ne font pas attention ni à où ils posent l'argent ni même au montant qu'ils peuvent avoir sur eux. Tu te sens riche -c'est qu'il t'en faut peu, à toi, pour te sentir riche. Trois billets qui brillent dans tes mains et te voilà le roi du monde.

T'as trainé dans les rues en bon chat de gouttière que tu es. Un peu partout, là où tu connais autant qu'à des endroits inconnus. Tu as adore ta vie de liberté pour ces petites choses simples ; visiter le monde, la ville, découvrir des rues et des paysages que d'autres ne verront pas, escalader des toits, admirer des fresques d'artistes incompris, inconnus. Tu aimes ça. Tu aimes pouvoir te dire que personne ne t'attend, que personne n'a d'ordre à te donner. Tu aimes savoir que tu n'as aucune chaîne, que tu es libre comme l'air. Tu ne dois respecter aucune règle, aucune loi et personne ne peut te dire ce que tu dois faire ; tu es ton propre maître et même si tu sembles en payer le prix fort, tu t'en fiches un peu. N'est-ce pas ce que tu as toujours voulu, n'est-ce pas ton vœu le plus cher que d'être libre ?
Le temps passe, doucement, lentement et tu vois les nuages qui bougent, et tu vois le soleil qui descend et des fois tu te sens petit sur cette Terre qui tourne en rond. T'as fait le tour des quartiers, tu n'as pas encore dépensé ton argent, t'aimerais en avoir un peu plus avant de mettre le grappin sur quelque chose. Tu n'as qu'à trouver une proie, quelqu'un qui te permettrait de compléter ta tirelire. T'as jeté ton dévolu sur un homme, un peu comme ça au hasard, alors que tu marchais sur le trottoir. T'as l'air débraillé, un peu sale, tes cheveux blancs glissent de ton élastique et sans grand mal, tu joues des larmes sur ton visage pâle. Ni une, ni deux, l'homme est dans ta poche. Cela deviendrait presque trop facile. Il te propose de passer cette fin d'après-midi avec lui et pourquoi ne pas passer du temps chez lui, autant que tu le veux ; mais tu n'aimes pas trop, rester au même endroit plus d'une nuit, sauf que tu ne le lui dis pas. Oh non, tu le laisses s'imaginer bien ce qu'il veut, ce grand bonhomme.

La nuit est tombée quand ton corps s'est retrouvé plaqué contre un mur trop froid pour la saison, quand ta joue s'est doucement cognée contre les briques, quand une main semblait vouloir t'imprimer le visage contre le parpaing. T'as pas vraiment compris sur le coup, puis finalement t'as semblé capté que tu t'étais fait avoir en beauté. Quel beau coup de pute que voilà, le manipulateur manipulé, l'arroseur arrosé. « T'aimes ça ? » est la question qui se répétait le plus dans ton oreille, celle qui raisonne encore dans ton crâne, dans ton corps, qui fait trembler tes os. Non, tu n'aimes pas ça, oui t'as très certainement envie de pleurer alors que ses doigts crasseux commencent à dessiner ton corps sous tes vêtements trop grands. Tu ne sais que faire. T'as mal, un peu partout où il te touche, aux poignets qu'ils serrent, à ta joue toujours écrasée contre le pauvre mur de béton. Tu sais que tu vas avoir les traces de ce passage pendant un moment, tu sais aussi que ce n'est pas la première fois que ça t'arrive ; tu n'es pas assez prudent, tu fais l'enfant, tu fais celui qui est innocent et qui ne sait pas, on récolte ce que l'on sème n'est-ce pas ? Mais il s'arrête. Il s'arrête quand une voix raisonne. Il ne dit plus rien, il t'a lâché et toi, tu as pris ta main et l'a foutu sur sa tronche avant de partir en courant. Il aurait pu te courir après, tu n'es qu'une proie facile, mais ça n'en valait pas la peine, tu n'es qu'une poussière.

Il y a des allures de film dans cette rue, dans ton corps essoufflé, tes joues rougies, ton visage meurtri et tes poignets bleuis. Il y a des allures de film dans cette rue, avec ce lampadaire qui saute, avec ce cimetière à côté. Tu te sens pas bien et les larmes roulent seules sur ta peau blanchâtre. Tu voudrais arrêter, mais une fois parti, tu ne sais pas comment faire et te montrer faible comme ça et une chose que tu détestes alors quand tu entends ton prénom raisonner entre les murs de la rue, tu n'as pas su quoi faire. C'était inespéré et en même temps, tu priais tous les Dieux auxquels tu ne croyais pas, plus, pour que ça arrive. T'as repris tes esprits, t'as essayé, mais tu dois avouer que tu as encore la tête qui tourne, ton corps te fait mal. Pourtant, toujours débraillé, les cheveux lâché, les larmes coulant sur tes joues, tu as rejoins celui dont tu connaissais la voix, t'exclamant sans faire attention au voisinage -techniquement, ils entendent pas, ils sont tous crevés ; « Simbaaa ! » mais ta voix est étranglée, peu sûre d'elle, inhabituelle. Et arrivé devant lui, tu n'es certainement pas présentable, tu dois même avoir encore un peu de terre sur la joue, et certainement que l'on devine facilement ce qu'il t'es arrivé à en témoigné par ton jean déboutonné et ton tricot mal foutu, mais tu n'en as rien à faire et tout ce que tu veux, c'est le remercier, parce qu'il semble t'avoir sauvé la vie. Tu ne réfléchis plus trop à tes actes, à ce que tu peux faire et tu viens prendre le plus grand dans tes bras, te hissant sur la pointe des pieds pour combler vos dix centimètres d'écart et pouvoir passer tes bras autour de ses épaules. Et tes larmes ont continué de couler et tu n'as pas su trop quoi dire alors tu lui as simplement soufflé ; « J'suis tellement content que tu sois là... » parce que tu n'espérais plus rien et pourtant, le voilà. Et comme un bébé, tu t'es remis à sangloter.
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Bambi parle en #C773A5
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Ven 15 Juil - 18:49


Golden
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Balade nocturne...

   
   

   

Tu ne discernais pas bien les choses vu l’obscurité de la ruelle dans laquelle tu te trouvais, et pourtant tu avais quand même reconnu de loin la silhouette de Bambi. Plus petit que toi, mais les cheveux aussi blancs que les tiens. On ne peut pas dire que ça court les rues, les petits gars aux cheveux blancs. Alors forcément, t’avais vite fait de faire le lien. Ta colère s’était un peu estompée en le voyant, et tu t’étais dit qu’au final, Irrisor avait bien fait de te mener en bourrique jusqu’ici, autrement tu ne serais pas tombé sur ton ami.

Bambi, c’était peut-être l’unique personne après ta mère, à qui tu pouvais donner de la confiance. Tu ne saurais pas forcément l’expliquer. Tu étais tombé une fois sur lui, peu de temps après ton arrivée au Canada, il avait besoin d’aide. Tu l’avais sorti d’une embrouille et après ça, vous vous étiez revus plusieurs fois, pour au final devenir bons amis. C’était certainement le seul, d’ailleurs, que tu considérais comme tel. Encore une fois, t’es incapable de l’expliquer parce que bon, après ce qu’il t’était arrivé en Allemagne, t’avais fait une croix sur toute interaction sociale qui dépasse le stade de l’amitié.
De plus, niveau caractère, vous êtes aussi mauvais l’un que l’autre. On se demande encore pourquoi vous ne vous faites pas des crasses mutuellement, plutôt que de coucher ensemble au moins deux fois dans le mois, si ce n’est plus. Faut croire que la phrase « qui se ressemble s’assemble » vous va plutôt bien. Toi ça ne te dérange pas vraiment, tant qu’il ne commence pas à te dire qu’il t’aime, tu peux bien continuer à le fréquenter de cette façon, après tout c’est pas comme si c’était pas habituel pour toi maintenant d’avoir un partenaire différent un soir sur deux.

Mais le Bambi qui s’avançait vers toi n’avait rien de celui que tu avais l’habitude de voir. D’habitude confiant, tu avais très bien entendu l’hésitation dans sa voix quand il avait crié ton surnom. Ça t’avait fait haussé un sourcil, tellement t’avais été surpris sur le coup. Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Est-ce qu’il lui était arrivé quelque chose ? Tu as rapidement ta réponse puisqu’il s’avance vers toi tandis que tu t’étais arrêté pour ta part lorsque tu l’avais reconnu de loin. La luminosité n’est pas très bonne, mais tu peux aisément remarquer l’accoutrement de ton ami, la terre sur sa joue, les larmes dans ses yeux. Tu fronce les sourcils en le voyant débraillé de cette façon.

▬ Bambi qu’est-ce que-…

Tu le laisse s’approcher un peu plus, prendre appui sur tes épaules pour se mettre à ta taille, et tu poses ton regard sur le sien, en quête d’explication. D’un geste protecteur, tu l’avais entouré d’un bras en le serrant contre ton torse. Il t’avoue être content que tu sois là, et sans avoir eu d’explication, tu comprends assez vite qu’il s’est passé quelque chose. T’es pas très vif d’esprit, faut l’avouer, mais là ça te met en colère plus qu’autre chose.

▬ Qui t’a fait ça ?

Tu le regardes très sérieusement, venant passer une de ses mèches derrière son oreille pour mieux croiser son regard. Tu veux une réponse, maintenant. Il pleure, et t’as beau dire que tu ne t’attache pas aux gens, ça te brise le cœur, ou du moins ce qu’il en reste. Tu passes ta main libre derrière sa tête pour venir la caler sous ton menton alors que tu regardes rapidement autour de vous pour voir s’il n’y avait personne qui trainait dans le coin.

▬ Hinhinhin, le pauvre bébé, il a perdu sa maman ? Bah alors Azaël, je pensais que t’en avais rien à foutre des gens ? Qu’est-ce que tu nous fais là ? Une petite remise en question ? Faudrait peut-être prévenir Akim, il sera p’tet content nan ?

▬ Ferme ta…

Tu te tais, te souvenant que t’es pas tout seul, cette fois. Heureusement que t’avais pas parlé bien fort. T’avais plus baragouiné qu’autre chose, en fait.

▬ Tsk.

Tu croises le regard d’Irrisor, et surement qu’elle a compris que y avait pas intérêt à te faire chier, tu sais pas trop, mais elle avait disparu dans la seconde qui suivait. Ça aurait été étonnant qu’elle parte juste parce qu’elle voulait pas t’énerver, alors tu t’attends un peu à un truc louche, mais pour l’instant y a plus important. Tu baisses de nouveau la tête vers Lehyan, et lui fait relever doucement la sienne pour le regarder le plus sérieusement.

▬ Il est où celui qui t’a fait ça bébé ? J’te jure, il va morfler. On va plus le reconnaître. Pis p’tet que j’le ferais se noyer j’sais pas trop où. Y a un étang pas loin nan ?

T’es en rogne. Tu dis un peu n’importe quoi, pour évacuer mais pour essayer de réconforter un peu Bambi. Ses larmes te font comme un poignard dans le cœur, et même si tu veux pas l’avouer, tu te sens vraiment mal.
Doucement, tu viens passer ton pouce sur ses joues et sous ses yeux pour effacer ses larmes, et les traces de terre par la même occasion.

▬ Tu veux t’asseoir trente secondes ? Attends viens…

Tu t’écartes doucement de lui, pour lui prendre la main et l’emmener vers un banc se trouvant à l’entrée du cimetière. Tu le fais s’asseoir avant de t’accroupir devant lui, tirant un peu sur son haut pour le rhabiller un peu convenablement.

▬ Ca va aller ?... Tu me dis quand ça va mieux, et après j’vais lui péter les dents.

   
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Ven 15 Juil - 22:36


Humain
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Il te demande l'identité de la personne, comme ça, et tu ne sais pas s'il sait vraiment de quoi il parle. Tu supposes qu'il a dû comprendre, tu ne le crois pas idiot, et tu supposes aussi qu'il a fait le rapprochement lorsqu'il t'a observé, lorsqu'il a compris, lorsqu'il a simplement posé les yeux sur toi. Ce n'est pas ton genre de paraître faible devant les autres, et ce n'est pas ton genre non plus de te laisser aller aux larmes. Depuis longtemps tu croyais le ruisseau tari mais voilà qu'il coule encore et qu'il inonde tes joues. Tu n'aimes pas ça, tu as l'impression d'être quelqu'un d'autre, d'être faible. Tu détestes cette sensation d'écrasement, celle qui te donne l'impression d'être une proie facile, d'être manipulée, celle qui te mène plus bas que terre encore et encore. Son regard vient se prendre dans le tien, ses yeux verts -bleus peut-être ? qui se noient dans tes yeux en océan, dans tes yeux en torrent et tu ne sais plus vraiment quoi dire. Tu aimerais parler, mais les mots sont comme coincés dans le fond de ta gorge, comme si les sanglots ne voulaient pas les sortir, comme si les sanglots n'étaient plus que ta seule façon de t'exprimer. Tu ne sais tarir les larmes qui coulent sur tes joues et l'étreinte qu'il t'offre ne semble pas les calmer non plus. Tes doigts sont venus se loger dans son vêtement que tu as serré, fort, trop peut-être, certainement qu'il sera froissé et ton visage tuméfié ses logé contre son torse. Tu as essayé de respirer son odeur, de te rassurer, de te dire que c'était bien lui et non un quelconque imposteur, tu as fermé les yeux comme pour entendre battre son coeur. Tu avais peur qu'il ne soit qu'une illusion, une création de ton esprit pour te rassurer, un fantôme sorti de sa tombe ; mais non, c'était bien lui et parce qu'il était lui, ça te suffisait, ça te rassurait, tu te sentais mieux, un peu, en quelque sorte. Tu voudrais que le temps s'arrête là, tu voudrais que plus rien ne se fasse, tu voudrais tout oublier et simplement rester dans ses bras pour une durée indéterminée, sauf que ce n'est pas son choix. Il relève ton visage vers le sien et votre proximité te fait quelque peu sourire, légèrement, une simple ombre sur tes lèvres. Les mots qu'il te dit son là pour te rassurer, ils sont là pour te faire sourire peut-être, non, tu ne crois pas finalement, il a vraiment l'air en colère et tu te dis que tu ne vaux pas tout ça, tu ne vaux pas qu'on se fâche pour toi, tu ne vaux pas qu'on s'irrite ; surtout pas lui. Surtout pas comme ça. Et pourtant, il est fâché, vraiment fâché et toi tu te sens mal de l'avoir encore une fois mêlé à tes problèmes ; il n'avait pas besoin de savoir au final, tu aurais pu te retenir, tu aurais pu faire semblant, rigoler, dire que tu pleurais de joie, tu es bon menteur il t'aurait très certainement cru. Et pourtant, tu n'en as pas eu la force.

«  Dis pas de bêtises... » est ce que tu lui a soufflé alors qu'il passait son pouce sur tes joues, alors qu'il essuyait les larmes qui semblaient s'être calmées à l'instant, alors qu'il essayait de te consoler. Tu as l'impression de le saouler, tu as l'impression qu'il a d'autres choses à faire et peut-être es-tu simplement en train de te monter le chou et très certainement qu'il ne pense pas une seule seconde que tu le fais chier et pourtant, c'est la triste et unique chose qui traverse ton esprit à cet instant là. Tu ne veux pas l'emmerder. Et sans que tu ne dises rien, il te prend la main. Tu la serres dans la tienne. Elle est bizarrement chaude, sa main, elle fait presque du bien à la tienne qui est froide, sûrement glacée. Tu la serres un peu plus fort. Tu ne voudrais plus la lâcher. Pas pour l'instant. Elle est bien, sa main, dans la tienne, elle tient chaud, elle réchauffe, elle est parfaite pour cette nuit qui te semble si froide et pourtant si chaude. «  Je suis désolé... » que tu as marmonné et t'as posé tes mains sur ton visage, couvrant tes yeux bleus, couvrant les traces de tes larmes, couvrant celles qui veulent encore s'échapper ; «  Je suis désolé de te déranger... J'veux pas t'embêter, j'veux pas. » et c'est presque si tu paniquais comme ça, à t'entendre dire, à te voir faire. Faut dire que tu n'as pas forcément l'habitude de cette gentillesse et même si Azaël ne t'a jamais montré que de la douceur, tu as peur. Peut-être es-tu un peu craintif ce soir, un peu trop, peut-être es-tu comme un chat qu'on aurait battu dans la rue et qui veut simplement fuir, se reposer, reprendre des forces pour refaire le fier. Et tu le regardes, quelques instants alors, tu renifles de façon peu charmante, tu t'essuies sur ta manche et tu finis par enfouir tes mains dedans, tirant sur le tissu déjà bien trop large pour toi ; «  C'est pas grave Simba, c'est pas grave... Il est sûrement parti et... C'est pas grave. » Répètes-tu es certainement que tu essayes de te convaincre tout autant que tu veux le convaincre, certainement que tu veux te faire croire que ce n'est pas grave ; «  Ce sont des choses qui arrivent quand on vit dans la rue tu sais ? » comme si c'était normal, comme si tu devais l'accepter, comme si ça arrivait vraiment tout le temps ! La vérité est que tu ne devrais pas ainsi racoler le premier venu, tu devrais prêter attention, arrêter de te fier aux apparences, savoir que certains ne sont pas plus cons que toi ; lui ne l'était pas et avait très certainement compris ton pauvre petit jeu d'enfant perdu. «  Moi ça va, je vais bien, ça va. » ta voix est basse, comme pour ne pas réveiller la nuit, comme pour ne pas réveiller les morts qui dorment à côté de vous. «  Qu'est-ce que tu fais là ? » est la question que tu poses soudainement, comme pour changer de sujet, comme pour le convaincre que ça va vraiment, tellement bien que soudainement, tu t'intéresses à lui. Tu n'as juste pas envie de l'inquiéter plus, tu n'as juste pas envie qu'il te prenne en pitié, tu voudrais juste qu'il te croit et alors, t'essayes de lui sourire. Un grand sourire mais alors, merde, qu'est-ce qu'il est moche ce sourire de menteur, ce sourire d'hypocrite. Tu ferais peur à voir. © Napster

Bambi parle en #C773A5
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Ven 15 Juil - 23:31


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Tu t’étais bien rendu compte que la colère était monté en toi comme un volcan sur le point d’exploser. Le pire, c’est que tu ne savais même pas si tu étais énervé parce qu’on avait osé faire du mal à Bambi, ou si c’était parce que tu te rendais compte que finalement tes barrières étaient bien faibles et que tu n’étais pas aussi fort que tu le pensais, que tu ne pouvais pas être aussi détaché que tu l’espérais avec les autres. Quand il te dit d’arrêter de dire des bêtises, tu ne peux réprimer un léger rire, un peu amer, alors que tu effaces délicatement les traces de larmes qu’il avait sur les joues.

▬ Est-ce que c’est vraiment mon genre de dire des bêtises dans ce genre de situation ? Je suis sérieux, Bambi. Il va regretter d’être né avec une paire de couilles.

Toujours de la colère dans la voix, et ça se voit dans tes yeux aussi. Tu lui prends la main et sur le coup tu ne l’avais pas senti, mais quand il serre plus fort ses doigts sur les siens, tu te rends compte qu’il est gelé. Tu le fais asseoir, et tu t’accroupi devant lui avant de le regarder le plus sérieusement du monde. Tu veux savoir qui lui a fait ça, et s’il ne te le dit pas, tu trouveras bien un moyen de soudoyer Irrisor pour qu’elle te le dise. Et tu le vengeras. Ça c’est certain.

Il s’excuse. Pourquoi ? Tu ne comprends pas et ta colère s’échappe le temps d’un instant, pour laisser place à de la surprise. Est-ce que tu l’aurais effrayé en lui promettant vengeance ? Tu n’as pas envie de le rendre triste, c’est bien la dernière chose que tu veux faire subir à Bambi. Surtout que ses larmes sont comme des coups de couteau en plein cœur pour toi. Tu ne supportes pas ça. Tu ne veux pas le voir pleurer. Tu ne veux pas voir triste la deuxième personne chère à ton cœur.
Alors tu reviens doucement poser tes mains sur les siennes, qu’il avait posé sur son visage dans le but de se cacher. Tu les saisis doucement pour les écarter de son visage et le fixer de nouveau ton regard plus émeraude que topaze en cette nuit sombre et mal éclairée.

▬ Est-ce que j’ai déjà dit une seule fois que tu m’embêtais, Bambi ?... Non attend je rectifie. Est-ce que je t’ai déjà dit que tu m’embêtais sans rigoler ? Parce que quand j’dis que tu m’fais chier quand on déconne, j’espère bien que tu le prends pas au sérieux, sinon on recommence tout au début !

Tu espères vraiment qu’il ne l’avait jamais pris mal le nombre de fois que tu lui avais dit « tu m’emmerdes » sur le ton de l’humour ou après une blague de sa part. Parce que sinon, tu savais que tu te sentirais encore plus mal. Parce que l’idée de faire du mal à quelqu’un de cher sans même s’en rendre compte, ça doit être la pire des choses possibles et imaginable pour toi.

Gardant ses mains dans les tiennes, tu les caresses doucement de tes pouces, ne lui laissant ainsi aucunement l’occasion de se cacher de nouveau. Tu te forces à te calmer un peu, de peur que ce soit ça qui l’effraie. C’était la deuxième fois que tu voyais Bambi dans cet état, la première fois étant lors de votre première rencontre. A ce moment-là, ça ne t’avait pas réellement touché, et pourtant tu l’avais aidé. Cette fois ci, c’était comme un enjeu personnel étant donné que tu avais appris à le connaitre et à l’apprécier à sa juste valeur. Tu connaissais sa situation, il connaissait la tienne. Vous n’aviez rien à vous cacher l’un pour l’autre. En tout cas, toi, tu ne cachais rien du tout si ce n’est Irrisor dont tu ne pouvais tout bonnement pas parler même si tu le souhaitais. Et bon sang ce que t’aurais aimé pouvoir te plaindre d’elle a Bambi.

Il finit par libérer ses mains pour se frotter le visage, et tu le laisses faire, l’observant simplement. Il te dit que c’est pas grave, que l’homme est certainement parti maintenant –et il a pas tort…, et en plus de ça, il essaye de te convaincre en te disant que ce sont des choses qui arrivent quand on vit dans la rue. Ces dernières paroles te donnent un nouvel élan de colère et tu serres une main que tu avais posé sur sa cuisse quand il avait retiré ses mains des tiennes. Il embraye rapidement en disant qu’il va bien, et te demande ce que toi tu fais là un large sourire qui pue le mensonge, mais dans ta tête résonnent encore ses paroles que tu assimiles avec colère. Et finalement tu craques après quelques secondes à être resté sans rien dire.

▬ Tu te fous de ma gueule Bambi ? Tu te rends compte de ce que tu dis ? Sous prétexte que t’es à la rue tu devrais te laisser malmener comme ça ? Arrête tes conneries cinq minutes s’il te plait ! Si c’est comme ça, tu viens vivre avec moi ! Je te l’ai déjà dit, j’ai de la place pour toi à l’appartement ! Tu me dis que ça va mais t’es vraiment sérieux ? Tu t’es vu ? Ça fait combien de temps que t’as pas mangé à ta faim, que t’as pas mis des vêtements à ta taille, que t’as pas pris une douche juste pour le plaisir d’en prendre une ? Et me répond pas que ça date de la dernière fois que t’es venu chez moi, parce que ça compte pas !

Tu avais craqué. Tu avais complétement craqué. C’était la goutte d’eau qui avait fait débordé le vase. Ton inquiétude avait atteint ses limites et tu n’avais pas pu t’empêcher de les exprimer à voix haute pour une fois, plutôt que de les taire à chaque fois que Bambi quittait ton appartement après que vous ayez passé une nuit ensemble.
Mais tu te rends compte que tu as peut-être été trop loin. Tu te sens con à avoir été aussi franc d’un coup. Tu le regardes fixement avant de baisser les yeux, et reprendre la parole d’un ton un peu plus bas que celui que tu avais usé plus tôt.

▬ Excuse-moi… Mais je m’inquiète pour toi…

Tu avoues, et derrière toi tu peux entendre Irri qui se moque à gorge déployée.
   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Sam 16 Juil - 3:00


Humain
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Humain

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Balade nocturne
FEAT. Simba bébé ♥



― S'il faut mourir, sur nos stèles je veux graver que nos rires ont berné la mort et le temps, on tient on étreint la vie comme une maîtresse, on se fout de tout brûler pour une caresse


Tu serres ses mains tellement fort dans les tiennes que la jointure de tes articulations se fait blanche, tellement blanche que le sang ne doit certainement plus y circuler et même que tu ne dois plus vraiment les sentir, tes doigts tout en endolori par la peur de lâcher la réalité. Tu sais bien qu'il n'est jamais sérieux, tu sais bien que tu ne l'embêtes pas, tu sais bien qu'il te l'aurait déjà dit sinon. Il est comme toi, cet enfant, un peu rebelle, un peu comme le vent ; il ne s'encombre pas des choses qui lui prennent la tête, il ne s'encombre pas de ce qui peut le déranger, l'emmerder, il n'a pas besoin de ça, il veut tout simplement connaître la liberté, par tous les moyens. C'est drôle, cette façon que vous avez d'affronter la vie, de la voir, de la mener. Un peu pareil, beaucoup différemment et pourtant vous savez vous retrouver dans les paroles de l'un, de l'autre, dans vos actes et vos pensées. Vous n'êtes pas si éloignés, finalement, vous vivez simplement dans deux mondes différents. Il y a comme un fossé qui vous sépare, peut-être celui de l'argent, peut-être celui du travail, peut-être celui de l'avenir et même si rien n'est brillant, même si rien n'est tracé, il y a cette passion qui brûle dans le corps de Simba, cette envie, ce désir que toi, tu ne connais pas. C'est peut-être ça qui fait de vous deux êtres si différents ; il brûle pour quelque chose tandis que tu ne te consumes que pour toi-même, il a envie, il avance, il se débat et se bat pour faire de quelqu'un quelque chose tandis que tu n'as que ta petite personne en tête, tandis que tu ne penses qu'à toi ; et c'est dans ces moments-là que tu t'en rends compte, quand tu as l'impression d'être un fardeau, quand t'as l'impression de peser bien trop lourd sur ses épaules, quand tu as l'impression de briser toutes ses barrières parce que ta petite personne a encore été une fois de plus chercher les emmerdes. Oh non, tu ne penses pas mériter autant d'attention, de douceur, de gentillesse. Tu ne penses pas mériter qu'il s'énerve pour toi comme il semble le faire là et tu voudrais lui dire d'arrêter ; d'arrêter de s'inquiéter, d'arrêter de faire la tête, d'arrêter de dire des choses qu'il ne faut pas dire parce que tu sembles certain qu'un jour, il les regrettera lui aussi. Ceux qui t'ont approché, ils l'ont tous regretté, ils n'ont pas tous survécu et toi, tu veux que Azaël, il survive. Tu veux qu'il continue d'avancer, si ce n'est pas pour lui, que ce soit pour toi, tu t'en fiches mais qu'il continue ses pas, son chemin, qu'il se trace une route parmi les ronces. Ca lui sera toujours plus utile qu'à toi, n'est-ce pas ? Et pourtant, il n'a pas l'air d'accord avec toi, oh non, loin de là.

Ce sont toutes tes vérités qu'il te balance à la face, il te les balance si fortes que tu as l'impression de te prendre une claque. Tu ne peux que le regarder, tes yeux dans les siens, vos océans en tempête dans le nuit à peine éclairée. Tu vois, tu l'énerves. Tu le fais crier. Tu le fais hausser la voix. Et tu n'aimes pas ça, les gens qui crient. Ca te fait un peu froncer les sourcils, ça te fait crier aussi, normalement. Pourtant là, rien de tout ça se passe, tu ne dis rien. Tu aurais presque envie de baisser les yeux si tu n'avais pas ta putain de fierté mal placée. En chien de faïence, vous vous regardez, tu crois, en tout cas. Il y a ses mots qui percutent tes tympans, qui raisonnent dans tous tes os. Il y a ses mots qui te posent des question, les vraies questions, celles de la vie, celles qui valent quelque chose. Il te parle de nourriture et tu sens ton estomac te tirailler, il te parle de vêtements à ta taille et tu as l'impression de flotter un peu plus dans ce pull trop grand, il te parle d'une douche et t'as soudainement envie qu'il recule parce que tu as l'impression de puer, de coller, de sentir les chiottes pas frais, il te parle d'une douche et tu sens déjà l'eau fraîche couler sur ta peau pâle, te faire frissonner. Et il te dit de ne pas répondre ce que tu allais lui répondre ; oh qu'il te connaît bien et oui, tu dois l'avouer, ça t'énerve. Tu prends un air coupable, un air désolé, cet air de chien battu auquel on ne pourrait dire grand chose. Tu voudrais lui tellement de choses mais un simple « pardon » a traversé tes fines lèvres alors que tu ne voulais plus pleurer mais que les sanglots envahissaient encore ta voix. Il avoue sa faiblesse, il te l'avoue à toi, et tu te dis que tu  ne mérites vraiment pas tout ça, tu te dis que tu ne mérites pas sa gentillesse, qu'il aurait dû la consacrer à quelqu'un d'autre. Il n'y a qu'à te voir pour dire qu'il ne te doit rien de tout ça ; tu donnes presque l'impression de ne pas lui être redevable et au fond, à toi aussi, ça te brise le coeur. Tu voudrais alors lui dire autre chose, tellement de choses, mais tu ne sais pas par où commencer et tu ne sais pas trop quoi lui dire, ni même comment ; tu hésites, tu voudrais lui faire comprendre tant de choses sans avoir à les expliquer, mais c'est dur, tellement dur. Il baisse les yeux et tu n'es pas d'accord ; qu'il reste fier, qu'il reste roi, qu'il te regarde et te surplombe s'il le veut, qu'il te méprise, tu le mérites. Alors tes petites doigts, tes petites mains viennent se poser sur ses joues, doucement, en caresse et tu lui fais redresser le visage, tu le tires à toi, tu poses tes lèvres mouillées de larmes sur son front pâle, doucement et tu dis alors, une nouvelle fois, sans savoir pourquoi ; « Merci... » et tu lui souris, avant de reprendre la parole ;

« Tu sais, Simba, c'est un choix... Ne pas manger à ma faim, ne pas avoir des vêtements qui me vont, ne pas prendre de douches tout le temps. Si j'avais été faible, si je ne m'en tenais pas à mes convictions, si j'étais prêt à abandonner, je l'aurais fait. Je serai venu chez toi, j'aurais accepté ta proposition, on aurait vécu ensemble et on aurait fait je ne sais trop quoi un peu partout dans les pièces à disposition. Mais j'ai choisis de vivre ainsi, j'ai choisis de vagabonder, d'être un chat de gouttière ; je ne mérite pas autre chose et c'est la liberté qui me va, c'est la liberté après laquelle je courrai... Alors peut-être que oui, finalement, il y a un certain prix à payer. » et les mots qui traversent tes lèvres sont si peu enfantin, contrastant avec ta pauvre face qui pue la dizaine d'année. Tu es sérieux, quand tu dis ça, tu es sérieux quand tu lui parles, t'es sérieux dans tin fatalisme et sérieux dans ce que tu peux raconter et pourtant, tu ne te sens pas bien, pas bien du tout, et une de tes mains glisse dans la nuque d'Azaël, se logeant à la naissance de ses cheveux blancs que tu enroules autour de ton index. « Je ne dis pas que je devrais me laisser malmener, mais quand tu vis comme moi, tu sais que ce sont des choses qui peuvent arriver... Dis-moi que personne ne t'a jamais forcé la main, Simba, ose-le... Je n'avais qu'à faire plus attention, j'aurais peut-être dû me méfier mais regarde... J'ai réussi à m'échapper. » A quel prix ? Un bleu certain sur ta joue, des traces bien trop rouges autour de tes poignets, un corps encore tremblant, un esprit embrumé, une psychologie peu sûre d'encaisser un coup de plus. Il y a un jour où tu vas t'écrouler, un jour où plus rien ne va aller, tu vas devenir complètement fou et alors, dans la nuit, tu murmures comme on secret à la lune ; « Je ne mérite pas que tu t'inquiètes pour moi... » tu ne mérites rien, de personne. © Napster

Bambi parle en #C773A5
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Sam 30 Juil - 22:07


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Intervention de Hadès


Action Favorable :
  Irrisor continuera ses moqueries en laissant donc (à-peu-près) les hommes tranquilles.

Action Défavorable :
  Irrisor n'apprécie pas le fait qu'Azaël s'intéresse plus à B. Lehyan qu'à elle et ses moqueries. Elle va donc mordre le mollet de son humain jusqu'à temps de le faire réagir, ce qui une fois fait, la fera se tordre de rire.
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Sam 30 Juil - 23:08


Golden
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Démon : Irrisor est une hyène. Comme toutes hyènes, elle est moqueuse à son temps perdu (c'est-à-dire tout le temps). Elle a toujours considéré Azaël comme le sujet parfait de moquerie. Elle se moque à la fois sur son ancienne pauvreté comme son boulot de maintenant. Et plus particulièrement de la mère d'Azaël, pour être sur de le mettre hors de lui. C'est
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Je lance les dés du destin 8DDD
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Sam 30 Juil - 23:08


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N'envoyez pas de MP à ce compte. MERCI ❤️
Pour rappel, la liste du staff est disponible ici : WWW. On ne mange personne ❤️ !


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Le membre 'Azaël S. Eckstein' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Action du Démon' :
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Mer 3 Aoû - 20:20


Golden
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Golden

Démon : Irrisor est une hyène. Comme toutes hyènes, elle est moqueuse à son temps perdu (c'est-à-dire tout le temps). Elle a toujours considéré Azaël comme le sujet parfait de moquerie. Elle se moque à la fois sur son ancienne pauvreté comme son boulot de maintenant. Et plus particulièrement de la mère d'Azaël, pour être sur de le mettre hors de lui. C'est
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ft. Bambi & Simba

   
Balade nocturne...

   
   

   

Ce n’est pas dans tes habitudes te craquer de la sorte. D’ailleurs, c’est même plutôt rare de t’entendre hausser la voix comme ça, encore moins sur Bambi. A vrai dire, c’est peut-être même la première fois que tu l’engueules aussi fort. Faut dire que t’as pas eu une journée de tout repos, et t’as été pas mal agacé par Irrisor toute la journée… D’ailleurs faut pas oublier que c’était de sa faute si tu te retrouvais ici à une heure pareille. Enfin, tu ne peux pas totalement lui en vouloir, à ce démon, car sans elle tu ne serais pas tombé sur Bambi, et tu n’aurais rien su. Et tu peux être certain que c’est pas Bambi qui serait venu se vanter auprès de toi de ses problèmes quotidien. Tu l’avais déjà sermonné, plusieurs fois, tu lui avais déjà fait quelques remarques, autant que tu lui avais déjà proposé de venir vivre chez toi si ça pouvait l’aider… Mais jamais tu ne lui avais crié dessus comme ça. Et ça te faisait mal.

Tu l’entends te demander pardon, et c’est pas ça qui va arranger les choses. C’est pas ça qui va te faire te sentir moins mal. Parce que ce qui t’énerve le plus, c’est pas la vie de Bambi, même si ça fait une bonne partie tout de même. Le pire, dans tout ça, c’est certainement le fait que tu te rendes compte que les barrières que tu t’es construit ces dernières années, ta carapace, tes résolutions… Tout ça, c’est que du vent, ou presque. Si tu avais réellement réussi à être insensible, tu ne te serais pas énervé comme ça. Tu n’aurais rien dit, ça ne t’aurais pas touché. Et certainement que t’aurais préféré que ça se passe comme ça. Mais non. Bambi avait touché ton cœur, il s’y était installé et maintenant il était devenu aussi important pour toi que l’est ta mère. Tu ne l’avoueras certainement jamais si on te le demandait, mais tu les mets tous les deux sur le même piédestal. Tu ne saurais pas dire pourquoi, à vrai dire tu ne t’es jamais vraiment posé la question. Peut-être simplement parce qu’il est la première personne que tu as rencontré dans ta nouvelle vie au Canada… C’est surement ça. Ça ne peut pas être grand-chose d’autre de toute manière. Quoi qu’il en soit, ça te dérange, et ça te frustre au plus haut point de ne pas être capable de tenir les engagements que tu t’es porté à toi-même.

Tu baisses la tête et c’est à ton tour de t’excuser. Parce que tu t’en veux. Tu ne voulais pas lui crier dessus comme tu venais de le faire. Et tu avoues. Tu t’inquiètes pour lui. Tu ne lui diras certainement pas plus dans les détails, mais quand tu l’avais vu venir vers toi, quand tu l’avais vu pleurer à chaudes larmes, quand il t’avait pris la main et que t’avais senti sa peau gelé… Tout ça, ça avait fait battre ton cœur un peu plus fort et tu t’étais inquiété. Et maintenant, tu as mal au cœur, tu es un peu perdu… Tu as envie de frapper dans quelque chose pour te détendre, et le mieux serait de retrouver ce mec qui a osé faire du mal à Bambi. Et en même temps, tu te sens tellement épuisé que t’as plus le courage de te relever. Tu pourrais rester assis par terre ici toute la nuit, s’il le fallait, tellement toute ta motivation s’était envolée maintenant.

Il pose ses mains sur tes joues. Ses petites mains, ses doigts fins. Sa peau froide entre en contact avec tes joues légèrement chaudes, réchauffées par le sang chaud qui coule encore dans tes veines en ce moment même. Ses lèvres aussi sont froides, et pourtant tu as l’impression de sentir un peu de chaleur dans le baiser qu’il laisse sur ton front. Cela t’apaise un peu, et tu détends ta prise sur sa cuisse, celle que tu avais subitement serrée quand tu t’étais énervé. Tu lèves le regard après cela, et son sourire te réchauffe le cœur, même si les paroles qui suivent sont de nouveau dures à entendre. Mais tu savais tout ça, il te l’avait déjà dit plusieurs fois. Tu savais qu’il avait choisi cette vie, et tu savais que tu ne le ferais certainement jamais changer d’avis. Il se comparait à un chat de gouttière, et t’avais envie de lui dire que même les chats de gouttière ont le droit d’avoir un endroit sécure… Un endroit à eux. Mais pas un seul mot ne sort de ta bouche. Ta gorge est nouée, et tu n’arrives à rien si ce n’est poser ton front contre son épaule quand il vient caresser ta nuque en toute délicatesse. La suite de ses paroles ne te fait pas plus plaisir, mais tu ne peux pas nier. Il t’était déjà arrivé d’être « forcé » par certain de tes clients, mais toi, ça ne te posait pas de problème tout simplement parce que… Parce que toi aussi, au final, tu avais fait un choix. Et le fait de réaliser que dans le fond, vous étiez une nouvelle fois similaire bien que dans des monde différents, te rend un peu perplexe. Et dans le fond, c’est vrai qu’il valait mieux se réjouir du fait qu’il y ait échapper que de l’engueuler parce que sa vie n’était pas stable.


▬ Tu as raison…

Que tu murmures à sa suite. Et doucement tu glisses tes mains autour de sa taille. Et doucement tu l’entoures de tes bras pour venir le serrer légèrement contre toi. Tu te surprends à penser que tu veux être là pour lui. Le soutenir. Le réchauffer. Sécher ses larmes et le faire sourire. Tu te surprends mais tu ne chasses pas ces idées de ta tête parce qu’elles te font du bien, et ce même si ses dernières paroles sont encore une fois quelque peu tranchantes et qu’elles ne te plaisent une nouvelle fois pas du tout. Mais tu n’as pas le temps de répondre quoi que ce soit que tu sens les crocs d’Irrisor se planter dans ton mollet. Tu l’avais bien entendu, se plaindre du fait que tu ne l’écoutais plus depuis quelques minutes, et elle avait commencé à te mordiller pour te faire réagir, mais cette fois sa morsure était bien plus forte, et tu avais lâché un râle de douleur avant de te tenir la jambe subitement. Tu avais aussi lâché un peu brutalement Bambi pour t’asseoir par terre et frotter ta jambe à travers ton jean pour faire passer la douleur.

▬ Putain de merde…
▬ Hihihihihi ! Bien fais pour toi ! C’était franchement trop gnan-gnan votre petite scène là ! Bientôt tu l’aurais embrassé et vous auriez vécu heureux tout le reste de votre vie…
▬ Ta gueule.

Que tu siffles faiblement, avant de te rendre compte que ton comportement était certainement beaucoup trop étrange pour ton jeune ami. Tu relèves alors légèrement la tête pour le regarder et tu esquisses un faible sourire, sans t’arrêter de frotter ton mollet parce que merde, elle t’avait fait mal.

▬ Désolé. Une crampe. J’en ai pas mal depuis quelques jours… Je dors pas assez.

En espérant que ça passe, mais histoire de pas trop trainer la dessus, tu te relèves avec précaution. La douleur est toujours présente mais tu t’efforces de sourire en espérant que ça ne laisse pas de marque, les morsures de démon.
Tu viens prendre la main de Bambi sans plus insister et tu le fais se lever pour l’attirer jusqu’à toi et repasser ton bras dans son dos, enlaçant sa taille sans trop de mal. Tu le surplombes par le fait que tu es légèrement plus grand que lui, mais tes yeux rencontrent les siens et tu ne peux t’empêcher de sourire.

▬ Et laisse-moi perdre mon temps à m’inquiéter pour toi si je veux. C’est mon choix. Que tu penses le mériter ou non, c’est comme ça. Pour le coup je ne te laisse pas le choix.

Tu entends bien Irrisor qui n’arrête pas de faire l’idiote dans ton dos, et dans le fond tu espères qu’elle ne te feras pas plus passer pour un idiot que t’en as déjà eu l’air. T’aurais aimé la repousser à coup de pied, mais ça serait définitivement trop étrange. Alors tu la laisses vous tourner autour, mais tu la surveilles du coin de l’œil. Tu ne sais pas si elle peut nuire à Bambi, mais si elle le fait, tu la démontes.
Reposant ton attention finalement sur Bambi, tu repousses quelques mèches de son visage et tu viens à ton tour embrasser son front. Avant de descendre sur son nez, dériver sur ses joues et revenir vers ses lèvres que tu caresses des siennes. Et tu souris, comme un idiot.

▬ Tu veux venir à la maison cette nuit, chaton ?... On lavera tes vêtements, et si tu es blessé je te soignerais. Je dois avoir encore une pizza dans le congélateur aussi… Dis oui…

Tu parles doucement, tout en ayant subtilement glissé une main sous son haut pour caresser le creux de ses reins de ton pouce. Tu veux lui remonter le moral, et en même temps remonter le tiens… Et si en plus tu peux agacer Irrisor, t’auras gagné le jackpot.
   
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Jeu 4 Aoû - 0:38


Humain
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Balade nocturne
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― S'il faut mourir, sur nos stèles je veux graver que nos rires ont berné la mort et le temps, on tient on étreint la vie comme une maîtresse, on se fout de tout brûler pour une caresse


Il te donne raison et tu sais que tu as raison, bien sûr que tu as raison, parce que ce sont tes choix, parce que c'est ta vie, parce que c'est toi qui choisis. Tu as raison parce que tu es celui qui a dicté les règles de ton monde et que peux-tu faire de plus ? tu sais comment ça se passe, parce que tu as déjà joué, bien trop de fois, avec les mêmes cartes en main à chaque tour que l'on te propose. C'est toujours la même chose, chaque jour qui passe et qui se répète alors forcément que tu ne peux qu'avoir raison. C'est très certainement ce que tu as envie de lui dire, comme ça, sans paraître méchant ou hautain mais tu n'as pas vraiment eu le temps. Tu as été surpris par son étreinte. Tu n'attendais pas à sentir ses bras entourer tes hanches fines. L'affection, entre vous, ce n'est pas ce qui manque. C'est un peu bizarre, un peu particulier, un peu tordu et peut-être malsain mais c'est tout simplement comme ça que vous êtes et cette simple étreinte semble avoir retiré tous tes maux et doucement ton coeur fragile semble se reconstruire. Violence soudaine qui fait qu'il te lâche, un sursaut t'échappe et tu n'as su que dire alors tes yeux sont restés fixés sur l'être qui sifflait entre ses dents comme un serpent. Des fois, il te fait un peu penser à un serpent, le Simba. Des fois, tu as l'impression qu'il est comme un de ces boas prédateurs prêt à venir serrer ton cou pour t'étouffer et te manger ; son étreinte avait failli t'avoir encore une fois, tu l'as bien vu et tu n'es que faiblesse quant il s'agit de lui. Ce n'est pas normal, ce n'est pas vraiment toi mais tu as un peu l'impression que ça a toujours été comme ça depuis votre rencontre, depuis que tu as posé ton cul dans son lit, depuis que tu lui as souris. Une moue se dessine sur ton visage à son excuse et alors tu souffles ; « c'est de toi que tu devrais t'occuper plutôt que de moi... » mais tu sais très bien que même malgré ça, il ne t'écoutera pas. Il n'est pas du genre à prendre si soin de ça et parfois tu as l'impression qu'il s'inquiète bien plus pour toi que pour lui pourtant, il y a de quoi s'en faire aussi et il mérité bien plus d'attention qu'il ne le croit. Enfant égoïste, tu n'es pas certain d'arriver à lui procurer ce dont il a besoin parce qu'il faut qu'on s'occupe de toi aussi, parce qu'au fond il faut que l'on te plaigne, que l'on te dise des choses, il faut que tu t'en sortes comme tu peux et si la compassion qu'essayer de t'exprimer tes tendres comparses est quelque chose dont tu peux te nourrir ; tu n'hésites pas. Et pourtant, tu aimerais pouvoir t'occuper d'Azaël autant qu'il s'occupe de toi parce qu'il le mérite, parce qu'il en a besoin, parce que vous êtes un peu les mêmes sans vous ressembler, parce que vous êtes identiques tout en étant différent et il est drôle de comparer vos deux mondes désespéré ; vous n'êtes que des âmes en peine, à la dérive sur les vagues de vos déchéances.

Il te tire la main, tu te lèves, sa main glisse dans ton dos et tu frissonnes légèrement. Tu te sens bien, là, dans le creux de son bras. Tu te sens protégé, bien plus qu'avec l'inconnu qui avait promis de t'hébergé. Il n'a rien de menaçant, Simba. Il est doux, presque tendre. Tu te demandes s'il est comme ça avec les autres. Est-ce qu'il les prend dans ses bras comme il le fait avec toi ? Est-ce qu'il les serre aussi fort qu'il te serre ? Est-ce qu'il prend le temps de tendrement glisser ses doigts sur le tissu pour venir chatouiller leurs colonne vertébrale, pour leur faire comprendre qu'il est là ? Au fond de toi, tu n'espères. Au fond de toi, tu aimerais être le seul. Être un peu spécial. Ca te prouverait que tu existes, que tu es quelqu'un, que tu brilles dans les yeux d'un autre ; tu ne veux rien de sentimental, rien de bien romantique, un simple rappel à la vie, quelque chose qui te dit qu'elle mérité d'être vécue et que tu n'as pas à crever parce que de toute manière, qu'est-ce que tu ferais cané hein ? Il te dit qu'il ne te laisse pas le choix et tu te sens peut-être un peu coupable de ton discours précédent sans non plus lui en vouloir ; comment pourrais-tu ? Ses lèvres chaudes effleurent ton front froid, tu fermes un oeil, tu laisses échapper un petit rire mais ses lèvres continues leur chemin, le bout de ton nez que tu fronces sous le contact, tes joues qui s'étirent en un sourire et enfin tes lèvres contre les siennes, baiser que tu partages doucement, une simple caresse, un effleurement, un peu comme une silencieuse promesse, un peu comme un jeu, un peu comme vous, un peu dangereux comme le feu. Tu n'as que faire de sa pizza, à vrai dire et pourtant, tu as doucement hoché la tête ; « D'accord, juste pour ce soir... » parce que tu en avais besoin, parce que tu avais besoin qu'on s'occupe de toi, parce que tu voulais qu'il s'occupe de toi. Pensée égoïste que de vouloir être le centre de son attention, et pourtant, là maintenant, c'est bien tout ce que tu veux.

La marche fut longues, pour retourner chez lui. Ca ne te déplaît pas. Tu as l'habitude maintenant, de marcher, et tu pourrais faire le chemin jusqu'à chez Simba les yeux fermés, du bout du monde, tu saurais comment revenir à lui. Il n'y avait pas que des silences dans votre promenade mais certainement qu'à des moments vous aviez apprécié le clair de lune pour ce qu'il est ; la nuit t'es souvent terrifiante, toujours, peut-être un peu trop et te savoir seul des fois ne te rassure pas des masses. Tu as là à trembloter contre un morceau de couverture volé mais tu ne sais que dire d'autre, que faire et le sommeil habituellement dur à venir ne vient probablement jamais quand c'est ainsi ; alors tu es heureux d'avoir le plus vieux à tes côtés rien que pour ce soir. Après cette douce menace que ton corps a subi, tu n'étais pas sûr d'être capable de fermer les yeux.
Vous faites votre chemin jusqu'à l'appartement de Simba. Tu as toujours apprécié chez lui, il y a comme une atmosphère particulière, son odeur sur ses affaires. Tu apprécies tout autant son parfum que le reste et c'est vrai, tu as un peu l'impression d'être dans un cocon. Il a fermé la porte et tu as passé une mèche blanche derrière ton oreille -ça aussi, tu t'y es fait, à tes cheveux blancs, c'est la vie dira-t-on et tu lui as alors souri ; « J'peux prendre une douche, dis ? » as-tu alors demandé -comme si tu avais besoin de son accord pour le faire, c'est presque s'il ne te forcerait pas à y aller, sous l'eau. Alors sans vraiment de pudeur tu as retiré le pull trop grand qui masquait ton corps trop maigre. Dessin de tes os contre ta peau pâle, on pourrait y compter autant tes côtes que tes vertèbres et le dessin de ton sternum et de tes clavicules bien trop saillantes n'étaient probablement la meilleure chose à voir. Tu n'es pas vraiment pudique -pas avec lui, il t'a vu dans tellement plus de situations gênantes qu'au final, c'est comme si ça avait disparu entre vous, ce genre de petits manèges. Tu as peut-être un peu honte de dévoiler ta peau marqué, tu dois avouer que les jours précédents n'ont pas été de tout repos et les bleus éparpillés un peu sur ton épiderme laiteux ne sont que de belles constellation dans le ciel de la nuit. Tu sais qu'il va encore s'inquiéter et certainement que tu essayeras de le rassurer comme tu le peu, comme il veut et alors que tu défaisais ton pantalon -celui qui précédemment avait déjà été défait, mauvais souvenirs, tu frissonnes, un sourire vient se poser sur tes lèvres et ton regard s'adresse à Simba qui était là, s'afférant à autre chose tout en gardant très certainement un oeil sur toi ; « Simba... Tu prends ta douche avec moi...? » as-tu alors demandé d'une petite voix ; « J'ai la tête qui tourne... » et même si les mots de franchiront très certainement pas la barrière de tes lèvres, tu dois avouer que tu as un peu peur. Peur de tomber, peur de fermer les yeux, peur de mourir. Les pire scénarios se font dans ton esprit, celui où tu te vois glisser de la douche, celui où tu t'endors, celui où tu te noies -et d'autres peut-être, pires encore. Tu n'aimes pas ces instants de faiblesse et tu ne peux les montrer à personne -pourtant, Simba les voit, n'est-ce pas ? De ta main droite tu es venue attraper ton bras gauche, comme si tu te repliais sur toi-même et peut-être étais-tu même honteux de demander ce genre de choses. Tu avais presque envie de lui dire "lave-moi" mais tu sais bien que ce ne sont pas des choses qui se demandes alors tu as simplement rajouté, s'il refusait ; « Tu pourras au moins m'aider à me laver les cheveux ? Je l'ai pas fait depuis longtemps... Ils doivent être plein de noeuds. » et comme pour le rassurer, tu as souris.
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Mar 16 Aoû - 22:31


Golden
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Démon : Irrisor est une hyène. Comme toutes hyènes, elle est moqueuse à son temps perdu (c'est-à-dire tout le temps). Elle a toujours considéré Azaël comme le sujet parfait de moquerie. Elle se moque à la fois sur son ancienne pauvreté comme son boulot de maintenant. Et plus particulièrement de la mère d'Azaël, pour être sur de le mettre hors de lui. C'est
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ft. Bambi & Simba

   
Balade nocturne...

   
   

   

Saleté d’Irrisor, elle ne te lâchera vraiment jamais, et sera toujours là pour te faire chier un max, même quand t’as envie d’être tranquille. Pour le coup, t’aurais franchement aimé qu’elle ne se manifeste pas pendant que tu étais avec Bambi, parce que tu sais que tu ne peux pas lui parler de la hyène qui te suis tous les jours, H24, et qui passe son temps à critiquer ta vie et le moindre de tes faits et gestes. Si tu pouvais lui en parler, il te prendrait certaine pour un fou de toute manière, et t’as pas trop envie que ça arrive. Alors t’invite des excuses, comme celle de la crampe ce soir, et même si ça peut te faire passer pour un débile, tant qu’il ne s’éloigne pas de toi sous prétexte que t’es taré, ça te va.

▬ Ouais, mais j’me trouve trop compliqué à vivre alors je préfère m’occuper des autres, de toi.

Tu lui réponds sur le ton de la taquinerie, comme d’habitude, un peu plus léger malgré les paroles tranchantes et loin de te plaire qu’il a pu te sortir quelques minutes plus tôt. Mais c’est déjà du passé pour toi. T’as envie d’oublier, parce que tu ne t’aimes pas quand tu commences à t’énerver et à t’agacer de la sorte. Et par-dessus tout, tu n’aimes pas te rendre compte que tu es faible en compagnie de Bambi. Tu n’as pas envie d’y faire attention, tu as envie de penser à autre chose, et c’est certainement pour ça que tu l’attires vers toi une fois relevé. C’est certainement pour ça que tu le tiens certes avec tendresse, mais aussi avec une certaine force, une certaine détermination. Tu veux tout oublier de tes incapacités à garder ta coquille solide, et tu préfères porter ton attention sur quelqu’un d’autre, sur Bambi, forcément, puisqu’il est le seul présent, et le seul capable de fissurer ta carapace, aussi. Tu devrais le détester pour ça, le haïr, le fuir, mais non, tu es faible, et tu restes. Et tu l’embrasses.

▬ T’es vraiment complétement con mon pauvre garçon ! Tu serais pas du genre à te faire battre et a en redemander ?

Qu’elle se taise, pitié qu’elle se taise. C’est ce que tu penses en l’entendant rire dans ton dos, toujours avec cette voix bien trop aigue, bien trop désagréable. Tu ne la supporte plus, tu n’as plus envie de l’entendre pour ce soir. Tu aimerais qu’elle te laisse tranquille, et pourtant c’est dans ces moments-là qu’elle est la plus forte, qu’elle te fait plier, qu’elle te redescend plus bas que terre.

Mais tu n’en fais rien, ou du moins tu essayes. T’es nerveux, t’es tendu, tu essayes de ne pas craquer et ne pas hurler sur quelque chose ou plutôt quelqu’un qui n’existe pas pour Bambi. Tu te retiens réellement de toutes tes forces. Tu prends une forte inspiration et essaye de te détendre, avant de proposer à ton ami de rester pour la nuit. C’est tout simplement maso de lui proposer de rester alors que tu as envie d’éclater de colère sur Irrisor, mais qui sait, peut-être que sa présence t’apaisera, elle t’apaise toujours. Sa réponse te fait de nouveau sourire et même si c’est « Juste pour ce soir », c’est déjà ça, que tu te dis. Déjà une nuit de moins qu’il passera dehors, une nuit de plus ou tu pourras l’avoir avec toi, prendre soin de lui, le remettre un peu sur pied même si tu sais que demain, il sera parti certainement avant que tu ne te réveille.

▬ On y va alors, on est assez loin.



Il vous faut peut être une bonne demi-heure pour faire le chemin retour. Une demi-heure pendant laquelle tu ne parlais pas vraiment, certainement pas assez. T’étais bien trop occupé à regarder ce que faisait Irrisor, comme un serpent surveillerait sa proie. En réalité, tu faisais juste gaffe à ce qu’elle ne fasse pas de connerie contre Bambi.
Une fois dans l’appartement, tu pousses un petit soupire. T’es enfin chez toi, et tu te sens tout simplement épuisé. Tu ne pensais pas que cette balade te prendrait autant d’énergie, mais en même temps il faut dire qu’elle n’a pas vraiment été de tout repos. Tu retires ta veste que tu laisses dans l’entrée, puis tes chaussures et tu t’avances dans le salon pour aller allumer la télévision histoire d’avoir un petit son sonore.
Tu viens de reposer la télécommande quand la voix de Bambi se fait entendre, et tu poses alors de nouveau ton regard sur lui, avant de sourire un peu.

▬ Comme si tu devais me demander ! Tu sais où est la salle de bain, vas-y je vais te ramener des vêtements propres… Ceux-là tu peux les jeter, ils ont plus de forme ni rien…

Tu le regardes retirer son pull, et directement tes yeux se posent sur son corps trop mince, trop maigre. Tu ne peux rien dire, tu n’es pas mieux niveau corpulence, mais toi au moins, tu manges à ta faim. Tu as tout de même l’habitude de le voir comme ça, ce qui te déplait nettement plus par contre ce sont tous ces bleus et ces marques de coups sur sa peau blanche. Ça, ça a le don de te mettre en colère en plus de t’inquiéter. A quel point est-il blessé ? N’a-t-il pas quelque chose de cassé en plus de ça ? Ca ne t’étonnerais pas qu’il te dise avoir mal ici ou là. Mais tu sais qu’il ne le fera jamais, parce qu’il n’est pas du genre à se plaindre, plutôt à supporter sans rien dire… Il retire son pantalon et tu t’arrêtes de fixer ses moindres mouvements quand il relève la tête vers toi pour te regarder. T’étais pas vraiment discret quand tu le regardais, et ce même si tu ne le dévorais pas tellement des yeux, tu t’inquiétais plus qu’autre chose et tu savais qu’il le savait. Alors tu ne dis rien, tu te contentes d’un petit sourire en retour et quand il te demande de prendre la douche avec lui sous prétexte qu’il a la tête qui tourne, tu te rapproches un peu plus vite –trop vite ? de lui, de peur qu’il ne s’écroule devant toi.

Tu l’observes un peu plus sérieusement, le voir se replier sur lui-même, parler aussi faiblement, et t’as l’impression qu’il fuit un peu ton regard… Tout ça ne fait que remplir ta jauge d’inquiétude. Tu le couves du regard et cette fois c’est plus fort que toi, même si t’aurais aimé garder une certaine distance au moins une demi-heure après que vous soyez rentrés, tu ne pouvais tout simplement pas. Ton cœur se serrait devant la faiblesse de Bambi et c’est pour ça que doucement tu viens passer le dos de ta main sur son front. S’il dit avoir la tête qui tourne, tu dois vérifier qu’il n’est pas malade, auquel cas tu le forceras certainement à rester chez toi quelques jours de plus, le temps qu’il se remette.

▬ Je n’arrive pas à savoir si tu as de la fièvre…

Tu ferais un piètre médecin, il faut l’avouer. T’as déjà du mal à te soigner toi-même, alors les autres. Il te demande si tu veux bien lui laver les cheveux, et tu te rends compte que t’as pas répondu à sa première question qui était de savoir si tu voulais prendre une douche avec lui. Tu vois son sourire, et tu te doutes qu’il est à 100% faux.

▬ Je vais m’occuper de toi, t’en fais pas chaton…

Tu lui rends un petit sourire tout de même, avant de passer un bras sur ses épaules et le guider jusqu’à la salle de bain. Elle n’est pas très loin, en même temps ton appartement ne fait pas trois kilomètres de long.

▬ Je vais prendre ma douche avec toi, j’ai pas envie que tu tombes ou quoi. Et je vais te laver les cheveux, et on va les démêler… Et j’ai de la crème pour mettre sur tes bleus.

Tu fermes la porte derrière vous une fois dans la salle de bain, et tu pars directement allumer le radiateur portatif que tu mets toujours ici, parce que c’est la salle la plus froide de la maison et que t’as horreur d’avoir froid en sortant de la douche. T’avais fermé la porte au nez de Irrisor, mais tu te doutais qu’elle trouverait bien un moyen pour passer vous guetter. Enfin, tu ne faisais plus réellement attention à elle et à ses bêtises. Bambi était devenu la personne la plus importante de la maison et tu ne voulais pas être déconcentré par autre chose.
Rapidement, la salle se réchauffe et tu fais déjà couler l’eau dans la petite cabine de douche. Entrer à deux là-dedans pourrait paraitre impossible, mais c’était pas la première fois que vous le faisiez, et certainement pas la dernière. Même si les autres fois, Bambi était en meilleur état que ce soir.

▬ Vas-y entre, j’arrive.

Tu lui souris doucement, le surveillant le temps qu’il soit bien entré dans la douche. T’as pas envie de le voir glisser et tomber, vraiment pas, alors tu le guettes peut-être un peu trop, mais c’est pour son bien. Enfin, tu te rassures en te disant cela.
Tu ne traines pas pour te débarrasser de tes vêtements, sans aucune gêne. C’est pas non plus la première fois que Bambi te vois nu, et t’es pas vraiment du genre pudique, que ce soit avec lui ou d’autre. On pourrait même dire que t’es du genre à te déshabiller facilement, mais ça…

Du coup, tu entres peu de temps après lui dans la cabine de douche, et bien que l’espace soit assez restreint, tu arrives à garder une certaine distance du corps de ton ami. C’est pas bien difficile, il faut avouer, avec deux corps minces comme les vôtres.

▬ Ça va ? T’as pas froid ?...

Tu t’inquiètes, encore, mais c’est plus fort que toi. Tu prends la paume de douche et après avoir vérifié que l’eau était ni trop froide ni trop chaude, tu te décides à diriger le jet d’eau vers Bambi pour mouiller sa peau. Tu allais prendre soin de lui, le choyer, le chouchouter, comme à chaque fois qu’il vient passer la nuit chez toi.
En toute délicatesse, tu passes le jet d’eau sur sa tête pour mouiller ses cheveux tout en passant doucement tes doigts dedans en essayant de ne pas lui faire mal dès que tu sentais un nœud.

▬ Je te les brosserais après… et je te ferais une tresse. Tu veux ?

Tu baisses le regard vers lui et tu souris un peu. Tu n’aimes pas le voir dans cet état, alors tu essayes de lui remonter le moral comme tu peux, même si c’est pas grand-chose de dire que tu vas le coiffer.
Ton regard se pose sur quelques bleus qu’il en sur le haut du corps, et, alors que c’est plus fort que toi, tu ne peux t’empêcher d’y glisser doucement tes doigts, sans appuyer, juste en faisant le tour de certaines marques qui te semblent nouvelles.

▬ T’as pas trop mal, ça va ?...

   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Mer 17 Aoû - 11:05


Humain
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Balade nocturne
FEAT. Simba bébé ♥



― S'il faut mourir, sur nos stèles je veux graver que nos rires ont berné la mort et le temps, on tient on étreint la vie comme une maîtresse, on se fout de tout brûler pour une caresse


Comme si tu devais demander, c'est vrai. Comme si tu avais besoin de demander quoi que ce soit quand tu es avec lui. Tu aurais pu courir vers la salle de bain sans rien demander qu'il n'aurait rien dit. Mais tu ne sais pas, tu avais besoin de l'entendre dire oui, tu avais besoin de son autorisation, besoin qu'il t'autorise à faire des choses que tu ne t'autoriserais pas. Tu sais bien que pourtant, ce n'est pas le genre de choses tu as besoin, tu es plutôt du genre intrusif, plutôt du genre à te perdre chez les autres, à faire comme si c'était chez toi alors que tu ne connais qu'à peine le nom de celle ou celui qui t'héberge. Et c'est comme si soudainement, Simba te rendait timide, comme si tu n'osais pas faire ce que tu fais les autres, tu ne sais pas trop. Peut-être qu'au final, tu redeviens juste toi-même, ce gosse de dix-neuf ans si peu sûr de lui mais qui joue le caïd dans la rue sinon il ne survivrait pas. Il est probablement le seul à te voir si peu fier, si fragile, si fébrile. Il est probablement le seul qui puisse t'observer tomber de si haut que tu en souffres encore maintenant, mais il est aussi probablement le seul qui sache te rattraper correctement, le seul qui puisse t'empêcher de t'effondrer, qui sait te reconstruire pour mieux te balancer après. Non, ce n'est pas ce que tu peux dire, parce que ce n'est pas la vérité ; ce n'est pas ainsi que ça se passe et tu le sais. Lui, il aimerait te garder, tu le sais. Il aimerait te reconstruire, te chouchouter, te laisser là dans ce cocon. Il voudrait que plus jamais tu t'en ailles, il voudrait que tu restes dans ses bras, dans ses draps. Tu le sais et parce que tu es d'un égoïsme sans nom, parce que tu es de ceux qui profitent des autres inlassablement, toi, tu ne le fais pas. Tu cours dans les rues, encore et encore, toujours plus loin et tu ne reviens qu'une fois détruit, tu ne reviens que pour te faire ramasser. Simba, il doit avoir des pelles à la place des mains à force de te ramasser en morceau, à force de recoller les morceaux cassés. Il doit très certainement en avoir marre de ramasser un Bambi brisé, il doit en avoir marre de jouer la nounou, il doit en avoir marre de s'occuper de toi comme on s'occupe d'un enfant. Tu avoueras que, tu as un peu peur. Très peur, même. Peur qu'il te laisse, peur qu'il te dise qu'il en a marre, peur qu'il t'envoie chier, peur qu'il te dise que tu n'es qu'un profiteur, qu'un pauvre enfant, qu'un pauvre con, que tu profites si fort de lui qu'au final, tu le brises de nouveau. Ce n'est pas ce que tu veux, oh non, ce n'est vraiment pas ce que tu veux et pourtant, toi, tu tombes et tu l'entraînes dans ta chute.

« T'embête pas, pour les vêtements, tu n'as qu'à laver ceux-là... » parce que tu ne peux pas accepter un nouveau cadeau, parce que tu ne peux pas accepter ce tas de vêtements, parce que tu ne veux pas le salir un peu plus, parce que tu ne veux plus profiter. Tu n'as qu'à laver ceux-là, n'est-ce pas ? Ca te suffira. Ce vieux pull tout déforme, ce vieux pull trop chaud pour l'été et ce pantalon qui semble plein de mauvais souvenirs. Ca te suffit. C'est comme ça que tu vis, n'est-ce pas ? Et prendre les vêtements de Simba, ça veut dire les salir, ça veut dire les froisser, ça veut dire les rendre un peu plus comme toi et beaucoup moins comme lui -et tu sais ô combien tu ne veux pas déteindre sur lui, parce qu'il n'en a pas besoin, parce qu'il n'a pas besoin de toi, parce qu'il n'a pas besoin de ça. Tu te demandes encore pourquoi est-ce qu'il a accepté de te voir, pourquoi est-ce qu'il a accepté d'être ton ami, pourquoi est-ce que vous avez couché ensemble, pourquoi est-ce que vous semblez vous apprécier... Il y a plein de questions qui se posent, plein de questions auxquelles tu n'as pas de réponses, auxquelles tu ne veux pas répondre. Les réponses aux pourquoi sont si souvent tristes, si souvent décevantes que tu ne peux te résoudre à les entendre ; alors tu ne les poses pas, non et tu laisses Azaël s'occupe de toi, tu le laisses sourire, tu le laisses e regarder, tu le laisses faire ce qu'il veut. C'est un peu ça, votre secret, n'est-ce pas ? Il peut faire ce qu'il veut de toi et toi, tu ne dis rien. Tu ne dis jamais non, jamais oui -oh si, peut-être que oui s'échappe bien plus souvent d'entre tes lèvres que tu ne veux le croire et tu le laisses profiter de ce qu'il veut profiter. C'est parce que c'est bien la seule chose que tu peux lui offrir, lui promettre. Mais pas ce soir apparemment, parce que tu es fatigué, parce que tu te sens faible, parce que tu as simplement besoin de repos et que très certainement, à peine ton corps se posera sur le lit que tu t'endormiras comme un masse. Tu sais que tu ne cesses pas de l'inquiéter, tu sais qu'il se fait du soucis pour toi, tu sais qu'il s'inquiète pour un rien mais aujourd'hui « rien » semble important et même si tu veux en faire croire le contraire, tu n'arrives pas à paraître fort, tu n'arrives pas à te monter souriant, tu n'arrives pas à être l'enfant un peu narquois, l'enfant un peu sûr, l'enfant un peu taquin que tu es habituellement. Tu n'y arrives pas parce que, tu en as un peu marre de jouer un rôle, tu es un peu fatigué de ne pas être toi, tu es un peu fatigué d'être quelqu'un d'autre, un peu fatigué de devoir être le Bambi que les autres voient que tu pourrais le Bambi que tu voudrais montrer. Alors tu le montres à Simba, il est le seul à pouvoir te voir ainsi, le seul à comprendre.

« Je n'ai pas de fièvre, ça va Simba... » que tu souffles doucement alors que sa main est passé sur ton front, alors qu'un frisson a parcouru ton corps à demi-nu. Son touché contre ta peau ; c'est tout ce qui t'importe. Et il t'appelle chaton, ça te fait doucement rire. C'est que ça te va bien, chaton, à toi, le chat d'égout. Le O'Malley piqué des Disney de ton enfance n'est qu'un peu plus correspondant maintenant que ce chaton a passé ses lèvres. Oui, tu es un chat, un gros chat, de ceux qui circulent dans les rues, un peu sale, un peu apeuré et ça t'amuse. Sous ses doigts, tu ronronnerais presque. Tu ronronnerais fort. Chaton, c'est peut-être ce qui te correspond le plus, peut-être qu'il a su te cerner et ça te fait un peu plus rire, ça t'amuse. Et il passe son bras sur toi, et tu le laisses faire et tu t'es même un peu enfoui dans le creux de son étreinte et tu le laisses te guider jusqu'à la salle de bain. « Vraiment ? » et il te parle de tes bleus alors tu baisses un peu la tête, alors tu fais une petite moue, alors tu regardes ailleurs. Les bleus sur ton corps, récit de ces jours précédents. Les bleus sur ton corps, récit de ta propre maltraitance. Et quoi ? Que peux-tu dire de plus ? Tu ne peux pas refuser, tu n'es pas en position, tu n'es pas bien placé pour dire non alors tu souffles, gentiment ; « Merci... » parce que c'est bien la seule chose que tu peux lui dire, parce que c'est la seule chose qui compte. C'est un merci qui te pèse sur le cœur, un merci que tu voudrais dire encore et encore, toujours plus, tu voudrais que ce soit un merci qui se grave dans sa peau et si tu pouvais le lui tatouer, tu le ferais, et si tu pouvais lui inscrire dans la peau au fer rouge, tu le ferais et tu ferais n'importe quoi pour qu'il sache que tu le remercies.

Il te laisse entrer sous la douche, et tu le laisses faire, avec un léger sourire et tu ne peux t'empêcher d'observer son corps quand il se met nu et tu hoches doucement la tête quand il te demande si ça va ; oui ça va, bien sûr que ça et tu es toujours persuadé qu'il en fait bien trop, tu es persuadé que tu ne mérites pas autant. Il te parle alors d'une tresse et toi, toi, ça te fait sourire comme un grand, ça te fait bien trop plaisir, comme à un enfant ; « Oui ! Je veux. » et tu rigoles doucement ; « J'adore quand tu me coiffes, tu sais ? C'est toujours très reposant... » apaisant. Et il glisse ses doigts sur ton corps, il trace des constellations sur ta peau et tu fais un petit sourire ; « Non... Non, ça ne fait plus mal... J'ai l'habitude, tu sais...  Ce n'est plus grand chose... Peut-être que le nombre est impressionnant mais... Non, je n'ai pas mal... Ne t'inquiète pas... » mais c'est facile de dire ne t'inquiète pas, parce que tu sais qu'il s'inquiétera quand même.
Et c'est ainsi que vous prenez votre douche. Et peut-être parfois qu'il y ad es doigts qui s'échouent sur des peaux, des lèvres contre d'autre, des baiser sur l'épiderme mouillé. C'est un peu comme ça que vous vous montrez votre affection, un peu comme ça que vous vous prouvez que vous tenez l'un à l'autre, et toi, ça te va. Quand tu sors, tu t'es enroulé quelques instants dans la serviette avant d'enfiler les vêtements que Simba te prêtait -même si tu lui disais non, il le faisait quand même et tu n'oses plus refuser. C'est légèrement grand, parce que ton mètre cinquante-huit ne te permet pas de dépasser l'autre homme mais tu apprécies, c'est un peu rassurant. Et tu passes la serviette dans tes cheveux pour les essorer un peu maladroitement et alors tu souris, prenant la brosse et ton élastique ; « Je n'attends plus que toi ! » et tu rigoles légèrement, doucement. « Tu devrais te laisser pousser les cheveux aussi, je pourrais te coiffer comme ça. » que tu rigoles alors doucement. Vous seriez un peu pareil, s'il faisait ça.
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MessageSujet : Re: Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~
Mar 18 Oct - 12:01


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Démon : Irrisor est une hyène. Comme toutes hyènes, elle est moqueuse à son temps perdu (c'est-à-dire tout le temps). Elle a toujours considéré Azaël comme le sujet parfait de moquerie. Elle se moque à la fois sur son ancienne pauvreté comme son boulot de maintenant. Et plus particulièrement de la mère d'Azaël, pour être sur de le mettre hors de lui. C'est
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Balade nocturne...

   
   

   

Il ne veut pas de tes vêtements et tu aurais dû t’en douter. Après tout, il n’en veut jamais, et c’est pour ça que tu lui proposes de moins en moins. Tu arrêtes de lui proposer, mais ce n’est pas pour autant que tu ne l’obliges pas silencieusement à les prendre, ces vêtements. Alors quand il refuse tu n’insistes pas et tu changes même de sujet, sans rien dire, parce que tu sais très bien qu’à ce jeu, c’est toi qui ressortira gagnant. C’est pour ça que tu passes rapidement sur le sujet, et que tu préfères mille fois plus t’inquiéter pour lui quand il te dit qu’il ne se sent pas super bien. Il ne te faut pas grand-chose pour t’inquiéter, et si Bambi avait juste dit qu’il avait mal au petit doigt, certainement que t’aurais été capable d’appeler un médecin de garde pour lui demander si ce n’était réellement pas grave, s’il ne fallait réellement pas aller aux urgences, et s’il n’allait réellement pas mourir. T’es comme ça, c’est tout. Et à force, certainement que ton jeune ami à l’habitude, et certainement qu’il l’accepte, autrement il ne te suivrait pas aussi facilement, n’est-ce pas ?

Il t’assures ne pas avoir de fièvre, mais toi tu restes sceptique. Mais comme t’es pas capable de voir si c’est vrai ou non, tu ne peux pas faire grand-chose de plus, si ce n’est le surveiller dix fois plus, encore faut-il que ce soit possible. Alors pour essayer d’atténuer ton inquiétude, et en même temps celle de Bambi, tu acceptes de prendre une douche avec lui. Tu lui promets même de lui laver les cheveux, les lui démêler et lui passer de la crème sur ses bleus. Il te remercie, et en voyant son petit sourire accompagner ses remerciement, c’est comme s’il y avait une infime partie de ton inquiétude qui s’était envolée.

Une fois dans la salle de bain, seuls, sans Irrisor – du moins pour l’instant, que tu as allumé le radiateur et que tu as rejoint Bambi dans la cabine de douche, tu te détends un peu. Vous discutez comme si de rien n’était, comme s’il ne s’était rien passé il y a à peine une heure, et comme si ce soir, c’était comme tous les soirs où tu accueillais le plus jeune chez toi, comme si tout allait se passer comme d’habitude, comme si vous alliez manger un petit truc devant la télé, pour finalement passer plus de temps à vous toucher, à vous regarder, à vous embrasser, que de regarder ce qu’il se passe à la télé. Comme si vous alliez passer une plus grande partie de la nuit à faire des folies de vos corps, plutôt que de dormir pour être en forme le lendemain matin. Parce que tu le sais, à chaque fois que Bambi vient chez toi, c’est toujours comme ça que ça se termine. Et tu ne peux pas nier puisque même sous la douche, en ce moment même, tu passes plus de temps à déposer tes lèvres sur sa peau, sur ses lèvres, à balader tes doigts sur son corps, plus pour le caresser et lui fait sentir ta chaleur plutôt que pour le laver. C’est une vérité inconditionnelle : dès que Bambi est à moins de 100 mètres de toi, tu ne penses qu’à une chose, à lui, et à le faire tien. Encore un peu et ça pourrait relever de la pathologie, sans déconner. Tu devrais peut être commencer à te poser des questions sur ton état mental.

Enfin, vous finissez par sortir de la douche et t’es un peu moins réactif que Bambi. Faut dire que même si la douche n’a duré qu’une dizaine de minutes tout au plus, ça a largement eu le temps de te mettre en appétit, et ce même si t’es parfaitement conscient de l’état de fatigue dans lequel se trouve ton ami. C’est ignoble de penser à des choses charnelles alors que lui pense certainement qu’à une chose : dormir. C’est la frustration qui s’offre à toi mais tu ne peux pas faire mieux. Tu ne veux pas l’obliger ou quoi que ce soit d’autre, et puis après tout, tu lui as promis des choses pour ce soir, et il semble déjà prêt.

▬ J’arrive, va t’installer devant la télé.

Tu te sèches tandis que lui s’en va, et tu passes par ta chambre pour aller récupérer ton magnifique jogging que tu ne mets seulement quand tu n’as rien de prévu dans la journée, et pour dormir quand il fait trop froid. Tu repasses par la salle de bain pour éponger tes cheveux encore dégoulinants et tu rejoins seulement après Bambi dans le salon. Tu viens t’asseoir dans son dos, sur le dossier du canapé, les pieds posés de chaque côté de Bambi.

▬ Et pour répondre à ce que t’as dit, je me laisserais pousser les cheveux quand tu voudras vivre avec moi. Si je les laisse pousser et que t’es pas là pour me coiffer je le ferais pas moi-même.

Non, ce n’est pas du tout du chantage. Pas du tout. Ca ne te ressembles pas de faire ce genre de fausse promesse, mais en même temps qu’est-ce que tu ne ferais pas pour sortir Bambi de sa vie de merde, et lui en donner une bien meilleure ? La vraie question serait plutôt : Qu’est-ce que tu ne serais pas capable de faire pour aider ton ami ? Pas grand-chose, en tout cas. Tu pourrais même certainement vendre tes organes vitaux pour lui – à défaut de vendre ton corps, chose que tu fais déjà, hein.

▬ Je te taquine, hein. Le prend pas mal.

Tu tends alors la main devant lui pour lui demander silencieusement la brosse qu’il avait pris plus tôt, ainsi que l’élastique qui servirait à attacher ses cheveux. Le plus doucement du monde, tu commences à démêler ses cheveux, en veillant à ne pas lui faire mal dès que la brosse rencontrait un nœud.

▬ Tu me dis si je te fais mal hein… J’irais plus doucement.

Toujours attentionné avec lui, t’as beau être au comble de ta frustration, tu ne peux pas t’empêcher d’être gentil et doux. En même temps, Bambi ne mérite pas de subir ta frustration de plein fouet. C’est quand même pas de sa faute si t’es pas fichu de rester calme dès que tu le vois nu.

▬ Je te l’ai déjà dit je crois… Mais j’aime trop tes cheveux. Ils sont tout doux. Mais tu devrais les couper un peu ils sont abimés au bout…

Tu t’improvises déjà bien des choses, alors pourquoi pas coiffeur après tout ? Si Bambi te le demande, tu le feras sans ronchonner.
Une fois ses cheveux démêlés et un peu plus secs, tu divises sa tignasse en trois et commence à lui faire la tresse que tu lui avais promis. La télé fonctionne toujours en fond sonore, mais t’es tellement absorbé par ta tâche que tu ne prêtes pas vraiment attention à ce qu’il se dit. Tu ne saurais même pas dire s’il s’agit d’un film ou d’une émission.

▬ Tu voudras manger quoi après ? Je dois avoir des pizzas au congélateur… Et j’ai encore du soda. C’est pas très équilibré mais c’est bon !

Tu laisses un petit rire t’échapper alors que tu termines de mettre l’élastique au bout de la tresse. Tu regardes un peu le résultat avant de te laisser glisser dans le dos de ton ami. Avec vos deux gabarits réuni, c’est pas comme ça que vous allez tomber du canapé.

▬ Et voilà !

Tu passes tes bras autour de sa taille pour le tenir contre toi et tu ne peux t’empêcher de venir déposer tes lèvres contre son cou. Il sent bon. Il sent aussi bon que toi. Normal en même temps puisqu’il utilise ton shampoing. Mais tu trouves que cela sent meilleur sur lui que sur toi, étrangement.

▬ Ils te vont bien mes vêtements… Tu les enlèveras pour dormir, pour toi demain…

Non, ce n’est pas du tout une technique pour le faire dormir nu avec toi. Et tu te détestes quand tu y penses, mais en même temps tu n’y peux rien, t’es comme ça…

   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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Balade nocturne ▬ Bambi d'amour ~

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