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and once again you'll dance without your wings ; ft hypérion amour.

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MessageSujet : and once again you'll dance without your wings ; ft hypérion amour.
Dim 4 Sep - 23:11


Humain
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Humain

Personnage sur l'avatar - Anime : hinata shouyou ; haikyuu.


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moving forward using all my breath "i'll make it up to you," is all i should have said, mom and dad looked me right between the eyes then i awoke, a blinding light

Ce soir, c’était soirée spécial poto pom’potes. Tu ne pouvais évidemment pas contenir ta joie, surtout que tu savais qu’il serait là ce soir – et tu l’attendais de pied ferme. Tu n’allais pas non-plus t’en donner à cœur joie sur scène, mais tu avais envie d’en faire un peu plus, d’aller plus loin dans tes gestes, d’essayer de réellement paraître comme une fille aux yeux de tous – et surtout au sien. Alors tu te coiffes du mieux que tu peux, tu rajoutes une fleur près de ton oreille, tu ajustes ton voile qui te couvre le bas du visage ; tu aurais presque envie de t’amuser avec lui, pour une fois, de rester fille même après le show, de lui montrer que toi aussi tu peux aller loin parfois. Et puis tu veux le voir sourire à la vie, ce vrai sourire que tu vois si rarement sur son visage – tu voudras savoir pourquoi il est si triste, pourquoi il ne veut rien te dire ; oh oui que tu le voudrais. T’espères qu’un jour il te raconte tout, qu’il se confie à toi comme les amis que vous êtes censés être – et pourtant tu ne sais pas pourquoi mais tu sens que jamais cela ne marchera, tu sens que jamais vraiment il ne t’avouera la vérité – comme s’il s’agissait d’une vérité cachée qu’il ne doit surtout pas dévoiler. Et ça te fait drôle, de te dire qu’il ne peut pas, ne veut pas. Ça te fait mal, ça te blesse un peu mais tu ne l’obligeras à rien ; tu feras ce que tu pourras en tant qu’ami pour le soutenir, pour essayer de lui redonner la joie, le sourire. Tu essaieras de le faire rire, au moins un peu. Alors pour l’instant tu répètes tes gestes avec les autres danseuses, tu te concentres lorsque tu balances ton bassin, lorsque tu contractes ton ventre ; et tu te sens enfin prêts. Une à une les danseuses sont appelées, commencent à déambuler dans la salle, et à ton tour tu es appelé, et à ton tour tu vas sur le devant de la salle, avant d’arpenter les tables où les inconnus te scrutent, où tu cherches le regard de ton ami. Et lorsque tu le vois enfin, lorsque tu le trouves, un petit sourire se dessine sur tes lèvres ; fort bien, tu vas lui sortir l’armurerie lourde et il comprendra enfin où se trouve ton arme ; dans ta danse et non-pas dans ton violon.

Alors doucement, lentement, tu t’approches de lui en tournoyant sur toi-même, en balançant tes hanches, en bougeant tes mains comme tu le fais habituellement ; sauf que cette fois-ci tu as un regard carnassier et un sourire joueur. Tu joues des petites perles qui sont installés sur ta robe pour faire un peu de bruit, pour que les gens alentours te fixent, te regardent – les autres danseuses font la même une fois qu’elles ont, elles aussi, décidés de leur première proie (et peut être dernière). Tu tournoies autour de sa table, en allant vers d’autres tables, alors que tu bouges tout ton corps au même rythme que la musique, alors que tes gestes sont tout aussi graciles que ceux des autres femmes et tu ne peux que te surprendre à être aussi fier de toi-même ; et tu demandes si, à part Hypérion, d’autres hommes et femmes peuvent voir que tu n’es qu’une copie d’une autre, que tu n’es pas une vraie petite dame, mais bel et bien un homme qui se prend au jeu, qui trompe les autres ; mais tu n’en as que faire. Tu danses et danses et tu n’en es que joie – tu oublies un instant tout tes soucis, tu oublies un instant qui tu es vraiment et tu te retrouves bien vite en Iran, et tu te retrouves bien vite dans cette ville que tu aimes tant, avec ton amie que tu aimes tant et qui t’aides à bien bouger ton corps – tu étais di jeune et ton corps a pris l’habitude, désormais. Ce n’est pas si compliqué que toi de danser désormais, c’est comme si tu l’avais toujours fait en réalité, alors il ne s’agit là que d’un jeu d’enfant et tu aimes ça. Tu aimes te dire qu’il y a une chose que tu puisses faire et pas les autres ; ça fait du bien à ton égo déjà bien grand, ça te le réchauffe et tu ne peux que te vanter de ça.  

Bien vite la musique sonne ces dernières notes et tu sais qu’après celle-ci tu as fini ton service pour la nuit, encore une soirée tranquille sans trop d’incident ; sauf que cette fois-ci, tu repartiras en tant que femme avec Hypérion, et non en tant qu’homme, tu l’as déjà décidé, tu vas t’amuser à ses dépends, au moins un peu.

©雲
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Lun 5 Sep - 0:40


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Monstre : nuckelavee; blabla uc
Personnage sur l'avatar - Anime : Yuu Nishinoya (haikyuu!)


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and once again you'll
dance without your wings

ft. alion


Tu ne sais guère ce que le monde te réserve encore. Tu n'en sais rien et, pour être franc, il semblerait que tu ne cherches pas à savoir. Tu prends les choses comme elles viennent, même si celles-ci te fouettent le visage. Tu les laisses te marquer la chair; aujourd'hui encore et depuis bien des semaines, c'est portes ouvertes. Tu laisses entrer ces douleurs, ces sentiments de malheur – et tu ne dis rien. Le silence est tien, secret au cœur. Tu n'as pas le droit de te plaindre. Tu n'as pas le droit de geindre. Tu as triché. Tu as voulu te prendre pour Achille et Patrocle, à jouer avec ton avenir. Tu as cru que changer ton destin serait amusant, que devenir plus important serait passionnant. Mais il n'en est rien. Les fils du temps t'ont rattrapés. Ils se sont enroulés, glissant contre ta chair, jusqu'à ce que ta peau ne soit plus que souvenirs. Écorché vif. Tu n'as rien pu faire contre. Divine punition, penses-tu parfois, car il n'y a guère d'autres solutions pour expliquer ton mal. Ton vœux fut triche. Ta triche fut monstrueuse.
Tout à ton image.

Alors, tu broies ce noir. L'amer regret a le goût de poussière dans ton palais, comme tout le reste. C'est de ta faute, après tout. Tu as causé ta perte, cause de ton mal être. Tu as chuté. Ce n'est pas de Babel que ton corps a été propulsé, mais de l'espace. Une chute brutale, sans que tu n'y sois préparé. Ce ne sont pas tes os qui se sont brisés, mais ta volonté. Un choix et tout disparaît. Une décision et le monde n'est qu'enfer. Sartre a tord. L'enfer, ce n'est guère les autres. L'enfer, c'est toi. C'est soi-même. Il diffère selon chacun mais l'essence reste là-même; l'existence. Et hélas, tu existes encore. Tu as cette idée incessante que tout serait meilleur si tu étais tout simplement mort. Si ton erreur de jugement n'avait pas été ce stupide site, mais une mauvaise conduite. Hélas, ce n'est pas le cas, alors pour une fois, rien que pour une fois –
assume.

Tu n'as jamais eu la foi pour quoi que ce soit pour sortir de tout cela. Une lame et tout prend fin. Une chute physique serait une délivrance. Mais non. Tu es trop lâche, trop faible pour cela. Tu n'es qu'un homme, aurait tu pus dire il y a peu encore. Tu n'es qu'un monstre, est désormais la formulation exacte. Monstre pour toi, mais aussi pour les autres. Et un monstre, ça ne peut faire que du mal.
Le monstrueux est néfaste.

Pourtant, tu refuses. Tu continues de te battre contre l'évidence, face à ce qui est si bien prouvé. Tu restes là, debout, le torse gonflé, façon de parler. Parce qu'en fait, tout ce que tu fais ce soir, c'est être assis. Assis par refus, par devoir. Tu es là, à cette table, avec ce verre de soda que tu ne boiras pas. Tu ne voulais juste pas que l'on te mette dehors parce que ne consommes pas. Alors, tu fais semblant. Parfois, tu approches le bord du verre de tes lèvres, et fait comme si. L'odeur te donne envie, mais tu sais que ta langue si délicate n'appréciera pas. Alors tu n'en fais rien. Tu attends juste, par devoir, te dis-tu encore. Tu attends et tu te demandes ce que tu fais là.
Mais tu sais.    

Tu es là par « amitié » t'a dit Alion. Parce que ce soir, c'est entre lui et toi. Entre amis. Mais toi, tu le fais plus par sentiment altruiste. S'il savait. Mais il ne sait pas. Aucuns de ces êtres de peau n'en savent rien. Il n'y a que toi, face au reste du monde. Et pourtant, ce soir, Alion aurait peut-être précisé « Hypérion & Alion » pour faire face à ce monde. Parce qu'il ne sait pas et que tu désires ne rien le laissait connaître. Tu ne sais plus quand, ni comment tu l'as rencontré, mais tu l'as vu, son don inné. La musique, c'est l'ouïe. La nourriture, c'est le goût. Tu as paniqué, car le talent peut être si facilement gâché. Tu as paniqué que tu t'en retrouvais à lui parler, à essayer de savoir. Et tu revenu, comme lui ne te chassa pas. Sans même t'en rendre compte, tu l'avais pris en affection. De l'amitié pure ? Tu ne sais pas. Il était surtout question de protection. Se protéger de lui-même et de quelques innombrables ambitions. En soit,
lui barrer la route des enfers.

Si tu le pouvais, peut-être l'observerais-tu sans cesse. Pourtant, tu ne le fais pas. C'est comme si, minutieusement, tu attendais qu'il t'autorise à l'observer d'un œil attentif. Comme ce soir, par exemple. Il t'a prévenu. Tu es au courant de son petit secret. Pas comme lui. Lui, ne connaît guère le tien et ne pourra jamais le voir. Mais toi ? Toi, tu es prêt à l'observer depuis ton poste, à mentir aux autres personnes présentes. Tu ne sais pas quand son manège commencera, mais tu attends, les yeux rivés vers l'entrée des artistes.

Et le son s'élève.

Tu as ce réflexe de te relever un peu, de quitter cette posture nonchalante, désormais à l’affût. Tu vois ces femmes arriver une à une, avec toute la grâce de l'Orient. Tu vois ces femmes et, quelques instants, tu te demandes ce que tu fais là. Mais dans ces femmes, tu aperçois cet homme, celui qui t'a demandé de venir. La parure est parfaite et tu ne sais même pas comment tu as pu le reconnaître. Il ment si bien, après tout.
Beaucoup mieux que toi.  

Et en fait, si. Tu sais comment tu l'as reconnu. Car cet idiot est un joueur, et qu'un joueur aime se montrer. Alors forcément, il était venu vers toi – à moins que le terme serait « elle était venue vers toi ». Ce féminisme est si réaliste que tu as envie de rire. Pourtant, tes lèvres s'étirent à peine. Tu as les yeux braqué sur lui et pourtant, tu n'arrives pas à en sourire, ni même à en blaguer. Et tu te sens un peu mal pour lui, car tu es bien mauvais public. Tu essaies de lui faire un petit signe de la main, mais il est si discret que tu te doutes qu'il ai pu le remarquer. Ce n'est pas grave, tu le verras plus tard. Alors, tu continues de l'observer, et les couleurs de son voile te rappelle parfois la saveur des épices. Ton cœur se sert.
Mets-y du tiens.

Tu tentes de forcer tes lèvres à bouger pour l’encourager, mais tu t'imagines déjà, pitoyable. Mais ce n'est pas si grave, après tout, la danse vient de se finir. Et tu ne bouges pas. Tu l'attends. Tu réfléchis à quoi lui dire, à quelles seront tes paroles. Encourageantes, sûrement, car  il se doit d'être confiant. Car il ne doit pas souhaiter plus. Tu baisses le regard vers le liquide en face de toi, comme si tu pouvais trouver tes réponses à l'intérieur des bulles. Mais des bulles, ça ne parlent pas. Tu soupires, balances ta tête en arrière, yeux grands ouverts. Et dans ce geste, tu crois halluciner. Alors tu rebaisses ta tête, pour regarder en face et –
dieu.

Que fiche Alion ?

Tu ne peux pas t'empêcher de le fixer, les yeux grands ouverts, l'envie de t'étouffer au bord du ventre. Tu ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête mais dans ton esprit, ce n'est pas bon. Pas bon du tout. Parce qu'en face de toi, ce n'est guère Alion, le petit rouquin plus grand que toi. Non, en face, c'est Alion, la danseuse orientale, qui n'est plus danseuse, mais qui reste femme. Et tu ne peux tout simplement pas lui demander pourquoi il fait ça, parce que ça serait dangereux pour lui et que tu ne te le permets pas. Tu tentes de prendre une voix décontractée, comme si tu savais ce qui se passait alors que tu n'en as pas la moindre idée. « Aliona … ? » C'est la première stupidité qui t'est venue à l'esprit. Transformer son prénom en rajoutant un misérable a. Aussi misérable que toi. Ton cerveau continue de travailler parce que tu es persuadé que cette scène est des plus étranges. Tu te demandes ce qu'un homme est censé faire quand il est en compagnie d'une femme dans ce genre d'endroit, et presque instinctivement, tu pousses le verre vers lui. De toute façon, tu ne l'as pas vraiment bu, alors autant qu'il sert à quelqu'un. « J'ai commandé quelque chose pour toi … » Il y a toujours un peu d'hésitation en toi, mais tu te persuades que ce n'est rien et, tu pries pour qu'il ne se souvienne pas que ce verre était déjà là alors qu'il descendait.
Et tu espères aussi que personne ne vous regarde.

Et, accessoirement, tu aimeras bien être une autruche.
Bien qu'une autruche soit plus grande que toi.

© ENDYMION.


(hrp; j'ai nommé ce code "menthe à l'eau" x_x)(il changera quand j'aurais pas la flemme quoi)
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MessageSujet : Re: and once again you'll dance without your wings ; ft hypérion amour.
Mer 7 Sep - 14:50


Humain
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Et tu sens ses yeux qui se perdent sur toi, et tu sais qu’il n’en revient toujours pas de te voir comme ça – peut être est-ce la première fois qu’il te voit comme ça et maintenant que tu y penses – oui, c’est vrai, c’est bien la première fois que tu te montres sous ce visage, sous ce visage féminin que tu abordes, sous ce corps de femme qui a pris vie ; et peut être qu’il est choqué, et peut être qu’il n’en revient pas qu’il se demande vraiment si c’est toi. Mais tu sais qu’il t’a reconnu – tu n’es pas très discret il faut dire, avec ton sourire immense que as là, avec tes gestes quelque peu déplacés à son encontre ; et tu sais qu’il est gêné, qu’il ne pensait pas que tu t’amuserais autant, que tu le « draguerais » ainsi. Et pourtant, tu t’amuses – tu as besoin d’oublier un trop pleins de sentiments, tu as besoin d’oublier tout ce qui te passe par la tête, tu as besoin d’oublier ce fantôme blond qui ne cesse de te hanter ; et tu repenses toujours à vous, à ce que vous avez fait tu ne peux empêcher ce poignard dans ton cœur de toujours s’enfoncer encore un peu plus ; alors tu remercies Hypérion d’être ici aujourd’hui, si au moins pour toi, si au moins pour lui ; qu’il profite un peu de cette soirée entre amis. Et tu ne sais pas à quel point tu te fourvoies tant à cet instant précis, mais tu ne sais de tout ça, tu ne sais rien de tout ce qu’il te cache à ton plus grand damn.

Et tu ne te souviens plus trop comment, pourquoi, vous êtes devenus amis, mais tu sais que tu es content qu’il soit là, à tes côté ; il te permet de te perdre un peu là où tu ne te serais pas perdu auparavant ; il te permet d’oublier et de reposer ne serait-ce qu’un petit peu tes pensées. Et rien que pour lui, tu lui en es reconnaissant, rien que pour ça tu es heureux de le savoir à tes côtés, rien que pour ça tu es heureux de le considérer comme ton ami ; pas que tu n’as pas beaucoup d’ami mais tu as passé la plupart de ton enfance et de ton adolescence seul – outre les enfants iraniens qui pour toi sont plus des frères et sœurs que des amis. Alors tu penses que tu peux considérer Hypérion comme ton seul et véritable ami – au moins lui, il n’a pas couché avec toi pour un oui ou pour un non – et oui tu lui en veux encore et oui tu n’oublieras probablement pas d’aussi tôt cette sorte de traitrise à ton encore (tu te demandes toujours si on traite ainsi un ami et dans un coin de ta petite tête ta petite voix te dit que non, sûrement pas). Et très vite la musique se termine, et vous saluez le public avec les autres filles – vous rentrez dans les loges et bien vite tu rigoles à la simple pensée de ne pas redevenir un homme – la jupe est là, le haut ample qui cache tes petits « seins » également, et tu ne peux qu’être fier de ta petite transformation lorsque tu vois que tu ressembles réellement à une femme dans ses habits – le peu de maquillage est toujours là et tu appuies un peu plus le gloss rose pâle sur tes lèvres, et tu trouves étrangement ‘belle’ ce soir. Tu as envie de devenir quelqu’un d’autre, de te perdre dans une vie qui n’est pas la tienne, dans des souvenirs qui ne sont pas tiens ; tu as envie d’être quelqu’un d’autre qu’Alion au cœur meurtri, qu’Alion le violoniste. Ce soir tu seras Ambrose, Ambrose la jeune danseuse qui retrouve son ami, Ambrose la jeune danseuse qui veut oublier et s’amuser. Et ça te fait sourire.

Bien vite tu es déjà hors des loges, bien vite tu reçois des félicitations de la part d’hommes et de femmes que tu ne connais pas – et tu les remercies gentiment alors que tu leurs dis que tu dois y aller, que tu es pressé, que tu dois retrouver quelqu’un. Et tu ne peux que sentir la chaleur qui t’envahis lorsque tu le vois qui t’attend à la table, lorsque tu vois qu’il n’a pas bougé – tu ne sais pas s’il t’a vraiment attendu ou s’il a juste été tellement choqué qu’il ne pouvait pas bouger, qu’il avait bien trop peur de bouger – peut être que tu venais de lui mettre un choc émotionnel tellement violent qu’il a préféré ne rien faire et attendre que tu arrives pour voir s’il préfère hurler à la mort ou s’il préfère te regarder comme si tu étais une abomination. Dans les deux cas, tu sens que tu rigoleras bien en tout cas. Quel ami ignoble tu fais là, Alion. Tu finis finalement par arriver à sa table où tu t’assois en faisant attention à ta jupe, sur la chaise à côtés de lui. « Hey, Hypérion. » Lâches-tu doucement alors que tu déposes ton sac à côtés de toi, l’installant correctement sous la table pour que personne ne trébuche dessus. Et tu ne peux t’empêcher de pouffer en entendant le surnom censé faire féminin. Woah, personne ne te l’avait faite celle-là, et tu dois avouer que ça a une dimension assez drôle. Mais tu comprends qu’il a du mal, qu’il se demande vraiment ce que tu es, qu’il se demande vraiment comment il doit agir avec toi – peut être qu’il est déçu de ton comportement, peut être qu’il ne pensait pas que tu irais aussi loin que te faire passé pour une femme à côté de lui sans être sur scène. Et il t’avance lentement le verre en te disant que c’est pour toi – et d’un côté tu es flatté qu’il ait pensé à te prendre quelque chose à boire ; vous êtes toujours assoiffés après une représentation – on ne dirait pas comme ça mais en réalité la danse orientale vous fait utiliser beaucoup d’énergie ; « Merci, c’est gentil. » souffles-tu doucement – et dire que tu ne sais pas qu’il te l’offre parce que lui ne peut pas le boire, parce qu’il est dans l’impossibilité même de réussir à avaler ne serait-ce qu’une goulée de la boisson qui pour toi n’est qu’un pauvre petit soda qui va t’aider à t’hydrater – et tu en es reconnaissant. « Et appelle moi Ambrose, si tu préfères. » ris-tu gentiment en te moquant légèrement de son surnom dont il t’a affublé – tu n’en reviens toujours pas qu’il t’est appelé comme ça et pourtant ça te fait toujours autant rire même si ça te fait bizarre. Doucement tu prends une gorgée, une seconde, et le liquide qui glisse dans ta gorge te fait du bien, te fait revivre ; « Comment vas-tu ? » demandes-tu lorsque tu déposes le verre à moitié vide et god que tu avais envie de boire. « Merci d’être venue aujourd’hui. Ça me fait plaisir… » souffles-tu légèrement avec un petit sourire timide ; tu es quand même gêné qu’il t’ait vu ainsi, même si tu t’es bien amusé, même si tu vas continuer de t’amuser avec lui, tu es fier de lui avoir montré ce dont tu étais capable – mais en même temps ça te gêne un peu. Juste un peu. Parce que c’est Hypérion.

©雲
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