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baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.

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MessageSujet : baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.
Dim 4 Sep - 22:19


Humain
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Humain

Personnage sur l'avatar - Anime : hinata shouyou ; haikyuu.


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if you wanna start a fight you better throw the first punch make it a good one, and if ya wanna make it through the night you better say my name like the good, the bad, and the dirty

Il te l’avait demandé, et tu ne savais pas trop quoi penser. Alors, certes, c’était ton ami, tu comprenais, tu avais accepté ; à ses yeux, tu étais toujours son ami. Aux tiens, c’était déjà autre chose, c’était déjà une autre histoire, hélas. Tu aurais souhaité ne pas en arriver là, tu aurais préféré qu’il ne se joue pas de toi ainsi – mais étais-ce vraiment sa faute ? Ce n’était pas comme si tu lui avais réellement dit tes sentiments à son égard après tout, alors tu ne pouvais vraiment rien dire pour ta défense. Mais ça te faisait mal, malgré tout. La jalousie maladive que tu ressentais à chaque fois que tu voyais d’autres personnes en sa compagnie – le souvenir de cette nuit était toujours là, bien présente dans ton esprit. Tu veux oublier, pourtant, mais tu n’y arrives pas ; ton cœur se joue de toi, comme s’il t’avouait que tu n’as pas le choix de toute façon, que tu l’aimes et que tu n’y peux rien. Et c’est peut être ça, le problème – c’est que tu ne peux rien faire pour changer ça. Tu as beau essayer d’oublier, tu as beau passé du temps avec tes amis, essayer de te perdre dans la musique ou la danse ; rien n’y fait. Tes pensées te ramènent toujours à ton ami, à ce blond que tu aimes un peu trop, à ton ami dont tu es tombé amoureux. Pourquoi l’aimes-tu, d’ailleurs ? Il n’a rien d’exceptionnel, il est un homme comme un homme, et pire que ça – il s’amuse avec l corps des autres. Non, vraiment, comment as-tu pu en tomber amoureux ?

Et pourtant te voilà là, devant l’église. Où il t’a donné rendez-vous, où il t’a demandé de le rejoindre. Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu as accepté, tu ne sais pas vraiment tu as laissé tombé ton violon en plein milieu d’une partition, pourquoi tu as essayé de te coiffer du mieux possible, pourquoi tu as mis des heures à choisir des vêtements. A vrai dire, tu ne sais pas pourquoi tu as tout simplement répondu à son message – peut être parce qu’il semblait désespéré, peut être parce qu’il semblait triste, peut être parce qu’il semblait avoir besoin de toi ; et ton cœur n’a pas pu résister. Tu as tapé la réponse comme si ta vie en dépendait, alors que tu avais le cœur qui battait fort, trop fort –tellement fort que ça te faisait mal, que ça te faisait tourner la tête. Et maintenant que tu es là, devant cette église aux allures moroses, devant ce ciel grisâtre qui ne donne pas envie, tu te demandes vraiment pourquoi tu as accepté. Tant de faiblesse en toi que tu sens qu’il peut en profiter autant qu’il veut – il suffit qu’il trouve la bonne tournure de phrase et tu sais que tu seras tout à lui, que tu te livrerais comme un prisonnier à son maître, que tu lui dirais que tu peux tout faire pour lui malgré ta résolution de l’oublier, malgré ta résolution de ne plus l’aimer – mais qui es-tu donc pour décider de ce que va vivre ton cœur ? Tu n’as absolument aucun droit sur lui, sur ce qu’il ressent ; tu n’as aucune emprise sur toi-même et ça t’effraie.

Mais tu le vois là qui se tient droit devant le portail ; et ton cœur ce traître, rate un battement. Tu sens encore ton estomac qui se tord, tu sens que tu as encore envie de te rouler en boule dans ton lit et de pleurer, encore une fois, encore. Tu voudrais que tout ça disparaisse, que tu ne ressentes plus rien ; que tu puisses être son ami comme il se doit, comme il pense que tu l’es. Même si tu penses qu’il n’aurait pas agit comme ça avec un simple ami, même si tu penses qu’il n’aurait jamais couché avec un ami s’il te pense comme tel. Mais tu dois arrêter de réfléchir, tu dois arrêter de te triturer l’esprit ; tu arrives face à lui, et tu sens que ton cœur ne va pas tenir si tu continues à y penser, si tu continues à repasser ces images de cette nuit là dans ta tête. Doucement tu t’approches de lui, doucement tu viens poser ta main sur ton bras pour lui signifier ton arrivé – il semblait perdu dans ses pensées alors tu ne veux pas le surprendre, tu veux qu’il se réveille doucement de ses songes et qu’il te voit comme celui que tu es vraiment ; son ami. « Hey, Judicaël. » Tu dis rarement son prénom en entier, sauf lorsqu’il s’agit de situation importante – ou lorsque tu veux mettre de la distance entre vous. En l’occurrence, tu ne saurais dire lequel c’est des deux, peut être un peu un mixte de tout ça, peut être que tu veux juste essayer de te pousser loin de lui en arrêtant de lui donner un surnom, en te faisant passer pour quelqu’un qui n’est pas si proche que ça de lui. Et pourtant, ton cœur n’arrivera jamais à te trahir ; tu l’aimes et il te le fait bien comprendre. « Tu vas… bien ? » Tu hésites un peu à lui demander, tu trouves que c’est un peu idiot de commencer la conversation comme ça alors que, bien sûr que non qu’il ne va pas bien, son frère vient de mourir, comment pourrait-il aller bien ? Mais tu lui demandes quand même, afin de lui demander s’il va mieux, au moins, juste ça, afin de te rassurer. Et c’est à ce moment là que tu te demandes si, au vu de son amour incontestable pour son frère, s’il ne serait pas amoureux de lui. Et à l’intérieur, tu te bafferais bien de penser à une telle chose idiote. Bâtard.

©雲
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MessageSujet : Re: baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.
Lun 5 Sep - 0:34


Monstre
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Monstre

Monstre : Eikthyrnir Ω Hybride cerf à l'aura enchanteresse, aux bois majestueux et au regard perçant. Bête des dieux, il fut chanceux quant à sa malédiction et peut-être s'attire-t-il certaines foudres bien qu'il n'ait rien choisi. Causes de la transformation encore inconnues, les carottes font parties du lot des choses qu'il ne peut plus manger.
Personnage sur l'avatar - Anime : Tsukishima Kei Ω Haikyuu!!


Moonlight drive
burning through the skies a thing of fire connected with our minds and called us higher crawled across the skies and called our name we are the children of the sun we came to be and to become we are the children on course to where we're from ©alas.


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baby y'know i love you but i missed my shot

Pleurent les violons de ma vie la violence de mes envies siphonnée symphonie

Il y a des choses que tu ne sais pas faire seul. Des choses que tu ne peux pas faire seul. Parce que tu n'y arrives tout simplement pas. Parce que tu n'es pas assez fort pour. Parce que tu n'en as pas la volonté. C'sst une faiblesse comme une autre et la seule vraie excuse que tu trouves à celà, c'est que tu es humain toi aussi -personne n'est parfait et personne n'est invincible pourtant ton orgueil t'empêche d'avouer quoi que ce soit d'autre et jamais tu ne parleras d'une quelconque faiblesse autre que celle d'aujourd'hui. Parce que tu penses ne pas en avoir, parce que tu ne veux pas en avoir et certainement parce que celle-ci est bien la plus énorme de toutes. Tellement grande que tu ne sais l'affronter seul. C'est pour ça que tu as dégainer ton téléphone, histoire de. C'est pour ça que tu as envoyer un message à la première personne qui t'a traversé l'esprit -et tu dis ça parce que jamais tu n'avouera savoir hésité devant l'écran du mobile, fermant et rouvrant plusieurs fois l'application permettant d'envoyer des textos. Tu n'avais pas à hésiter, en vérité, n'est-ce pas ? Il n'y a pas lieu pour toi d'avoir l'ombre d'un doute et pourtant tu as très certainement regardé ton téléphone une bonne dizaine de minutes avant d'appuyer sur envoyer. Tu n'as pas pour habitude de demander de l'aide mais aujourd'hui tu avais très probablement besoin de soutien, rien qu'un peu et tu n'as du demander qu'à lui. Celui qui est là depuis le début, à vrai dire. Quelle ironie. Il t'a vu si bas que même de sa petite taille, il te surplombait -et il est dur de te surplomber, n'est-ce pas ? Et il aurait pu te marcher dessus, un peu, en quelque sorte mais tout ce qu'il a fait c'est de tendre la main et toi, tu as craché dedans. Tu t'en excuseras peut-être un jour, quand tu comprendras que ce que tu as fait était ignoble ; pour l'instant, à tes yeux, tout semble normal et tu fus quelque peu soulagé quand il accepte de t'accompagner. Tu n'aurais pas supporter lire une réponse négative -et sûrement que tu aurais fais la gueule un long moment. Ce n'est pas tous les jours que tu mènes quelqu'un sur la tombe de Camille.

Tu dois aimer te faire du mal. C'est ce que tu te dis quand tu es arrivé bien trop tôt devant la portait de l'église. Le ciel est moche. Gris. Terne. Moche. Et il ne reflète que l'intérieur de ton âme. Tu ne sais pas vraiment pourquoi celà t'a pris et tu ne sais pas vraiment pourquoi celà t'a pris mais le manque de ton frère fut bien présent ce matin quand tu as regardé le calendrier. Ce n'était en rien son anniversaire ou l'anniversaire de sa mort -et qu'elle triste ironie que d'utiliser le même mot pour ces deux événements, comme s'il était joyeux de fêter la mort, et pourtant tu avais envie de le voir, d'une certaine manière. Peut-être est-ce les photos que tu t'étais risqué de zieuter la veille : tu n'aurais jamais du et tes yeux gonflés derrière tes lunettes doivent très certainement se souvenir de la nuit que tu as passé. Tu as pris le temps d'acheter un bouquet sur ton chemin et même si les minuscules fleurs que tu tiens entre tes doigts ne sont que de modestes tulipes, elles restent les fleurs qu'il avait toujours préféré et tu ne manques jamais une occasion pour en fleurir sa tombe. Tu te demandes s'il sourit. Triste vérité que de savoir ton âme et ton esprit hanté par ce fantôme dont tu ne te pardonneras jamais la mort ; à quoi bon quand tout semble t'accuser, quand toi-même tu sembles t'accuser ? Tu es le seul fautif disent-ils et il n'ont peut-être pas tort ; tu es un monstre. Et le soleil et la lune tatoués sur tes avant-bras te rappellent à quel point il briller et à quel point tu avais besoin de lui pour briller aussi ; maintenant, tu n'es guère rien, plus que l'ombre de toi-même. C'est perdu dans ces pensées-là que sa main sur son ton bras te fit faire un léger bond, tu ne t'y attendais franchement pas et le coup d'œil jeté à ton montre te fit comprendre qu'il était l'heure -et qu'il était à l'heure. Alors tu as essayé de chasser l'air maussade de ton visage avec un sourire quand ton prénom raisonne et c'est d'un geste de la main que tu le balayés ; « J't'ai dit cent fois de m'appeler Jude. » Judicaël, ce n'est que pour papa et maman quand ils ne sont pas contents. C'est aussi parfois pour celles qui veulent crier ton nom. Ou pour lui quand il voulait te réveiller le soir quand il avait peur du noir. « Je vis. » c'est ce que tu dis sans vraiment le croire -vis-tu vraiment ? tu ne sais pas. Peut-être. Peut-être que tu t'es senti vivant ce soir là quand tu as rencontré l'inconnue au bord de la rivière et depuis ? Et avant ? Ton cœur a cessé de battre en même temps que le sien -peux-tu le dire aux autre ? Non, ils ne comprendraient certainement pas et tu essayes de lui adresser un sourire -fissure sur ton visage fatigué ; « Et toi, comment tu vas ? Tu as l'air en forme. » a-t-il vraiment l'air en forme ? Probablement pas. Il est toujours trop pâle. Toujours l'air fatigué. Toujours trop maigre -ou est-ce simplement les vêtements flottants qui donnent cette impression de maigreur absolue. A-t-il vraiment l'air en forme ? Non pas vraiment mais tu crois simplement que c'est comme ça qu'elles disent, les grandes personnes, alors tu le dis aussi mais finalement tu te reprends un peu et t'as serré le bouquet dans tes doigts alors que tu poussais le lourd portail de l'Eglise pour entrer et dieu que le son de ce fer rouillé te donne des frissons ; tout celà a des allures de faux film d'horreur et tu n'aimes pas trop ça. « Je suis désolé de te traîner ici avec moi, Al. tu dois avoir mieux à faire je suis sur du genre... T'entrainer ? Peut-être ? » et tu te dis que toi, t'as oublié le tien de violon et tu ne pourras en rien partager les bruits de ton archers avec le corps sous tes pieds. « Je ne me sentais pas d'y aller seul aujourd'hui... » et pas qu'aujourd'hui, mais le savait-il ? « Merci, en tout cas... Je te revaudrai ça. Sur le chemin du retour je paye le milkshake si tu veux. » et oui, peut-être que tu as doucement ris. Doucement. Pour respecter le silence s'il vous entoure. Pour respecter ceux qui dorment.

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Dernière édition par Judicaël Winiger le Jeu 8 Sep - 19:31, édité 4 fois
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MessageSujet : Re: baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.
Mar 6 Sep - 23:35


Humain
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Humain

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Il t’avait dit de l’appeler Jude, oui. Mais tu ne veux pas le faire. Pas maintenant, pas tout de suite. Tu sens que ça te ferait trop mal que ça te rendrait bien trop faible – et tu es déjà bien trop faible devant lui, plus que tu ne voudrais l’admettre, plus que tu ne le souhaiterais ; et il te dit qu’il vit. Il ne peut que te dire ça, n’est-ce pas ? Tu le vois à l’air fatigué, tu le vis aux yeux rougis ; a-t-il pleuré il y a peu de temps ? Tu aimerais savoir et en même temps tu ne veux – ça te fait trop mal, tu sais qu’il pleure pour son frère, tu sais qu’il pleure sa disparition. Et lui, pleurerait-il pour toi ? Pleurerait-il pour ton cœur meurtri, pour ton amour propre piétiné ? Pleurerait-il pour ton égo qui en a pris un coup, pour ton désir d’arrêter de l’aimer ? Tu aimerais tellement le détester, ce serait tellement plus facile. Le détester lui, ou le détester son frère – rien de tout ça ne serait arrivé s’il était toujours là, s’il était toujours en vie. Tout aurait été tellement plus simple, finalement ; tu n’aurais jamais couché avec lui, tu n’aurais jamais autant souffert ; tu aurais toujours tout gardé pour toi. Et tu as mal. Tu voudrais détester son frère pour te l’avoir pris ; tu as l’impression qu’avec sa mort il a pris le cœur du blond. Et ça, ça te tue.

Tu as l’air en forme, qu’il te dit. Oh, s’il savait. S’il savait à quel point tu as envie de te terrer sous le sol ; s’il savait à quel point tu as envie de l’oublier, de ne plus vivre en pensant à lui tous les jours, s’il savait que tu joues du violon jusqu’à t’en saigner les doigts juste pour essayer d’oublier, juste pour essayer de seulement arrêter de penser. Ça te tue qu’il te dise que tu as l’air en forme ; l’es-tu vraiment ? T’en sais trop rien. T’aimerais te dire que oui tu vas bien, tu aimerais tellement t’en persuader – si seulement. Tout serait plus facile, tout sonnerait tellement moins compliqué. Alors tu ne fais que lui sourire pour approuver ses dires – oh tu ne vas pas t’amuser à lui dire que tu ne vas pas bien – de toute façon tu penses qu’il s’en fichera bien de ce que tu ressens. Ou il se moquera de toi, peut être. ‘Oh, tu souffres pour ça ? Que tu es bête, Alion.’ Et oui, que tu l’es, de l’aimer, de l’avoir cru, d’avoir cru en ses gestes. Que tu es bête d’avoir pensé qu’il avait peut être changé pour toi, qu’il avait peut être compris que tu étais toujours là pour lui – peut être le pense-t-il encore vu que c’est toi qu’il a appelé, toi et toi seul pour venir avec lui sur la tombe de son frère décédé, sur la tombe de son frère qui a tout compliqué, qui a tout rendu tout difficile, tout gris, tout mauvais. Tu le vois serrer le bouquet entre ses mains – et c’est ton cœur qu’il serre et qu’il détruit à petit feu. Tu voudrais tant le lui prendre, ce bouquet, tu voudrais lui dire d’arrêter de regarder le passé et de se concentrer sur le présent et le vivant – mais tu ne peux rien dire, rien du tout. C’était son frère, celui avec qui il partageait tout ou presque, celui avec qui il vivait tous les jours – celui qui l’aimait le plus au monde. Toi, tu ne sais pas ce que ça fait d’avoir des frères et sœurs, toi, tu ne sais pas que ça fait d’avoir tout ça chez toi. Toi, tu ne connais que l’abandon de ton pays et tu ne guère te plaindre de plus – alors tu ne dis rien et tu le suis, et tu acquiesces de nouveau en un pauvre sourire pitoyable lorsqu’il dit qu’il te traine – que peux-tu dire de toute façon. Il ne sait rien, rien du tout, il ne s’imagine rien, et toi tu es venu comme le bon ami, comme le simple ami, l’ami qui l’épaule quand il en a besoin, l’ami qui l’aide quand il le demande. Et tu repenses à cet argent que tu as de côté, et tu penses à cette discussion que tu as eu avec tes parents – tu ne sais pas s’il s’agit du moment pour le dire, mais tu penses que cela bouclerait une boucle. Tu as connu son frère vivant, tu as connu son frère lors des funérailles, et maintenant tu connais son frère sous la terre. Peut être que de te voir lui rappelle que toi aussi, tu le connaissais de nom, de loin, tu en entendais parler – de son vivant, et c’est comme si tu le connaissais presque autant que Jude. Et peut être que ça lui fait mal, à lui aussi. Tout comme à toi. Maintenant qu’il a passé le cap, maintenant qu’il a réussi à comprendre que son frère n’est bel et bien plus, peut être est-ce le temps que tu partes. N’est-ce pas pour ça qu’il se rend sur sa tombe ? Parce qu’il comprend, parce qu’il a enfin accepté sa disparition ; et tu sais que c’est la meilleure chose pour lui, que d’avoir enfin accepté tout ça. Et maintenant, c’est à ton tour d’accepter la vérité, d’accepter que tu ne peux pas continuer à vivre à ses côtés. « C’est rien, je comprends. » Lui réponds-tu sans vraiment y prêter attention – tu es plus concentré sur le chemin grisâtre et peu joyeux de l’église qui vous mène jusqu’aux tombes ; tout ça à une allure de film dramatique et ça te ne te fait pas rire, ça ne te fait même pas sourire qu’il veuille t’offrir un milshake – c’est une offre bien pauvre par rapport à ce que tu veux, et tu préfères partir le plus vite possible pour que ton cœur arrête enfin de te poignarder encore et encore. « Je n’ai pas faim alors ne t’inquiète pas pour ça. C’est normal de venir quand un ami a besoin de toi, tu sais. » Et étrangement tu as toi-même du mal à dire ses mots ; tu te fais du mal tout seul à dire ça mais c’est pour t’en convaincre toi-même ; c’est pour mieux t’aider à lâcher prise, à comprendre qu’il n’y a aucun espoir. Et bien vite vous arrivez devant les tombes, et bien vite tu vois Judicaël qui s’approche d’une d’elle et qui s’arrête devant ; sûrement celle de Camille, sûrement celle de celui qui lui a volé le cœur – et tu ne sais pas qu’à ce moment même ce que tu dis est si, oh oui, si vrai. Tu es peut être le premier à faire un geste ; à t’agenouiller et à caresser sa tombe où y est incrusté son nom. Comme pour le saluer, comme pour lui dire que toi aussi tu es là, même si tu ne l’as jamais vraiment connu en personne – tu sais tant de choses de lui que c’est tout comme pour toi. Savait-il autant de chose sur toi que toi sur lui ? T’en sais rien et ça t’étonnerait que Jude lui parle de toi. Pourquoi lui parlerait-il de toi, après tout ? Tu n’es qu’un simple ami qui n’a rien d’extraordinaire. Pourquoi s’embêterait-il à parler de toi à son frère qui était la lumière de sa vie, après tout ?

Il n’y a aucune raison et c’est bien ça qui te fait le plus mal. Tu le laisses faire ses salutations à son frère, tu le laisses faire ce qu’il veut du bouquet – tu ne regardes qu’à moitié ses gestes à vrai dire. Après qu’il ait fait tout ce dont il avait besoin de faire, tu positionnes tes mains en prière et tu pries à ce dieu si cruel la raison de tout ce petit manège. Au fond, tu te demandes si vraiment Camille pourrait t’entendre et si tel est le cas tu lui demandes bien gentiment de délivrer son frère de ce maléfice qui l’entoure – qu’il accepte bien vite sa mort et qu’il se tourne vers le futur et quel égoïste tu es là, et quel monstre tu es là. Tu te frapperais, tu te haïrais presque si seulement tu ne savais pas que tout cela allait bien vite se terminer – ta décision n’est pas encore tout à fait prise, mais elle le sera très prochainement. Et tu défais tes mains, et tu relèves la tête, et tu attends qu’à son tour il ait fini de prier avant de fermer les yeux une nouvelle fois – le dire ou ne pas le dire, le dire ou ne pas le dire. Et finalement tu te dis qu’il n’y a pas plus propice comme situation, et finalement tu te dis que c’est un peu comme si à ton tour tu enterrais ton cœur, comme si à ton tour tu enterrais ton amour, comme si à ton tour tu enterrais Jude ici, dans ce même cimetière et qu’il rejoigne paisiblement son frère et qu’il laisse enfin ton cœur ne paix ; « Je vais repartir en Iran, Jude. » Et pour une fois, pour une de ses rares fois et de ses dernières fois ; tu prononces ce surnom que tu détestes autant que tu l’aimes.

©雲
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MessageSujet : Re: baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.
Ven 9 Sep - 10:47


Monstre
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Monstre : Eikthyrnir Ω Hybride cerf à l'aura enchanteresse, aux bois majestueux et au regard perçant. Bête des dieux, il fut chanceux quant à sa malédiction et peut-être s'attire-t-il certaines foudres bien qu'il n'ait rien choisi. Causes de la transformation encore inconnues, les carottes font parties du lot des choses qu'il ne peut plus manger.
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Ne pas être inquiet, c'est ce qu'il te dit quand tu proposes un milkshake. Tu n'as pas  être inquiet parce qu'il n'a pas faim et tu te demandes s'il dit ça souvent. Tu te demandes s'il dit qu'il n'a pas faim, souvent. Tu te souviens de son corps que tu as enlacé et tu te souviens des os sur lesquels tes doigts ont couru sans grande retenue. Tu aimerais ne pas t'en souvenir, à vrai dire, parce que c'est un peu une erreur, parce que tu n'aurais jamais du faire ca, parce que tu étais perdu, errant, parce que tu ne savais plus. Tu aurais aimé pourtant savoir, un peu plus, un peu mieux, réfléchir, cesser de te laisser porter par tes émotions parce que dieu seul sait à quel point ce fut une erreur que de me toucher, que de l'effleurant, que de le briser ainsi. Et le pire c'est que tu ne t'en rends même pas compte, que tu n'aurais jamais su faire autrement. Parce que toi, il n'y a que le corps qui parle et c'est ainsi que tu montres ta gratitude, ton affection, ton plaisir, ta tristesse, ta haine. Il n'y a que par ca que tu passes. Tu frappes comme tu baises ; et ca n'étonnera personne, n'est-ce pas ? C'est ce qu'ils disent tous, c'est ce que dit l vieux de la boutique aussi. Il te le répète sans cesse, que t'as la tronche du sale gosse bagarreur, que ca ne l'étonne pas qu'on puisse te chercher des noises -mais ça l'étonnes que tu puisses plaire avec toutes ces barres de fer qui traversent ta peau et dieu celui des mamelons c'est le pire, Judicaël !. Et ca t'amuse un peu, cette histoire de mamelons, parce que le vieux il te fait rire avec sa façon de parler, un peu bizarre, un peu perchée et tu te dis qu'au final, il n'est pas si différent de toi, d'une certaine manière et peut-être est-ce pour ça qu'il t'a pris en pitié, peut-être est-ce pour ça qu'il a décidé de t'héberger ? Tu ne sais pas trop. Tu l'espérer. Tu espères juste que ce n'est pas une simple pitié pour ce pauvre gosse dont les parents renient toute existence parce qu'il a tué son frère sans grande retenue. Tué ton frère ? Ce n'était pas toi, que tu te fatigues à rester sans que personne ne te croie. Ce n'est pas ta faute s'il a heurté la voiture. Hein que ce n'est pas de ta faute ? N'est-ce pas ? Et tu ne sais même pas pourquoi tu te questionnes, tu sais que c'est de ta faute. Oh oui, tu le sais. Et il y a bien quelque chose pour te le rappeler.

Tu n'y es pas allé souvent, sur la tombe, depuis qu'il est parti. Tu n'y arrivais pas, tu ne pouvais pas et chaque fois que tu approchais les grilles du cimetière, tu te mettais tellement à pleurer fort qu'il était pour toi impossible de continuer. Tes parents te l'ont reproché, ils te l'ont dit. Tu sais qu'il est triste ? Tu sais que son âme pleure ? Tu sais que s'il ne trouve pas le repos éternel, ce sera de ta faute ? Et tu le sais si bien, oh oui, si bien, que tu as l'impression parfois que son fantôme est encore là pour te hanter. Tu as l'impression de le voir, de l'entendre mais ce n'est probablement que la représentation de quelques uns de tes souvenirs qui dessine sa pauvre ombre un peu partout où elle peut, parce que tu comprends, Jude, tu dois souffrir, il est hors de question que ça se fasse autrement. Et oui, peut-être que venir avec Alion t'apaise, peut-être que venir avec Alion te donne le courage ; parce qu'il est un peu comme toi, n'est-ce pas ? Parce que vous vous comprenez, non ? Tu as toujours eu l'impression qu'il était une épaule sur laquelle tu pouvais te reposer autant que tu lui tendais la tienne, tu as eu l'impression que vous vous comprenez, des fois, peut-être juste avec un regard mais n'était-ce que toi qui te faisait des films ? Tu ne sais pas. Tu n'aurais peut-être pas dû lui demande rde venir, il n'a pas l'air à l'aise, il n'a pas l'air bien. Et tu te dis que peut-être il ne se sent pas à sa place ? Pourtant, Camille le connaît, un peu, à travers tes mots, à travers ce que tu racontais, à travers son violon aussi que tu réparais parfois et les histoires qu'il semblait raconter -il est si vieux, si beau, si tendre ce violon et plein d'histoire au fond du cœur, plein d'histoire à cacher, plein d'histoire qui se font et qui ne se disent que lorsqu'il pose les doigts dessus et toi tu ne peux qu'apprécier ce qu'il veut te raconter et même si tu ne comprends pas, même si tu ne sais pas, il le raconte et c'est si doux, si loin que ça te donnerait presque envie de pleurer -tu l'as déjà fait. Et tu as posé le bouquet sur la tombe, avec un petit sourire, avec un petit mot soufflé, quelque chose que tu lui murmures comme tu lui murmurerais à l'oreille et tu as fini par regarder son nom inscrit, gravé, avant de fermer les yeux pour retenir les maudites larmes qui veulent s'échapper et tu as joins tes mains, doucement, et ton esprit s'est fait prière silencieuse.

S'il t'écoute, qu'il te pardonne, S'il t'écoute, qu'il ne disparaisse jamais. S'il t'écoute, qu'il reste à tes côtés. Tu t'en fous bien qu'il soit un monstre, une âme, une chose, tu le veux là à tes côtés, tu le veux là, sentir sa présence, celle qui te déchire le cœur, celle que tu as l'impression parfois de reconnaître quand il est bien trop tard et que les joints fumés ont embrumés ton esprit, que le canapé que le vieux t'a prêté n'est plus assez. Tu pris tous les dieux que l'on te le rende mais tu rigolerais presque à cette idiotie -ce n'était qu'un vœu, n'est-ce pas ? Et le tien s'est doucement vu écrasé par les pieds du Diable lui-même qui n'a fait que rire de ta Destinée. Et il le savait, oh oui, il le savait si bien que rien ne se ferait et pourtant, il t'a laissé gâcher ta vie. Tu es aveugle, si aveugle, que c'est pour toi que l'on devrait prier. Et tu délies tes mains avec difficulté, et tu rouvres tes yeux doucement et tu es certain d'avoir su retenir tes larmes pourtant la voix d'Alion vient briser le silence de ton recueillement, elle vient briser le silence de tes maux. « Hein ? » est la réponse la plus intelligente que tu aies pu lui donner sur le coup, alors que tu as tourné la tête vers lui, alors que peut-être les larmes ont roulé seules sur tes joues, alors que peut-être tu viens les essuyer d'un revers de la main en reniflant parce que ce n'est pas comme ça que ça marche, parce que t'es fort, n'est-ce pas ? Parce que tu ne dois pas te laisser abattre, oh non, loin de là. Et tu le regardes. Tu le fixes. Tu essayes de voir si c'est une blague -et pourquoi en serait-ce une, idiot ? « Tu veux dire, pour toujours ? Genre, tu te barres à jamais.. ? » questionnes-tu comme un enfant demanderait si c'est vrai que le Père Noël n'existe pas. Et tu ne sais pas comment le prendre ; ton cœur bat fort, très fort, et les colonnes qui retenaient ton monde s'écroulent une à une, ne laissant plus que des ruines de ta vie. D'abord Camille puis Alion, c'est ça ? Et les personnes autour desquelles ton pauvre mon tournait semble s'échapper, fuir, s'en aller pour te laisser seul, mais n'est-ce pas tout ce que tu as mérité, au fond ? Et peut-être que les larmes se sont remises à dévaler tes joues pâles quand tu as réalisé ce que cela signifiait ; « Et le violon ? Et le reste ? Tu abandonnes tout.. ? Tu repars juste... Comme ça ? » comme ça, hein, comme si de rien était, comme un voleur -mais qu'avait-il volé ? « Tu l'as décidé quand ? » que tu saches, juste comme ça depuis quand il y réfléchit, depuis quand il te le cache, depuis quand il fait presque semblant ; « Et tu ne m'en as même pas parlé... » est peut-être ce qui raisonne le plus fort entre ces tombes. C'est très probablement un reproche alors que tu renifles, alors que tu baisses les yeux sur la tombe, alors que tu es presque en colère contre le roux ; qu'il parte, tu t'en fous n'est-ce pas ? Et ce n'est pas le bruit de ton cœur qui se déchirer que l'on entend-là, rien de tout ça.
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MessageSujet : Re: baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.
Ven 9 Sep - 12:21


Humain
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Humain

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if you wanna start a fight you better throw the first punch make it a good one, and if ya wanna make it through the night you better say my name like the good, the bad, and the dirty

Tu as lentement attendu ta sentence ; tu avais comme l’impression de lui dire que tu allais mourir – et peut être est-ce le cas, peut être que ton cœur s’en va mourir dans ce pays que tu aimes tant, dont tu rêves tant. Peut être est-ce vrai que t vas mourir après tout – l’Iran n’est pas un pays réputé pour être sécurité et paix, sans maladie ni tuerie. Et pourtant c’est ton rêve de toujours de repartir là-bas, c’est ton rêve de toujours de la retrouver elle, de retrouver ta famille. La vraie, celle qui sait, celle qui vous connait – car personne ici ne sait que tu as commencé à jouer du violon car vous étiez trop pauvre. Personne ne sait, et tu sais que ça ferait scandale si on apprenait la manière dont tu t’es saigné les doigts pour ta mère, la manière dont ta mère voulait absolument que tu joues ; alors tu partiras avec ce talent maudit et ces secrets inaudibles. Personne ne sait – personne ne saura. Pas même Jude, pas même ton père qui fermait les yeux et qui a certainement du oublier, pas même Hypérion à qui tu as confié le secret de ta vie. Tu ne le diras à personne et tu partiras ; tu reviendras dans ce pays pour lequel ton cœur souffre. Et même si pour ça tu auras l’impression de crever de la distance de ne pas voir le blond, même si tu sais que tu souffriras tellement que tu seras tenté de revenir ; ça te fera du bien. Tu dois l’oublier, tu dois arrêter de penser à lui quitter à souffrir ; l’amour n’a jamais été une chose simple et à vivre, et tu ne fais pas exception à la règle hélas.

Et tu attends ; tu attends qu’il finisse de prier avant de lâcher la bombe. Tu l’as vu s’essuyer les yeux de quelconques larmes qui tombaient sûrement et pourtant tu as fait comme si tu n’avais pas vu, tu as fait comme s’il n’y avait rien – comme s’il ne continuait pas de pleurer son frère mort. Tu as fait le salaud, celui qui ne fait pas attention aux sentiments des autres et tu as lâché la phrase le plus naturellement du monde. Et ça te fait sourire cette répondre automatique qu’il a de te répondre comme un idiot. Ce ‘hein’ résonne dans ta tête et tu te dis que, ouais, c’est sûrement la meilleure réponse pour ce que tu as annoncé. Tu ne lui en as jamais parlé, après tout, c’est bien normal qu’il ait cette réaction même si au fond tu sens que ça résume très bien votre relation ; des amis qui ne se comprennent plus, qui ignorent trop de choses l’un de l’autre. Et ça te brise le cœur. Vraiment. Et pourtant il te questionne comme pour savoir à l’avance ce à quoi il doit s’attendre ; vas-tu vraiment repartir pour toujours sans jamais avoir un regard en arrière pour lui ? Vas-tu vraiment repartir là-bas et réussir à faire taire tes sentiments qui te hurlent de ne pas le faire, que c’est une erreur, que tu t’en voudras toute ta vie ? Oui, sûrement. Tu es déterminé à le faire, en tout cas. Pour une fois que tu décides quelque chose de toi-même, pour une fois qu’il s’agit d’une décision qui t’appartient, qui n’est pas influencé par tes parents, alors oui, tu es déterminé. « Oui, sûrement. Mes parents vont certainement pas tarder à rentrer en Tchèque de toute façon, alors je n’aurai aucune raison de revenir ici. » Pas même pour toi as-tu envie de rajouter, mais tu sais que ça te ferait trop mal de te mentir à toi-même ; ce n’est même pas pour lui que tu ne le dis pas, parce que tu penses qu’il s’en fout, de toi. Tu penses qu’il s’en fout au point où il ne te retiendra pas ; pourquoi te retiendrait-il ? Il ne t’a pas retenu lorsqu’il t’a jeté comme l’un des multiples corps qu’il a embrassé, il ne t’a pas retenu lorsque c’est toi qui est allé pleurer ton cœur dans ton lit après cette nuit trop belle pour être vraie, et il ne te retiendra pas lorsque tu partiras en Iran. Tu en es sûr. Et tu vois ses larmes qui reviennent ; et ton cœur se serre. Mais tu ne veux pas faiblir, tu ne veux pas être faible devant lui, et puis ce ne sont que les larmes refoulées pour son frère, n’est-ce pas ? [color=green]« Oui, tout. Après tout c’est mes parents qui sont venus ici en premier, je n’ai jamais eu à faire part de mon acceptation ou non. »[/green] Et ça te tue qu’il te parle d’abord de ton violon ; ils sont tous pareils de toute façon. Tes parents, ton agence, lui. Ils sont tous pareils à d’abord pensé à ton violon qu’à toi, il sont tous pareils à d’abord penser à l’argent que tu engendres qu’à tes sentiments ; ça a toujours été comme ça, et ça le restera sûrement. « Depuis que mes parents ont quitté l’Iran. J’ai toujours voulu y revenir, tu sais… » Et bien sûr que non qu’il ne sait pas, et bien sûr que non qu’il ne pouvait pas savoir, et bien sûr que non qu’il ne pouvait pas s’en douter – il ne sait même pas que tu danses pour ton pays, il ne sait même pas tout cet amour que tu as pour l’Iran. Tu ne lui en as jamais fait part étrangement, et maintenant que tu y réfléchis tu te demandes pourquoi – il est censé être ton meilleur ami et pourtant jamais tu ne lui as fait part de ton regret d’avoir quitté ce pays de l’orient, jamais tu ne lui as fait part de ton désir d’y retourner un jour. Peut être qu’en fin de compte ton cœur a été plus réactif que ta tête ; il savait ce qui allait arriver et a protégé tes pensées pour ne pas les dévoiler à ton ennemi qui, sûrement, aurait réussi à t’enlever cette idée de la tête. Dieu soit loué que tu ne lui aies rien dit ; « Je suis désolée… Je me disais sûrement que je ne rentrerai pas tout de suite alors je n’ai pas trouvé cela utile de t’en parler, je suppose. » Tout comme tout ce que tu me caches de toute façon te retiens-tu d’ajouter, de lui cracher à la gueule – mais tu sais que vous finirez pour vous disputez – n’est-ce pas là le vent d’une dispute de toute façon ? T’en sais rien mais tu sais que tu t’en fous ; tu n’es pas à ça près et si vous finissez effectivement pas vous énerver, si vous finissez effectivement par vous disputez alors au moins tu n’auras aucun regret à quitter le Canada. Tu ne lui diras rien concernant ton départ ; tu partiras comme un voleur, oui, mais au moins tu ne regretteras pas d’être parti en bon terme, ne te dire que c’est dommage, vous auriez tellement pu faire autre chose de votre vie, vous auriez tellement pu rester amis – peut être ? Et tu sais qu’un beau jour tu te détesteras d’être parti comme ça, tu te détesteras d’être parti sur une dispute mais au moins peut être que comme ça, il se souviendra de toi, peut être que comme ça il ne t’oubliera pas de si tôt, peut être que comme ça il te pleurera comme il pleure son frère. Et tu te dis que t’es vraiment horrible ; t’es vraiment une sale personne pour penser ça, pour vouloir le voir triste et souffrant de ton absence, et tu trouves que ton amour est laid, si laid. Tu veux tellement le faire taire, cet amour immonde que tu as là, oh oui tellement et pourtant tu ne peux t’empêcher de souffler comme pour toi comme pour lui ; « Ce n’est pas comme si ça allait changer ta vie de toute façon. » Et c’est peut être ça qui te blesse le plus ; c’est que c’est vrai. Sa vie ne changera pas que tu sois là ou non, alors à quoi bon rester après tout, si tu ne fais que souffrir et que celui qui en est la cause n’en a rien à faire, si celui qui en est la cause l’ignore et continue sa vie comme si de rien n’était ? Rien ne changera, tu te dis. Rien ne changera que tu sois au Canada ou en Iran, il aura la même vie, il continuera à vivre comme il le veut ; comme il l’a toujours fait. A passé de corps en corps et peut être qu’un jour il oublierai vraiment son frère et peut être qu’un jour il tombera vraiment amoureux ; et tu ne veux pas être là pour voir ça, tu ne veux pas être là pour voir ses yeux qui aiment le sexe devenir des yeux qui embrassent l’amour d’un autre ; tu ne peux juste pas, c’est au-delà de tes forces de petit lâche de la vie.

©雲
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MessageSujet : Re: baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.
Mer 14 Sep - 11:30


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Monstre : Eikthyrnir Ω Hybride cerf à l'aura enchanteresse, aux bois majestueux et au regard perçant. Bête des dieux, il fut chanceux quant à sa malédiction et peut-être s'attire-t-il certaines foudres bien qu'il n'ait rien choisi. Causes de la transformation encore inconnues, les carottes font parties du lot des choses qu'il ne peut plus manger.
Personnage sur l'avatar - Anime : Tsukishima Kei Ω Haikyuu!!


Moonlight drive
burning through the skies a thing of fire connected with our minds and called us higher crawled across the skies and called our name we are the children of the sun we came to be and to become we are the children on course to where we're from ©alas.


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baby y'know i love you but i missed my shot

Pleurent les violons de ma vie la violence de mes envies siphonnée symphonie

C'est à travers ces nouveaux mots que tu as l'impression de découvrir Alion, que tu as l'impression qu'il est comme un inconnu qui se dévoile. Toi, tu pensais en savoir des choses sur lui, tu pensais le connaître, tu pensais avoir fait le tour de la question, le tour de son être, le tour de son âme et peut-être as-tu simplement fait le tour de son cœur que tu gardes entre tes doigts égoïstes parce qu'il est bien mieux ainsi, hein ? Tu pensais tout savoir de lui -en savoir beaucoup en tout cas, oui, mais ses mots sont tombés comme une drôle de sentence et voilà que tu ne sais plus rien, tu ne sais plus qui il est, c'est tout juste si tu sais comment il s'appelle -Alion, n'est-ce pas ? Et si ce n'était pas son vrai prénom et si soudainement il t'annonçait qu'à vrai dire, il n'était qu'un mensonge, une ombre, une fabrication éphémère de ton esprit qui traîne ici et là quand tu as besoin d'elle, un mirage ? Et s'il t'annonçait qu'à vrai dire, tu as atteint l'âge où il n'a plus le droit de te côtoyer, où tu n'as plus le droit de le voir -et tu es certain d'avoir vu quelque chose comme ça à la télé un soir de noël, un drôle de film où l'Ange Gardien se devait de quitter son enfant pour une raison qui t'es encore inconnu. Est-ce pareil pour Alion ? Et la pensée te secoue, parce que ce n'est pas ce que tu penses de Alion, ce n'est pas ainsi que tu l'estimes et tu as beau l'apprécier, il n'en est en rien ton ange gardien -tu penses et pourtant, tu sais que tu devrais le considérer ainsi, en quelque sorte, parce que c'est lui qui était là à la mort de Camille, parce que c'est lui t'a empêché de faire une connerie, parce que c'est lui qui t'a permis de garder la tête haute -et tu sais que c'est son corps contre lequel tu t'es égoïstement perdu pour oublier ta tristesse, pour sécher tes larmes et c'est de ses baisers que tu t'es pansé le cœur, et c'est de ses bras que tu t'es couvert quand tu semblais avoir froid, quand tout semblait perdu, quand tout s'est échoué. Et tu le sais et peut-être que tu devrais t'en excuser mais en même temps, tu ne sembles pas désolé, en même temps, ce serait presque mentir que de dire pardon parce que tu ne sembles vraiment pas désolé. Tu aimerais peut-être parce que tu sais que depuis cette nuit-là, des choses ont changé, tu sais bien que ça ne peut plus être pareil quand tu as vu son visage se tordre dans le plaisir ou quand tu as entendu sa voix raisonner quelque part au fin fond de tes tympans ; ce n'est plus pareil une fois que tu as vu, caressé, embrassé son corps, une fois qu'il t'a laissé faire. Peut-être aurais-tu aimé que ça ne change pas trop et peut-être aurais-tu voulu que tout soit la même chose mais tu sais aussi que c'est impossible ; un peu plus maintenant qu'il fait tomber sa drôle de punition ; il s'enlève à toi, il s'arrache à tes bras et toi, tu ne sais même pas pourquoi ça te donne envie de chialer. Parce que t'es un peu idiot, parce que tu ne comprends pas, parce que tu ne comprends rien de toute manière, on le sait, n'est-ce pas ?

« J'savais pas. » as-tu vaguement répondu comme s'il attendait une réponse mais c'est la vérité, comment pouvais-tu réellement savoir cela, n'est-ce pas ? Ce n'est pas comme s'il t'avait parlé de l'Iran, ce n'est pas comme s'il t'avait partagé tous ses secrets et c'est là que tu réalises que c'est peut-être un choix dangereux -courageux ? Et tu ne sais pas si tu dois t'inquiéter -si c'est pour ça que ton cœur s'accélère et tu ne sais même s'il y a vraiment réfléchit en faisant ce choix mais qui es-tu pour l'empêcher de vivre son rêve, de le réaliser ? Qui es-tu pour lui dire de ne pas faire ce qu'il a envie quoi toi-même tu ne suis que tes propres règles ? C'est bien idiot, bien stupide -un peu comme toi, n'est-ce pas ? Disons que tu n'es pas très intelligent, pas très grand ou alors que tu joues les idiots. Il y a peut-être ça aussi ; parce que quand on se montre trop intelligent, quand on montre que l'on réfléchit vraiment, ce n'est jamais bon. Il y a des questions qui se posent, des gens qui veulent savoir, des gens qui demandent des choses et toi, tu ne veux pas qu'on te demande, tu ne veux pas qu'on te dise quelque chose, tu ne veux pas qu'on te fasse des grands mots sur la vie quand tu n'es même pas capable de réellement l'affronter. Mais aujourd'hui, ce n'est pas toi qui semble prendre la fuite, c'est lui et finalement tu te rassures peut-être un peu en te disant que tu n'es pas le plus faible.
Et il ne trouvait pas utile de t'en parler. Peut-être qu'au fond, il a raison. Et peut-être qu'au fond, ça ne sert à rien, et peut-être qu'au fond, il pouvait partir sans rien dire que c'était la même chose, n'est-ce pas ? Parce que c'est un peu de ta faute aussi, parce que tu as des secrets, parce que tu ne dis pas tout, parce que tu es un peu mystérieux. Et il s'en excuse mais tu ne sens aucune sincérité derrière ses paroles ; « Ca ne sert à rien d'être désolé. » que tu as soufflé comme si tu étais fâché -peut-être juste résigné et tu sais aussi que c'est la vérité. Dire pardon, ça ne rime à rien, ça ne fait rien et ça ne soulage pas le cœur. Combien de fois t'es-tu excusé en pensant que ça allait faire quelque chose, en pensant que tu allais arranger ton cas, en te disant que tu t'en sortirais ? Mais les excuses n'ont jamais servi à rien, tu n'as jamais soigné les maux avec et probablement qu'il ne soignera pas les tiens non plus ; et tu ne sais même pas pourquoi tu as mal, ce n'est pas le seul ami que tu as, n'est-ce pas Jude ? Mais c'est censé être ton meilleur ami, une partie de cette enfance que tu as écrasé de ton pied, une partie de ton adolescence qui a connu tous ces drôles moments rebelles. Et il était là quand l'encre a marqué pour la première fois ton corps, quand l'aiguille a traversé tes chairs et il était là aussi quand tu as voulu faire de tes cheveux un arc-en-ciel et il était là, il était ici, et puis par-là aussi et tu te rends compte qu'Alion, il était un peu partout quand même, qu'Alion, il fait parti de beaucoup de souvenirs, qu'Alion c'est une grande partie de ta vie tout de même.

« Hein ? » semble être tout ce que tu es capable d'articulé quand le choc te frappe de plein fouet et tu as reniflé -pas très sexy, le reniflement, et tu l'as regardé et presque tu aurais rigolé, si tu l'avais pu et tu as haussé les épaules, et tu t'es tu. Tu t'es tu presque un long moment -si tu savais le faire, ne rien dire, ne rien prononcer, mais finalement tu n'as pas sur te retenir et tu as laissé les mots s'envoler ; « Ca changerait ma vie. » et tu ne sais pas pourquoi tu as dit ça, mais tu l'as dit. Ca changerait ta vie, n'est-ce pas ? « Si tu n'es plus, ça changerait ma vie. » Et tu essuies tes yeux cachés derrière tes lunettes. « Un peu comme quand j'ai perdu Camille. » Un peu, mais pas beaucoup, n'est-ce pas ? Parce que quand même, il ne faut pas exagérer. « Parce que ça fait... Longtemps ? Sept ans. Sept ans que tu es là, tu sais ? » Sept ans que ses cheveux de feu t'accompagnent. « C'est beaucoup, sept ans et quand je réfléchis, beaucoup de mes souvenirs sont avec toi, tu le sais, hein ? » mais à quoi bon le lui dire, si sa décision est prise ? Et tu ne sais pas trop, à vrai dire. « Ca changerait ma vie, parce que finalement, ça serait comme laisser une partie s'en aller, non ? Je ne sais pas... C'est un peu comme me demander d'effacer toute trace de toi... Comme si je devais te rendre tout flou, tu sais, comme ceux dont on ne se souvient pas... J'ai pas vraiment envie, de t'oublier. » Non, pas du tout, même. « Alors forcément, je me souviendrais de toi, un peu nostalgique, et surement que je serai triste aussi et puis tu me manqueras tu sais... » C'est aussi ce que tu pourrais dire de ton frère, non ? « Tu me manqueras vraiment. » Vraiment ? Et tu hausses les épaules ; « Mais j'peux pas t'retenir, hein ? De toute manière, ça n'a pas trop l'air de changer la tienne, d'vie. » au contraire et tu ne sais trop quoi penser de plus que ces mots. Ca ne changera pas sa vie comme ça changerait la tienne.
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MessageSujet : Re: baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.
Ven 16 Sep - 19:33


Humain
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Peut être qu’il ne savait rien de toi, effectivement – peut être que tu t’es déjà bien caché de lui, de son regard qui te sondait, de ses mains qui avaient déjà parcourus ta peau ; peut être que, déjà bien avant cela, tu te cachais de lui car tu savais qu’un jour ou l’autre tout ceci arriverait. On ne peut évidemment pas prévoir l’avenir – et ce n’est pas ce que tu as fait, non. Tu as juste anticipé en quelques sortes – ou peut être que tu as toujours été comme ça, à te cacher des autres, à ne rien dévoiler – pas même à ton meilleur ami. Et t’as envie de pleurer. Comment peux-tu encore te dire ami quand tu te caches des autres, surtout les choses les plus importantes, surtout les choses qu’ils devaient savoir ? T’en sais rien et pourtant qu’une amitié est faite comme ça – on ne dévoile qu’une seule partie dans l’attente à son tour d’en voir une de l’autre, et peu à peu vous vous découvrez, et peu à peu vous laissez tomber les masques. Et pourtant parfois ces masques perdure ; il reste bien ancré sur le visage et on se prétend ami ; écoute les complaintes des autres, on les écoute parler de leurs problèmes, de leur amour impossible alors qu’au fond de nous nous souhaitons juste que vous aussi, vous nous écoutiez – que vous découvriez nos sentiments à vos égards, que nous aussi l’on puisse parler de nos problèmes – et c’est comme ça que tu te sens, depuis tout ce temps. Jamais tu ne lui as vraiment dit ce qui s’était passé en Iran, jamais tu ne lui as raconté la raison pour laquelle tu as commencé le violon, jamais tu ne lui as dit ce que tu faisais les soirs où tu ne pouvais pas le voir. Tu ne lui as jamais rien raconté de ce dont il n’avait pas besoin de savoir – es-tu vraiment un ami à ses yeux ? Apparemment oui, même s’il s’énerve contre toi, même s’il semble t’en vouloir – s’il a au moins des émotions à ton encontre c’est bien que tu comptes au moins un peu pour lui n’est-ce pas ? Alors ça te va. Ça te convient de rester au moins sur cette idée, de savoir qu’au moins pour lui, tu es un ami et qu’il t’en veut.

Et sa voix interrompt le train de tes pensées alors que tu te demandais bine comment il allait réagir à tout ça, comment tout ça allait se finir. Et t’en reviens pas de ce qu’il te dit, t’en reviens pas de ce que tu entends – il t’a quasiment mis au même niveau que Camille et tu ne sais pas si tu dois en être flatté ou jaloux. Tu as envie de le croire mais en même temps tu te dis que ce n’est pas possible ; il ne se mettrait pas dans un tel état si tu venais à disparaître, il ne se perdrait pas autant si tu n’étais plus là ; il ne t’aime pas assez pour ça, tu ne comptes pas assez pour lui ; et ça te fait grincer des dents. Encore plus lorsqu’il te parle de souvenirs ; ce ne sont que des souvenirs, après tout. Il les oubliera bien vite et il s’en fera d’autres avec pleins d’autres personnes, il s’en fera d’autre avec des gens que tu ne connaîtras pas et que tu ne veux pas connaître ; il s’en fera d’autre sans toi et sans Camille. Et tu sais que c’est lâche, tu sais que c’est égoïste de vouloir partir pour au moins laisser ta trace sur lui, pour qu’au moins il ne t’oublie pas de sitôt, pour qu’au moins il pense à toi quelques temps après ton départ ; et ça te fait doucement rire ce qu’il dit, ça te fait doucement renifler quand tu l’entends. Mais tu n’en montres rien, tu ne veux pas devenir méchant, tu ne veux pas devenir sournois ; et pourtant l’envie ne manque pas de lui dire que si tu étais si important à ses yeux alors il ne t’aurait pas traité comme tous les autres corps qui vont et viennent dans ses bras. Et pourtant tu sais que tu n’as pas ton mot à dire là-dessus, tu sais que tu ne peux pas t’exprimer – tu es aussi fautif que lui à avoir accepter tout en sachant comment il était ; sûrement qu’il savait à quoi tu t’exposais en voulant coucher avec lui. Et juste pour ça, tu voudrais oublier – tout oublier. Te dire qu’il n’est qu’une personne comme une autre, qu’un ami parmi tant d’autres – que tu as couché avec lui uniquement dans un état d’égarement ou parce que vous étiez bourrés. Ça règlerait tellement tout, tellement tout chez toi ; ton esprit et ton cœur n’en serait plus détraqué et tu ne voudrais plus partir pour lui échapper. Echapper à tes parents à ton violon est encore uen autre histoire mais cela restera tout de même supportable avec lui à tes côtés – et pourtant la vie n’est pas aussi simple, et pourtant la vie n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît.

Et tu voudrais le frapper lorsqu’il te dit que rien ne changerait de ta vie, et si seulement tu en avais le courage, si seulement tu en avais la force il aurait déjà reçu une paire de claque dans son joli minois. « Ne parle pas comme si tu me connaissais. » Et ton ton est froid et colérique ; et tu ne te reconnais plus devant lui. Tu sens cette colère contre lui et contre toi qui fait surface, tu sens ton masque où rien ne t’atteint qui commence à tomber en miette et tu voudrais rattraper cette bourde que tu as faite, tu voudrais rattrape ces mots bien trop vite prononcés ; « En tout cas, pas par rapport à ce que tu penses que je ressens. » Et tu ne diras rien sur cet amour que tu voudrais taire, et tu ne diras rien sur l’échappatoire que tu veux te créer pour éviter tes parents, pour éviter ton violon. Et tu ne diras rien sur tout ce que tu ressens, sur tout ces problèmes dans ta vie qui semblent si futiles, ô si futiles par rapport à la mort de Camille qui touche le blond au plus profond de son âme ; « Bien sûr que ça changera ma vie aussi. Tu es mon meilleur ami après tout. » était. « Et je comprends ce que tu veux dire, mais… » Mais tu n’as pas le choix, mais tu en as besoin, mais tu dois t’échapper. Tu dois prendre du recul, prendre l’air, tu veux te retrouver. Tu as besoin de ça, de cet air que tu aimes tant, de ce pays qui en fin de compte est pour toi le centre de ton âme ; le seul endroit où tu te sens vraiment chez toi. C’est un voyage non-seulement pour éviter de te perdre plus que tu ne l’es, mais surtout pour te réparer, pour recoller des morceaux ; « Ce n’est pas par plaisir que je vais partir. J’en ai besoin. Tu comprends ? » Et tu voudrais, vraiment, qu’il comprenne un peu. Comme lui a parfois besoin d’être seul, besoin de se retrouver sur la tombe de Camille pour faire son deuil ; toi tu as besoin de partir un peu, peut être pour toujours qui sait, mais tu as besoin de cette absence, tu as besoin de ce retour aux sources. « Je ne te demande pas de m’oublier, de m’effacer… Je serais toujours là, dans tes souvenirs. » Du moins tu l’espères, au moins. Que tu seras toujours présent, qu’il ne t’oubliera pas justement, qu’il pensera parfois à ces sept années partagés à tes côtés – tu ne les oublieras pas, toi-non plus. Comment pourrais-tu ? Tu les garderas comme un trésor caché qui t’a fait tout autant de bien que de mal – et quand tu seras guéri tu sais que tu chériras ces souvenirs, tu sais que tu te diras que c’était la bonne époque, après tout. « Tu t’en feras d’autres, beaucoup d’autres. Tu es jeune – sept ans ce n’est encore rien du tout, tu sais ? » Tu ne sais pas pourquoi tu essayes de le faire lâcher prise, de lui demander d’arrêter de te reprocher de partir – il ne l’a jamais dit avec des mots et c’est pourtant ce que tu comprends dans son discours ; et tu es joyeux, un peu, ça te fait plaisir de voir qu’il t’en veut de vouloir le laisser, de vouloir partir comme ça sans rien dire. Et pourtant il doit te laisser partir, il devrait être le premier capable de comprendre que parfois, les hommes ont besoin de se retrouver seul pour continuer à avancer – ce qui est exactement ton cas. « Cette absence, je suis sûr que tu la combleras bien vite. » Que ce soit avec des corps par milliers entre ses bras, entre ses draps, que ce soit par le pouvoir de l’alcool ou d’amitiés nouvelles, tu en es sûr ; bien vite il oubliera qu’il t’en aura voulu, bien vite il oubliera même que tu ne lui avais jamais parlé de ce voyage avant.

©雲
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MessageSujet : Re: baby y'know i love you, but i missed my shot ; ft jude bb.
Ven 23 Sep - 9:50


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Monstre : Eikthyrnir Ω Hybride cerf à l'aura enchanteresse, aux bois majestueux et au regard perçant. Bête des dieux, il fut chanceux quant à sa malédiction et peut-être s'attire-t-il certaines foudres bien qu'il n'ait rien choisi. Causes de la transformation encore inconnues, les carottes font parties du lot des choses qu'il ne peut plus manger.
Personnage sur l'avatar - Anime : Tsukishima Kei Ω Haikyuu!!


Moonlight drive
burning through the skies a thing of fire connected with our minds and called us higher crawled across the skies and called our name we are the children of the sun we came to be and to become we are the children on course to where we're from ©alas.


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baby y'know i love you but i missed my shot

Pleurent les violons de ma vie la violence de mes envies siphonnée symphonie
Il y a une phrase qui claque, encore. Elle claque ton visage comme elle claque l'air et tu as levé les yeux vers lui, blessé, meurtri, un peu en miette peut-être et tu t'es dit que ces doux morceaux de ta personnes se sont certainement envolés avec le vent qui s'est décidé à soudainement souffler. Et tu sais qu'il est en colère. Tu l'entends, tu le vois et tu te demandes si ton cœur se serre parce que tu te sens coupable ou parce que tu te sens triste ; ou peut-être es-tu en colère toi aussi ? En colère contre lui mais aussi contre toi. Surtout contre toi. Comment est-ce que tu peux prétendre le connaître, c'est vrai non ? Tu ne sais rien de lui, tu n'as jamais rien su de lui, pas vraiment en tout cas et tu as comme l'impression que les dialogues que vous avez eu jusqu'ici n'étaient que des dialogues de sourd ; des mots échangés mais incompris, parce que vous êtes deux incompris, parce que vous êtes deux idiots, parce que vous semblez incapable d'échanger quelque chose de vrai, de sincère ; et tu voudrais dire que ton corps contre le sien, c'était vrai, c'était sincère mais peut-être -sûrement qu'il ne te croira pas, certainement que tu l'as déçu, certainement que ce n'est pas ce à quoi il s'attendait. Tu ne sais pas ; peut-être est-ce pour ça qu'il dit ça ? Peut-être est-ce parce que depuis ce moment-là, ça ne va pas, qu'il te raconte quelque chose du genre ? Parce qu'au fond, quand même, tu le connais n'est-ce pas ? Un peu, tout de même, depuis ces quelques années, vous êtes censés avoir partagé quelque chose, vous êtes censés avoir vécu des choses, vous connaître ; n'êtes-vous pas meilleur ami ? Et s'il n'y avait pas eu Camille, peut-être que ça ne se serait pas passé comme ça, vous ne vous seriez pas retrouvé sur cette tombe, vous ne vous seriez pas parlé, il ne t'aurait pas dit qu'il partait et tu n'aurais pas été autant attristé. Parce que ça te fait de la peine, parce que tu ne veux pas qu'il parte, tu ne veux pas qu'il te laisse ; mais qui es-tu pour vouloir quelque chose et qui es-tu pour lui demander de ne pas partir ? Personne, personne de très important, hein ? Tu n'es ni son sang, ni son cœur -si seulement tu savais, tu n'es rien de ceux qui le font rêver et rien de ce qui le retient. Tu as été pendant sept années une présence à ses côtés, quelqu'un pour l'épauler mais tu dois être aussi une de ces personnes qui rapidement ne peuvent faire parti que des souvenirs ; n'est-ce pas déjà ce que tu es ? Un souvenir. Une vague silhouette. Un truc qu'il a oublié, parce qu'il faut t'oublier, parce que tu sembles être comme une menace ou tu ne sais trop quoi. Tu as comme l'impression qu'il te fuit.
Et il a raison.
C'est vrai non ? Tu ne sais pas ce qu'il ressent vraiment, tu ne sais pas ce qu'il vit, tu ne sais pas ce qu'il se passe en son intérieur, dans son petit esprit, dans son petit cœur et probablement que tu ne le sauras jamais parce qu'il ne veut pas parler, parce qu'il ne veut rien te dire, parce qu'il se tait et se fait secret -tu détestes, les gens qui se taisent, les gens qui se font secrets, les gens qui se cachent derrière des mots, derrière la fuite ; Parce que tu es comme persuadé qu'il part la queue entre les jambes, pas vraiment prêt à assumer, pas vraiment prêt à tu ne sais trop quoi. Mais tu n'aimes pas ça, savoir qu'il part et même s'il te dit que c'est pour lui, même s'il te dit que c'est parce que ça lui manque, parce que c'est son pays, parce que c'est sa vie, tu as comme l'impression que quelque chose sonne faux, que quelque chose ne va pas et tu voudrais savoir quoi, tu voudrais pouvoir le dire mais tu sais bien que ce n'est pas possible. Parce que tu ne sais pas. Tu ne sais juste pas. Et au fond, ça te tue.

Tu ne crois pas ses mots. Tu ne crois pas ses mots, du tout. Ca changera sa vie ? Tu n'es pas certain que c'est de te quitter qui changera sa vie, non, pas vraiment. Ce n'est pas ça qui risque de le changer, ce n'est pas ça qui risque de le rendre triste ; alors tu n'es pas certain que vous vous compreniez vraiment. Tu n'es pas certain qu'il te dise la vérité, tu n'es pas certain qu'il le pense vraiment, mais pourquoi est-ce qu'il te dirait la vérité ? C'est une tempête qui semble se préparer, c'est un ouragan qui va vous frapper et tu n'es probablement pas capable de te disputer avec Alion. Les autres, tu t'en fous, parce qu'au fond tu n'es pas vraiment gentil, t'es pas vraiment le genre de mec qu'habituellement on apprécie ; c'est bien trop dur, t'es un peu un connard -mais tu pensais que le roux avait vu au-dessus de ça, tu pensais qu'il avait compris et finalement, tu n'en est plus si sûr, t'es probablement un peu perdu c'est vrai, un peu ailleurs. Parce que ce qu'il t'a dit t'a secoué plus que tu ne voudrais le faire croire, parce que ce qu'il t'a dit t'a perturbé parce que tu es en train d'imaginer le fait qu'il ne soit plus là et tu n'es vraiment pas certain de pouvoir le concevoir. Tu as vraiment l'impression que l'on t'abandonne une seconde fois, que l'on te fuit, que l'on te laisse tomber et tu ne sais pas si le plus à plaindre c'est toi ou c'est lui mais certainement que tu passeras un moment à t'apitoyer sur ton sort s'il se dessine réellement à partir. Partir, ce mot raisonne drôlement dans tes oreilles et tu n'aimes pas. Camille est parti aussi et si Alion disparaît à l'autre bout de la Terre, ce sera un peu pareil, n'est-ce pas ? Loin des yeux, loin du cœur qu'ils disent et même si les premiers mois vous parlerez, t'es certain que vous allez finir par vous en lasser, par vous oublier et c'est ce qui t'effraie. Tu as peur, oui.
« Je crois.. » mais qu'est-ce que tu crois. Lui ? Comprendre ? Tu ne crois ni en lui, ni comprendre mais tu ne peux pas lui dire, tu ne peux pas lui expliquer ; parce que ça ne s'explique pas de toute manière, parce que ça ne se fait pas, parce que c'est comme ça, parce que la discussion risque de tourner en rond et tu n'as pas envie d'être ce gars borné qui l'empêche de vivre sa vie, de vivre ses rêves ; tu es le premier à avoir voulu le faire, le premier qui a été enchaîné et qui s'est débarrassé de ces entraves, alors tu sais bien, tu comprends qu'il ait envie de se débarrasser de toi.
Au fond, tu dois le gêner.
« Sept ans, c'est mon adolescence. C'est une période de sa vie qu'on est pas censé oublier, t'sais « les meilleurs moments jamais vécu » et ce genre de trucs, c'pas rien.. Et puis, même. » Même quoi ? Tu sembles hésiter, mais peut-être que pour une fois dans ta vie, tu peux être sincère, Jude. « Les autres, ce n'est pas toi Alion, et je crois que ça, tu n'arrives pas à le comprendre. » et là est le problème, n'est-ce pas ?  Et tu ne sais pas trop, alors tu hausses les épaules, tu voudrais croire en ce qu'il te dit ; « On m'a dit pareil pour Camille. » mais tu n'es pas certains qu'ils ont raison ; « Mais je ne suis pas sûr que c'est le genre d'absence que l'on comble, Alion. La sienne, comme la tienne... » et tu te demandes bien pourquoi est-ce que vous parlez de ça sur cette pauvre tombe, il n'avait pas besoin de cette discussion, ton frère.  « Tu es important. Peut-être autant qu'il l'était.. » et tu devrais arrêter de les comparer. « Et je sais pas si je comprends vraiment, en fait, que tu veuilles partir mais je sais aussi que ça ne sert pas à grand chose de te retenir, n'est-ce pas ? Parce que j'suis rien pour te retenir.. J'ai pas le droit de te dire de ne pas faire ce que tu veux quand moi, je le fais hein... ? Ca serait égoïste... Très égoïste.. » et peut-être que t'as un peu ris, et t'as légèrement frotté tes yeux, et tu es presque désespéré ; « Pourtant, j'ai très envie de te dire de ne pas partir, de ne pas me laisser, que t'as pas le droit de m'abandonner toi aussi... » parce que tu vas te retrouver seul. Parce que tu as peur de te retrouver seul. Et tu ne sais pas ; « Je t'en voudrais. » Tu lui en voudras si fort, si fort que ton cœur se serre. Et tu sais que tu n'aurais peut-être pas dû dire ça. Pas comme ça. Mais à quoi bon ? Tu te sens soudainement si énervé. Tu ne sais plus vraiment ; tu es perdu.  
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