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Souvenirs et confessions

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MessageSujet : Souvenirs et confessions
Ven 22 Juil - 16:10


Golden
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Golden

Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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22 juillet - 24 ans

O’Neill avait d’abord été ravi, et un peu surpris, de recevoir de la part de Max une invitation à déjeuner au club de James Street. Jusqu’à maintenant, le Whip en chef ne s’était jamais montré très chaleureux envers de responsable de la communication du Parti. Voilà qu’il suggérait à présent de «célébrer comme il se doit l’excellent travail accompli durant toute la campagne». O’Neill pris cela comme une reconnaissance de son important grandissante au sein du Partie. Il était vrai que les médias avaient été particulièrement agressifs  aux dernières élections, il va donc sans dire qu’il avait eu du pain sur la planche.

Le repas avait été excellent. Hypertendu comme toujours, O’neill avait trop parlé, il le savait. Il parlait toujours trop, c’était plus fort que lui. Par le passé, Max l’avait toujours mis mal à l’aide ; quelque chose dans son attitude. Pourtant, tandis qu’il parlait sans cesse, le Whip s’était révélé être un hôte attentionné. Ils étaient assis tous les deux dans les profonds fauteuils de cuir disposé autour des tables basses du club, l’un des plus prestigieux de la ville. C’était un endroit calme, où les membres pouvaient discuter entre eux en tout confidentialité.

-Alors O’Neill, avez-vous des projets maintenant que l’élection est terminée? Comptez-vous rester et travailler pour le Parti? Nous ne pouvons pas nous permettre de perde des éléments de valeurs tels que vous.

Tout souriant, le responsable de la communication lui répondit que, oui, il resterait aussi longtemps que le Premier Ministre voudrait bien de lui. Le jeune québécois hocha la tête, et sirota un peu de son merlot avant de reprendre la conversation.

-Je ne veux pas me montrer indiscret, mais comment allez-vous joindre les deux bouts? Je sais combien l’argent se fait rare après des élections, et les rémunérations du Parti sont modestes.

-Eh bien, ce n’est pas toujours facile, Max, comme vous l’avez deviné, mais ce n’est pas l’argent qui me motive en premier lieu. Je travaille en politique parce que ça me fascine. Et j’adore être au cœur de l’évènement. Mais couper mon budget serait une tragédie, il y a tellement encore à faire!

O’Neill afficha un grand sourire et son regard était pétillant, mais un début d’agitation commençait à le gagner. Sa main se mit nerveusement à jour avec son verre.

-Même, nous devrions commencer à travailler sur la prochaine élection. Surtout en ce moment, avec les rumeurs ridicules autour de soi-disant déchirures à l’intérieur du Parti. Nous avons besoin de publicités positives, et j’ai grandement besoin d’un budget pour la créer.

-Intéressant. Est-ce que le président du Parti vous soutient?

-Comme si les présidents soutenaient leurs membres…

-Je peux peut-être faire quelque chose pour vous, vous aider peut-être. Je peux aller plaider votre cause auprès du Premier Ministre.

-Vraiment? Je ne m’y attendais pas, ce serait très aimable de votre part Max!

-Mais je dois d’abord vous demander quelque chose, et je ne vais pas tourner autour du pot.

Max plongea son regard glacé et bleu dans celui de son collègue. Le Whip avait remarqué certains tics d’O’Neill, des gestes machinaux, comme ce tapotement nerveux de ses doigts sur son verre, sa manie de renifler constamment. C’était comme s’il ne le remarquait même plus.

-J’ai reçu la visite d’une connaissance l’autre jour, une relation du temps où j’étais encore étudiant. Aujourd’hui, cette personne s’occupe des finances de l’agence de communication du Parti. Il s’est dit préoccupé, car il prétend que vous avez l’habitude de demander des sommes considérables à l’agence pour couvrir vos dépenses.

Soudainement, tout l’ensemble des petits mouvements nerveux cessa d’un coup. Max se dit qu’il n’avait jamais vu O’Neill aussi complètement immobile.

-Je ne suis pas en train de vous piéger, tout ça est strictement entre nous. Mais pour que je puisse vous aider, je dois d’abord m’assurer de la réalité des faits.

Les soubresauts reprirent de plus belle. O’Neill lâcha un éclat de rire nerveux.

-Max, je vous assure qu’il n’y a absolument rien de mal à ça. Rien du tout. Cet idiot, mais je suis content  que vous abordez la question. Ce n’est rien, simplement, quand j’engage des frais dans le cadre de mes activités publicitaires, c’est moins compliqué pour moi de me les faire rembourser par l’agence que de passer par la machine administrative du Parti. Ce sont des notes de frais par exemple, quand je prends un verre avec un journaliste ou lorsque j’invite un contributeur à déjeuner.

Max remarque qu’O’Neill débitait sa petite explication à un rythme soutenu ; signe évident qu’il l’avait déjà beaucoup utilisée.

-Quand je pais de ma poche, il faut ensuite que je me fasse rembourser. Et le Parti prend tout son temps pour me rembourser, deux mois, parfois plus… Vous savez comment ils sont. Et vu ce qu’ils me paient, c’est un luxe que je ne peux pas me permettre. Alors je me fais rembourser par l’agence. Grâce à ça, je peux continuer mon travail sans m’inquiéter. De toutes manières, ce ne sont que de petits sommes.

O’Neill portant son verre à sa bouche. Max joignit délicatement l’extrémité de ses doigts, puis regarda le représentant  vider son verre.

-Parce que 22 300 dollars dans les derniers mois, c’est une petite somme?

O’Neill faillit s’étrangler. Le visage congestionné, il s’efforça à la fois d’avaler un peu d’air et de répliquer.

-Il n’y en a pas pour autant d’argent, protesta-t-il.

La bouche ouverte, il chercha ensuite quelque chose à ajouter. Les tics d’O’Neill ressemblaient à présent aux gesticulations d’une mouche dans une toile d’araignée. Or les fils de Max était solide.

-O’Neill, le total des frais que vous avez demandé à l’agence s’élevait à 22 300 dollars. Ces derniers temps, on vous a vue retirer 4 000 dollars par mois. Personne ne dépense autant en verres et en diners, même pour la campagne électorale.

-Max, je vous assure que je peux justifier chaque dollars dont j’ai demandé le remboursement!

-C’est cher, n’est-ce pas? La cocaïne.

Le regard figé d’O’Neill exprimait l’horreur absolue.

-Mes fonctions de Whip m’obligent à tout savoir des problèmes de la vie. Vous n’êtes pas le premier qui succombe à ce genre de choses. La vie en politique fini certainement par ronger les nerfs des plus solides. Je ne vous parle pas des cas de violence conjugale, d’adultère, de malversation, de troubles mentaux. Mais il n’y aurait rien à gagner à ça que ça se sache. Alors, je ne vous juge pas, du moment que ça reste privé.

Max se tut. Une lueur de désespoir apparue dans l’œil d’O’Neill.

-Après tout, je veille sur 180 députés, tous soumis à d’importantes pressions. Vous seriez surpris de savoir combien se drogue. La cocaïne est devenue un vrai fléau ces derniers temps. Ils me disent tous que c’est tendance et facile à se procurer, mais très cher tout de même.

Max n’avait pas quitté O’Neill du regard un seul instant durant son petit monologue. Le spectacle de cette pitoyable agonie avait quelque chose de plaisant et de fascinant à ses yeux. Il ne pouvait détourner le regard. O’Neill retrouva l’usage de la parole, et eu un ton geignard.

-Qu’est-ce que vous racontez? Je ne consomme rien. Je ne suis pas un drogué!

-Bien sûr que non, dit Max de son ton le plus rassurant. Par contre, avouez qu’on pourrait aboutir à des conclusions fâcheuses à votre sujet. Et le Premier Minsitre… vous savez en ce moment… Il préférera sûrement ne courir aucun risque. Croyez-moi, il jouera la carte de la tranquillité.

-Le Premier Ministre ne peut pas croire une chose pareille! Vous ne lui avez rien raconté…

O’Neill haletait comme s’il venait d’être chargé par un taureau furieux.

-Non. Mais vous devez me considérer comme votre ami, j’insiste. Mais le Premier Ministre par contre… Comme je disais, je parlerai en votre faveur, vous n’avez rien à craindre. Aussi longtemps que vous aurez mon soutient.

Max savait exactement ce qu’il faisait. À la fin de la journée, il aurait le responsable des communications dans sa poche, se qui est toujours très pratique. Il connaissaient les médias, les contributeurs, et serait utile pour les prochaines élections, où Max se faisait un point d'honneur d'être à l'avant plan.

Il avait devant lui un esprit paranoïaque, sous l’emprise de la cocaïne, qui venait de gober que le Premier Ministre était prêt à le jeter comme un mouchoir sale au moindre accroc. O’Neill avait les émotions à vif, et pour continuer de maintenir sa réputation, il devait à tout prix conserver l’appui du Premier Ministre. Il ne pouvait pas se permettre de la perdre. « Aussi longtemps que vous aurez mon soutient» Les paroles de Max étaient claires. «Un faux pas, et vous êtes mort».

-Que… qu’est-ce que je dois faire?

-Faire? Mais O’Neill, il suffit juste de me faire confiance. Ce dont vous avez besoin, c’est de mon appui. Le navire du Premier Ministre prend l’eau, les rumeurs ne sont pas tout à fait fausses. Beaucoup de député le remet en question. Alors il n’y réfléchira pas à deux fois avant de balancer quelqu’un comme vous par-dessus bord.

Ses paroles produisirent l’effet voulu. O’Neill se contorsionnait dans son fauteuil. Max s’interrompu un instant pour savourer chaque détail.

-Aidez-moi Max.

-C’est la raison pour laquelle je vous ai invité.

Le publicitaire se mit à pleurer, les larmes lui dévalaient les jours.

-Je ne les laisserai pas éjecté un homme de votre qualité. Chaque dollars dépensé pour vos frais est parfaitement justifié. C’est ce que je dirais à l’agence, en leur disant de garder la confidentialité sur ce sujet. Pas besoin de faire de jaloux. Nous veillerons à ce que le Premier Ministre soit informé de votre excellent travail. Votre budget survivra, et vous aussi O’Neill.

Le publicitaire sécha ses larmes du revers de la main.

-Max, je vous serai éternellement reconnaissant…

-Cela dit, j’aurais besoin de quelque chose en échange.

-Tout ce que vous voulez.

-Si je surveille vos arrières, il faudra que je sache absolument tout ce qui se passe au siège du Parti. Vous m’avertirez de tout ce que vous apprendrez de ce qui se trame. Votre avenir en dépend.

-Oui Max. Je ne sais pas comment vous remercier.

-Ne vous en faites pas O’Neill, je vous assure que nous trouverons. Éventuellement.


Dernière édition par Max Cherry-Cardinal le Jeu 8 Sep - 21:01, édité 1 fois
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MessageSujet : Re: Souvenirs et confessions
Ven 22 Juil - 17:50


Golden
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Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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1 Janvier – 12 ans

Ce fût une secousse sur son épaule qui le réveilla. Max émit un grognement ennuyé, et peu intéressé à savoir ce qui se passait, il roula son corps de l’autre côté de son lit. Les secousses continuèrent. Peu importe qui se qui le secouait, Max était maintenait convaincu qu’il ne se rendormirait pas. Dans un état de demi conscience, le garçon bailla à s’en décrocher la mâchoire.  Quelle heure était-il?

-Max, papa et maman ne se sont revenus…

Lorsqu’il reconnue la voix craintive de sa sœur, Max ouvrit ses yeux bleu. Leanne se tenait debout près de son lit, à quelque mètre du sien. La maison n’était pas très grande, et ils partageaient la même chambre. Aucun des deux n’avait de jouets, alors toutes les possessions rentraient dans une seule pièce. L’aîné se redressa sur un coude et se frotta les yeux. En pleine nuit, on n’y voyait rien. Max tendit le bras et alluma la petite lampe de chevet. En voyant les yeux rougis de sa sœur, il s’inquiéta. D’avantage pour elle que pour leurs parents.

-Ils vont revenir Leanne, rendors-toi.

-Et s’ils ne reviennent pas?

-… On verra, mais je te promets qu’ils vont revenir.

Son père le lui avait déjà dit très clairement, sans aucune ambiguïté. Plus une famille avait d’enfants, plus le chèque que le gouvernement leur accordait était conséquent. Il ne l’avait pas dit dans ses termes là, évidemment, mais pour que le garçon comprenne bien que le désir d’avoir un enfant n’avait été que pousser par celui de l’argent, encore plus fort. Chaque fois que Max faisait une connerie, son père ne manquait pas de lui rappeler. Donc, aucune raison de se débarrasser subitement de ses enfants pour avoir un plus petit chèque.

Leanne se dandinait nerveusement, pas très rassurée. Max soupira. Franchement, ses parents ne lui manquait pas le moins du monde.

-Arrête de bouger comme ça et va dormir dans ton lit.

-Non!

Un bruyant crissement de pneu fit vibrer la maison. Max était alors bien réveillé, ses poings se crispant sur son couverture. Leanne cria et se remise à pleurer. Mis à part le voisin le plus proche, qui était à un kilomètre de la maison, personne ne vivait autour de la résidence des Cherry-Cardinal. Max sortit de son lit, et somma sa cadette de rester dans la chambre. Il n’avait pas de plan en tête. De toute façon, si c’était des voleurs, il n’y avait rien à volé ici.

Max tira les rideaux de la fenêtre du salon. Son corps tendu se relâcha quand il aperçut sa mère et son père sortirent d’une voiture, sans doute volée. Habillée beaucoup trop court pour ce temps de l’année, sa mère était titubante. Max la vue vomir, sans surprise, dans le buisson mort qui décorait pathétiquement le devant de la maison. Quant à lui, son père fit le tour de la voiture et reste un moment à regarder quelque chose, devant les lumières. Max l’entendit pousser un juron, ce qui suffit à lui glacé le sang. Voir son père en colère était souvent signe que quelque chose allait se briser sur autre chose. Une bouteille contre un mur, un miroir contre un poing.

Max fourra ses pieds dans les bottes maintenant devenues trop petites pour lui et ouvrit la porte d’entrée de la maison. Mais il ne fit que deux pas avant de figé complètement sur place, l’intégralité de son visage figeant dans une expression horrifié.

Le corps du chien ne laissait pas de place à l’imagination, sous les lumières crues et dures de la voiture. Sous un amas de sang et de tripes, Max reconnu le chien du voisin. Pire encore, le pauvre chien poussait des cris agonisants. Le garçon ne savait pas ce qui le dégoutait le plus, le chien, ou son père.

-Qu’est-ce que tu as fait?!

Comme introduction, il reçut une gifle de la part de son père.

-Ta gueule! Je vais ce que je veux, je suis chez moi. Cet osti de chien là… J’avais dit au voisin de le garder chez lui, qu’il ne mette pas ses sales pates sur mon terrain.  C’est bien tout ce qu’il mérite, mais avait ses cris je ne vais pas dormir de la nuit.

Sur ces mots, il sorti un gros calibre 12 de la voiture. Max protesta encore une fois, dans le mince espoir de résonner son père. Ce dernier tandis alors l’arme à Max, qui recula aussi vite que si son père lui avait tendu une torche brûlante au visage.

-Fais-le toi-même d’abord.

Max ne bougea pas. Il ne savait même pas s’il le pouvait.

-Je m’en doutais. Qu’est-ce que j’ai fait à Dieu pour avoir un ptit criss de fif à la place d’un fils?

Finalement, son père pointa l’arme vers le chien et tira. Puis l’on entendit plus rien.
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MessageSujet : Re: Souvenirs et confessions
Lun 1 Aoû - 21:25


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Golden

Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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14 avril - 13 ans

En rentrant de l’école avec sa sœur, Max remarqua quelque chose dans un des érables qui poussaient derrière sa maison. Il laissa sa sœur rentrer à l’intérieur, tandis qu’il s’approcha de l’arbre, marchant dans l’herbe encore mouillée par le dégel, avec ses baskets aux pieds. De plus en plus près, il vu que la chose dans l’arbre était plutôt quelqu’un. Olivier, qui habitait quelques rues plus loin, avait encore fugué. Ce n’était pas la première fois qu’il fuyait sa maison et grimpait dans un arbre des Cherry-Cardinal, Max l’avait souvent vu là. Rien que cette année, ça devait être le neuvième fois qu’il faisait le coup. Olivier se tenait à l’arbre, les yeux dans le vide, regardant l’horizon, ou quelque chose que seul lui pouvait voir. Max fronça les sourcils et appela sa mère.

-Mom!

Il attendit deux bonnes minutes que sa mère décolle ses yeux de sa série télé d’après-midi, qu’elle se lève en titubant et dépose sa bière, puis ouvre la porte pour mettre le pied à l’extérieur.

-Qu’est-ce qui a, côlisse?

Max pointa le garçon dans l’arbre, et sa mère poussa un soupir d’outre-tombe. Elle savait quoi faire, téléphoner à la mère du gosse. Ce ne fut pas long, mais Max resta dehors, à fixer son copain de classe pendant que la mère arrivait. Il ne connaissait pas beaucoup Olivier, car jamais il ne parlait en classe. Max était déjà la tête de turc de plusieurs élèves idiots, tout ça à cause de ses cheveux qui commençaient déjà à pâlir. Puis à cause de ses vieux vêtements, rapiécés et troués. Peut-être grâce à ça, il sait mieux se défendre avec ses mots qu’avec ses poings. Mais Olivier, il était seulement très silencieux. Il ne parlait jamais à personne, et ne se défendait pas. Pourtant, il a tout pour être heureux, se dit Max. Ses parents avaient de l’argent, il vivait dans une belle maison sur le bord de l’eau, ses vêtements étaient propres. Il n’avait aucune raison de fuguer.
La mère d’Olivier arriva dans la cour de la maison de Max et s’avança directement vers son fils. Elle l’appela d’abord doucement, essayant gentiment de le convaincre de revenir. Puis, elle monta le ton, exigeant qu’il descende au plus vite. Habituellement, Olivier abandonnait et venait la rejoindre, mais cette fois, rien ne le faisait changer d’avis. C’était comme s’il était l’arbre lui-même.

-Laissez-le donc ici, dit alors la mère de Max, qui était restée regarder le spectacle tout comme son fils. Il descendra quand il voudra, on va le garder en attendant.

La mère d’Olivier le regarda d’une sainte colère maternelle, avant de croisé les bras et retourner dans sa voiture. Quant à Max, il rentra finalement chez lui : il avait des devoirs à faire. Il savait déjà que l’école serait la porte de sortit qui le mènerait à la réussi. Il avait déjà de bonnes notes, mais pas la moindre idée de ce qu’il ferait un jour. Son premier désir était surtout, pour le moment, de se sortir de ce trou.

Le soir venu, Max souhaita bonne nuit à sa sœur, avant de jeter un œil à la fenêtre. Il écarquilla les yeux, en voyant qu’Olivier était toujours là, dans l’arbre, avec son sac à dos et son manteau. Mais il s’était mis à pleurer. Max tendit les bras pour ouvrir la fenêtre et passer sa tête pour crier à Olivier.

-Tu veux pas descendre Olivier?

Le garçon secoua la tête. Max haussa les épaules et referma la fenêtre, se disant qu’il serait certainement partit le lendemain, mais non. Il était toujours là quand Max se réveilla en ce samedi matin. Encore dans l’érable dénudé de feuilles. Pour Max, c’était complètement incompréhensible. Il n’avait aucune bonne raison de fuguer, alors pourquoi le faisait-il?
Après le petit-déjeuner, Max sortit dehors, dans la cour pour aller voir Olivier. Dans ses mains, Max avec un plat d’œuf encore tout chaud de ce matin. Il tendit le plat d’œuf vers son compagnon de classe.

-Tu en veux?

Encore une fois, Olivier secoua la tête et refusa l’offre de Max. Celui-ci ressentit alors une profonde colère, tellement forte qu’il en rougit jusqu’aux oreilles. Olivier avait une bonne famille, une belle maison, des parents qui l’aiment, de l’argent et tout ce qu’il voulait. Le genre de vie que Max aurait tué pour avoir, et Olivier ne le réalisait même pas. Il n’était qu’un enfant gâté.
Max se rendit dans le cabanon à outil et en ressortit avec la hache de son père. Un manche bien rouge avec une lame très aiguisée. Il s’approcha à nouveau de l’arbre et hurla à Olivier :

-Alors tu veux vraiment savoir ce que c’est de vivre chez moi?!

Max frappa le tronc de toutes ses forces et l’arbre se secoua. Olivier s’était mis à crier, mais Max était sourd à ses protestations. Il fendait le bois aussi fort qu’il le pouvait, ramena la hache rouge loin derrière lui avant de l’abattre contre l’écorce. Même quand Olivier se pissa dessus, Max continuait de couper l’arbre coup après coup.

Après, ça ne prit pas longtemps pour qu’Olivier redescende de l’arbre pour courir jusqu’à chez lui.

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MessageSujet : Re: Souvenirs et confessions
Jeu 8 Sep - 21:44


Golden
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Démon : Tectus est un petit renard au pelage aussi blanc que les cheveux de Max.
Il est sournois et très intelligent. Il fera tout pour détruire la vie politique de Max car il considère qu'il ne mérite pas sa victoire. Il sera donc souvent loin de celui-ci dans le but d'aller créer des rumeurs plus ou moins avérées.
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8 septembre – 24 ans

-Sérieusement O’Neil, je ne sais pas ce qui t’as pris.

-Mais Max, tu m’avais demandé de te trouver une entrevue. C’est la seule que j’ai pu avoir.

-Je ne peux pas le croire. Non seulement plus personne ne lis de magazine, mais en plus, celui-là n’a rien à voir. Ça ne parle même pas de politique!

-Justement, le public doit mieux te connaître. Et comme tu es le Whip, tu dois rester neutre alors… désolé mais les questions sont superficielles. Tu dis qu’ils te payent, c’est toujours ça.

-Tabarnak…
__________________________________________

Max Cherry-Cardinal a fait parler de lui l’année dernière lors des élections fédérales grâce à sa victoire insoupçonné dans la circonscription de Niagara. Diplômé de l’Université d’Ottawa, il semble que son ambition n’a pas de limite depuis son élection. Il est aujourd’hui le Whip du parti élu et mène les ministres d’une main de fer. Nous le rencontrons aujourd’hui pour lui poser les 25 questions HotSpot afin de mieux connaître l’un des plus jeunes députes de l’Assemblé Nationale.

1. En amour, vous êtes séduit par…
La passion.
2. Votre designer chouchou est… Je n’ai pas.
3. Le défaut que vous ne pardonnez pas est… La malhonnêteté.
4. Vous ne quittez jamais la maison sans… Mon téléphone cellulaire. Sans lui, je me sans nu.
5. Votre restaurant favori se nomme… Vittoria Trattoria. J’adore la cuisine italienne en général.
6. Votre devise de vie est… Tout vient à point à qui sait attendre.
7. La pièce que vous préférez dans votre garde-robe est… Ma première cravate.
8. En ce moment, vous rêveriez d’être… Au bureau.
9. La première chose que vous faites le matin… Je bois un café. Noir.
10. Vos amis diraient de vous que vous êtes… Perfectionniste.
11. Votre plaisir coupable musical est… J’aime beaucoup le disco.
12. Votre produit de beauté essentiel est… Je n’en ai pas. C’est fini les questions beauté?
13. Vous ne porteriez jamais la tendance… Stop.
14. Le film qui vous a le plus marqué est… Les Choristes.
15. Votre juron favori est… Tabarnak.
16. Les gens seraient surpris d’apprendre que… Je ne suis jamais allé aux États-Unis.
17. Ce qui vous rend beau, c’est… Je ne suis pas beau. Bon, ce n’est pas vrai mais avoue que ça t’en bouche un coin.
18. Le conseil que vous auriez aimé recevoir il y a 10 ans… Ne fais pas confiance à Jessica, elle va te briser le cœur.
19. Pour décrocher… Je fais du sport, spinning ou course. Ou je vais voir ma petite sœur.
20. Si vous n’étiez pas député, vous seriez … boucher.
21. À l’apéro, vous commandez… du champagne, ou du vin.
22. L’odeur qui vous émeut est… celle d’un roman tout neuve. L’odeur du papier me rappelle les bons livres que j’ai lus.
23. Votre application favorite est … Facebook.
24. Si on veut vous faire plaisir, on vous offre… une nouvelle cravate ou une bonne bouteille de vin. Classique mais c’est ce que j’aime.
25. Où en serez-vous dans dix ans… Encore en politique, j’espère. Et loin de cette entrevue je vous assure.

Le questionnaire ne fut finalement jamais publié…
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