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watch me fall apart, trying to please you ; that's all I want to do { ft hypérion amour

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MessageSujet : watch me fall apart, trying to please you ; that's all I want to do { ft hypérion amour
Mar 13 Sep - 20:10


Golden
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Golden

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watch me fall appart, trying to please you; that's all i want to do




••• feat hypérion


Il t’avait enfin répondu. Oui, enfin. Après tant de messages vocaux, après tant de textos, après tant d’appels qui n’avaient jamais abouti ; il t’avait enfin répondu. Juste par un mot, un petit mot. Mais il t’avait répondu. Il était vivant, il allait bien – du moins tu le pensais- il n’avait pas l’air d’être mal. Mais tu ne l’avais pas encore vu, pas encore. Alors tu attendais.
Tu attendais dans ce bar.
Tu attends qu’il se pointe, que tu le vois enfin, que tu puisses lui causer d’homme à homme. Tu ne sais pas pourquoi mais tu as l’étrange intuition qu’il s’était enfui – enfui de quoi, de qui, tu ne sais pas, et ça te bouffe. Ça te bouffe de ne pas savoir, de t’être rongé les ongles pendant tant de jours, de semaines, de mois. Tu n’attendais qu’une seule chose ; un signe de vie qui vient à peine d’être arrivé. Oh il allait t’entendre oui – il allait t’entendre après que tu lui aies fait comprendre à quel point tu t’es inquiété, à quel point il t’a manqué. Car il t’a manqué, le petit cuisinier qui venait tous les jours à la supérette, le petit cuisinier avec qui tu as tissé des liens, le petit cuisinier si petit que tu t’amuses souvent à comparer vos tailles avec des blagues qui commençaient à devenir lourdes ; peut être est-ce pour ça qu’il a arrêté de venir te voir, qu’il a arrêté de te contacter. Tu étais peut être trop lourd, trop idiot, trop égoïste pour ne penser qu’à toi et à ta planche inutilisée depuis des mois – mais il le savait déjà, pourtant. Que tu étais un fou de passion, que ta tête n’était qu’un amas d’idiotie avec des techniques alambiqués pour surfer – il doit au moins connaître ça de toi, si ce n’est plus. Et tu dois bien l’avouer qu’il t’a manqué, ce con.
C’est son sourire qui te manque.

Et tu t’enfiles déjà au moins le troisième cocktail – tu n’as que ça à faire d’attendre Hypérion, tu n’as que ça à faire de boire en l’attendant. Tes yeux sont déjà un peu embrumés – tu sais que tu ne tiens pas beaucoup l’alcool mais tu as l’impression que c’est pire aujourd’hui. Peut être parce que t’es pas assez concentré pour manger et boire et éviter de finir deezy, peut être parce que ta concentration est axée sur la porte du bar qui s’ouvre enfin – oh ! Mais non, tu te rassois en soufflant ; ce n’est toujours pas le brun. Tu te demandes même s’il viendra vraiment ; veut-il seulement te voir ? Peut être qu’il t’évite, peut être que c’est vrai, alors. Peut être que tu es le seul qu’il ne veut pas voir – et tu essayes de repasser dans ta tête tous tes fais et gestes mais rien ne te vient en tête ; tu ne vois absolument pas comment tu aurais pu le blesser, le faire s’enfuir. Tu ne comprends juste pas, et tu t’énerverais presque pour ça. Presque.

Mais finalement une main se pose sur ton épaule et tu ne peux que sursauter – tu en réserves légèrement ton nouveau verre et peut être est-ce mieux pour ton esprit embrumés que tu arrêtes de boire, qu’il est déjà tard mais ce n’est pas une raison ; tu dois avoir l’esprit clair et les yeux directs si tu veux parler sérieusement à Hypérion – et tu ne penses pas être dans l’état adéquat à ce moment là alors que le plus petit et bel et bien là, à te fixer, comme pour te dire que tu aurais pu faire attention – que ce soit pour guetter son arrivée ou concernant ton verre, tu ne saurais le dire hélas. « Hé, Hypérion. » Souffles-tu légèrement un peu désaxé, un peu perdu – tu ne l’as pas vu arriver et ce soudain geste de ta part te donne plus envie de vomir qu’autre chose. « ça faisait… longtemps. » Trop longtemps as-tu envie de rajouter, et peut être que tu le dis, et peut être pas, tu commences un peu à te perdre dans ce que tu dis et ce que tu penses, et tu sens que oh mon dieu tu dois remettre tes fesses sur cette putain de chaise et boire de l’eau sinon tu vas crever clairement. Et c’est ce que tu fais ; tu te rassois lourdement en tenant ta tête dans une main et demandant faiblement un énorme verre d’eau fraiche – vraiment fraiche, limite glacé. Tu vois le barman qui hausse un sourcil et il semble comprendre ce que tu vas faire – au vu de son sourire carnassier tu sens que c’est un sadique qui va apprécier le spectacle que tu vas lui offrir. Et tu ne peux que détailler les traits de ton ami qui semble plus pâle qu’à l’accoutumée, qui semble plus fatigué que d’habitude – ou peut être est-ce seulement ton imagination qui te joue des tours, ou peut être est-ce seulement les lumières du bar qui rend la scène plus dramatique.



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MessageSujet : Re: watch me fall apart, trying to please you ; that's all I want to do { ft hypérion amour
Mar 13 Sep - 21:42


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Monstre : nuckelavee; blabla uc
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ft. ventanilla


Tu es un lâche. Tu es de ceux qui n'assument pas leur choix, de ceux qui préfèrent tourner le dos plutôt que recevoir les regards accusateurs. Un vrai lâche, de ceux qui ne préviennent pas. Tu as fait une croix sur tout, que ce soit ces choses que tu aimais autrefois, tout comme ces personnes qui comptaient pour toi. Les sourires qui autrefois baignés ton cœur ne sont désormais plus là. Maintenant, étirer tes lèvres te donne la nausée. Alors, tu as radicalisé ta solution, tu as coupé les points.
Et tu as ignoré.

Des mois durant, tu n'as rien dit à ceux qui comptaient pour toi, ceux que tu ne voulais pas voir souffrir. Tu as juste laissé le temps passer, ton état se dégrader. Et puis finalement, non pas que tu te sois habitué, mais tu as été las de te cacher. Tu as décidé de faire semblant, d'afficher ces lèvres de manières joyeuses alors qu'à l'intérieur tu hurles en silence, seul face à ton malheur.
Mais les autres ne le mérite pas.
Non, il ne mérite guère cela.

C'est pour cette raison que tu lui as envoyé un message, des jours après. Oui, tu es vivant. Hélas. Oui, tu vas bien. Mensonge. Oui, tu veux le voir, ce soir. Et cela, c'est vrai. Tu n'es pas passé à sa boutique depuis une éternité. Tu n'as pas vu la couleur de sa peau légèrement balzane depuis quelques jours déjà, doux euphémisme pour parler de mois. C'est une personne comme une autre, pourtant, juste quelqu'un à qui tourner le dos. Mais non. Lui, tu lui as répondu, bien que des erreurs après. Lui tu lui as fait comprendre que tu existais encore, que tu n'étais pas mort. Et tu ne sais même pas pourquoi.
Ô, Ventanilla.

Le nom stupide que tu ne crois toujours pas. Pourtant, tu l'as utilisé de nombreuses fois, bien vite transformé en quelques surnoms stupides qui n'ont jamais disparus de ton esprit. Tu te dis que ce soir, pour l'aborder, tu en utiliseras un. C'est ce que tu comptes faire. C'est dans cet état d'esprit que tu rentres dans ce bar et que tu diriges vers lui, un pas stressé et hésitant. Tu lui arrives par derrière et ta main hésite alors qu'elle se pose sur son épaule. Tu as le mot au bord des lèvres, mais cela ne suffit pas. Il sursaute avant que tu ne parles. Il te parle avant que tu ne réagisses. Sa voix n'a pas le même ton. Son ton n'est pas dans l'état où tu l'as laissé et, tristement, tu te demandes si c'est de ta faute. Si tu en es la cause. Et tu t'en veux, plus qu'un peu.

ça faisait longtemps

Oui, Hypérion, cela faisait longtemps. Oui, Hypérion, tu n'assumes pas. Tu n'assumes rien, là. Tu n'as pas d'excuses valables à lui présenter, parce qu'une excuse ce n'est rien comparé à ton soudain silence. Parce que la vérité, tu ne peux pas l'avouer. Le nombre de choses que tu as recrachées, le nombre de choses qui te manquent. Mais tu ne peux pas lui dire. Tu ne peux rien lui dire. Alors, tu te tais. Tu le regardes s'asseoir sagement alors qu'il demande de l'eau fraîche et tu as ce pincement au cœur qui te dit que, peut-être, juste peut-être, c'est de ta faute. Tu ne sais pas ce qu'il a bu, mais le verre sur sa table t'annonce déjà la couleur. Et tu te doutes, tu te doutes si bien que ce n'est pas une bonne chose, qu'il t'en veut. Et tu t'en veux. Tu t'en veux tellement, si fort, que toutes les excuses du monde ne suffiront pas, ni même les surnoms. Et tu t'excuses, encore et encore – mais dans ta tête seulement.

C'est presque contre toi-même que tu t'installes sur la chaise libre la plus proche. Tu penses, quelques instants bien sûr, que fuir serait une bonne solution, mais tu ne le fais pas, pas encore. Tu regardes juste le bois en face de toi, comme si c'était la plus belle chose du monde. Et tu n'as toujours pas parlé. Tu devrais. Tu devrais prononcer quelques mots, ne serait-ce que des mensonges.
Mais tu es muet.
Muet de toute pensée.

Tu t'en es mordu la lèvre inférieur sans même t'en rendre compte, sans même que le bruit du sang qui en coule un peu ne te fasse quelque chose. Ce n'est rien, après tout, il paraît rouge sous cette apparence qui n'est désormais plus vraiment la tienne. C'est presque agréable, tellement humain. Mais ce n'est pas assez pour te faire sentir bien. Tu oses à peine relever les yeux vers lui alors que le serveur lui offre enfin son eau. D'ailleurs, il attend que tu passes la commande et tu demandes la même chose. De l'eau que tu ne boiras même pas, de toute façon.

Dégage, Hypérion.

C'est ce que ta tête te hurle, te supplie. Tu te brûles, tu te fais du mal et tu détestes ça. Le pire, c'est bien sûr le mal que tu lui fait à lui. Alors, tu remontes enfin le regard vers son visage qui t'a tant, tant manqué – qui t'a tant, tant hanté. Et les mots t'échappent, la voix tremblante. « Je suis désolé. » Tu ne sais même pas si tu as articulé, tu as l'impression que tu vas pleurer. Tu n'as même pas réussi à sortir un surnom, quelques mots gentils et un ou deux sourires. Tu as juste cet air pitoyable qui te fait broyer du noir et au fond, tu aimerais bien qu'il te secoue un peu, qu'il te remette à ta place, mais tu ne le demandes pas. Non, tu restes si bas, face au sol, à ras du trou qui sert d'enfer au monde. « Je suis vraiment, vraiment désolé Ventanilla. » Tu n'as pas de confiance, pas de certitude dans ta voix. Tu as juste ces brisures, ces sons qui se cassent et qui ne se racolent pas.

Et tu as envie que tes yeux te piquent. Que les larmes coulent mais rien n'y fait. Et tu te dit que c'est mieux comme ça, qu'il ne mérite pas ça. Parce que tu ne l'as pas vu depuis des semaines et que, maintenant, tu t'apprêtes à lui pleurer dans ses jupons, dans son poncho, comme tu avais tendance à dire. Et cela, tu t'en rends bien compte, et tu ne veux pas qu'il t'excuse, peu importe les pardons que tu clames. Alors, avec cette voix brisée, ce ton cassé, tu ajoutes un simple « Je suis un sacré connard, hein ? ».

Et tu espères qu'il dise « oui ».
Parce que tu le mérites.

© ENDYMION.
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MessageSujet : Re: watch me fall apart, trying to please you ; that's all I want to do { ft hypérion amour
Mar 13 Sep - 22:22


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Il t’avait enfin répondu. Oui, enfin. Après tant de messages vocaux, aprèEt tu l’entends qui s’excuse et ça te fait mal ; tu ne t’attendais pas à ce qu’il demande pardon comme ça, aussi facilement, aussi tristement. Car oui c’est triste – c’est triste de le voir comme ça la tête baissée, le regard faible, comme si son énergie était partie quelque part et qu’il était impossible de la récupérer – et ça te fait mal de le voir dans cet état là, t’en as pas l’habitude et ça te blesse ; quelque part t’as mal au cœur et tu te dis que ça fait vraiment trop longtemps que tu ne l’avais pas vu, que tu as mal pour lui à cause de trop peu de choses. Lui qui est d’habitude si enjoué lui qui est d’habitude si joyeux avec ce sourire aux lèvres toujours un peu espiègle toujours un peu enfantin ; et tu ne le vois pas, ce soir. Ce soir tout ce que tu vois c’est un Hypérion plein de remords, c’est un Hypérion qui s’en veut, qui se flagelle tout seul en essayant de se punir – punir de quoi tu n’en sais rien mais ça te fait mal de le voir dans un tel état, ça te fait mal de voir celui qui aimait tant la vie la détestait autant maintenant – et tu te demandes vraiment ce qui s’est passé, ce que tu peux bien ignorer. Ça te blesse tellement qu’il ne veuille pas te parler, qu’il ait gardé le silence durant tout ce temps – comme si la vérité était imprononçable, comme si elle allait te blesser – comme s’il ne pouvait pas, comme s’il ne voulait pas. Mais tu sais qu’il est têtu lui aussi – vous vous ressemblez bien hélas sur certains points.

Et tu as envie de lui jeter l’eau dessus quand il se traite de connard – pourquoi se fait-il ça, pourquoi se blesse-t-il autant, pourquoi est-ce lui qui enfonce le couteau dans une plaie que tu ignores ? Pourquoi veut-il que tu le blesses alors que tu ne lui en veux pas – pas pour ça ? « Tu n’en es pas un. » Murmures-tu alors que tu renverses le verre d’eau sur toi et que tu en demandes un autre – au moins tu seras bien réveillé, au moins tu auras bien plus conscience de la réalité qu’auparavant – l’alcool se doit de sortir de ta tête, si ce n’est de tes veines au moins. Et maintenant tu te rends un peu mieux compte des mots qu’il a prononcé – ton prénom – ses excuses – son insulte. Et tu te rends compte que dans sa bouche ton prénom en entier est trop bizarre, a une sonorité étrange – comme si c’était un étranger qu’il le prononçait et tu n’aimes pas ça oh que non, c’est si étrange venant de sa part et tu te demandes si c’est bien à Hypérion que tu as à faire – et ça te stresse et tu as l’air d’un idiot sûrement à tâter sa main comme ça, à toucher ses doigts et son poignet comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Même toi tu ne t’es pas rendu compte quand tu as pris sa main dans les tiennes – et maintenant que tu le vois, que tu réalises ton geste tu te redresses et t’excuses misérablement comme un enfant pris en faute – et tu ne peux que blâmer l’alcool sur ce geste auquel tu ne t’étais pas attendu. « ça fait bizarre que tu m’appelles par mon prénom entier, tu sais. » est la seule chose que tu peux dire pour essayer de faire passer ce moment gênant – que ce soit pour ou pour lui et tu te dis que même le verre d’eau sur ta tête n’a pas subi à dégager l’alcool ou à te réveiller assez.

Une goulée deux goulée, trois goulée. Tu finis le second verre d’eau fraîche en à peine quelques secondes et cette fois-ci tu espères avoir les idées plus claires, tu espères avoir l’esprit qui marche correctement désormais ; c’est une rencontre importante, c’est une discussion importante, avec une personne à qui tu tiens, avec une personne pour qui tu t’es inquiété – alors que tu n’es normalement pas du genre inquiet. Habituellement tu prends les choses comme elles viennent et tu fais avec que cela t’aille ou non – tu n’es pas quelqu’un de compliqué là-dessus bien au contraire – mais tu ne sais pas. Non tu ne sais pas. Pour Hypérion c’était différent, pour Hypérion, tu as même l’impression que tu t’inquiètes trop. Un peu trop. Comme un parent le ferait pour son enfant ce qui est fort étrange comme tu es plus jeune que lui et que non, vraiment, Hypérion est de toute façon plus adulte que toi. Alors c’est bizarre, ouais. C’est bizarre que tu te soies inquiété comme ça, que tu aies pensé à lui à la supérette, à lui qui ne venait pas et que ça c’était un fait pour le moins inhabituel, voir même déconcertant. Tu attendais presque avec impatience ces moments où tu aurais une conversation avec lui – il qu’elle soit longue ou pas, qu’il ne s’agisse que de banalités échangés ; tu as appris à apprécier ces quelques minutes passées en sa compagnie et qui rendait la soirée beaucoup plus amusant qu’auparavant. Sauf que maintenant l’instant de bonheur que tu avais est devant toi et il n’est plus le bonheur que tu as connu ; tu as l’impression qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même et ça te fait mal, oh si mal. « Je ne t’en veux pas, tu sais… Je me suis juste inquiété. » Et tu penses qu’il sait que t’es pas du genre à t’inquiéter normalement, il sait pas mal de chose à ton sujet et sûrement qu’il le sait ça aussi depuis le temps que vous vous connaissez – depuis ces quelques mois passaient quasiment chaque soir en la compagnie de l’autre que ce soit quelques minutes ou des heures entières. Et même si ce soir en l’occurrence ça doit être l’option ‘plusieurs heures’ de cocher, tu avoues que tu as un peu de mal avec ce nouvel Hypérion que tu as en face de toi – cet Hypérion qui ne sourit pas comme à l’accoutumé, cet Hypérion qui semble si proche et pourtant si loin. « Je suppose que tu ne veux pas me dire pourquoi tu as disparu comme ça, pas vrai ? » souffles-tu doucement en souriant tristement – tu connais déjà la réponse, depuis le tout dernier message que tu as envoyé et n’ayant reçu qu’une réponse pour vous rencontrer. Tu connais déjà la réponse et pourtant dans un coin de ton esprit tu espères qu’il te dise que non bien sûr que non que tu as faux, qu’il veut bien t’en parler – si seulement, Ventanilla, si seulement.



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MessageSujet : Re: watch me fall apart, trying to please you ; that's all I want to do { ft hypérion amour
Mar 13 Sep - 23:44


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ft. ventanilla


Tu avais l'espoir qu'il te conforte dans tes dires, qu'il soit là pour te dire que oui, tu es un sale petit con et qu'au fond, il te déteste. Tu t'y attendais, en fait, à ce qu'il te crache au visage, à ce qu'il t'insulte et qu'il hurle, qu'il t'accable de toute sa taille, de tout son être. Et tu étais prêt. Prêt à avoir mal au cœur, à voir cette amitié s’émietter en quelques instants. Prêt à te prendre toute la rage du monde en pleine face, probablement méritée. Mais non. Il renie ce que tu viens de lui annoncer d'un simple murmure qui te sidère, qui te cloue le bec – si ce n'est entre ouvre tes lèvres de manière béate, presque choquée. Mais le pire, c'est l'eau qui s'écrase contre son visage, que tu regardes, les yeux ahuris par cet acte de démence. Ce qui est tout de suite présent au fond de toi ? L'envie d'enlever ta veste et de l'essuyer avec pour ne pas que cet idiot tombe malade à cause d'une eau glacée. À la place, tu en profites juste pour demander à ce qu'on apporte des serviettes en papier afin de réduire les dégâts, de les éponger, un peu comme sa négation a épongé ta peine. Alors on te les apporte rapidement mais tu n'as guère le temps d'agir, parce que ton poignet se retrouve bloqué dans ses mains et tu ne sais pas comment réagir alors que vos peaux se frôlent ainsi. Tu as sûrement juste cet air un peu stupide collé au visage, peut-être même un peu gêné par ce soudain contact et lorsqu'il s'excuse, tu hoches automatiquement la tête pour lui faire comprendre que ce n'est pas grave, que tu ne comprends pas tout mais que tu lui pardonnes, car ce n'est rien à pardonner comparer à ce que lui a vu passé ces derniers mois. Il change de sujet alors que ta main est de nouveau libre et que tu te permets enfin d'essayer de lui retirer une bonne partie de cette humidité du visage. Tu as cette manière d'être concentrée, attentif à la tâche, les yeux fixés sur lui. Peut-être un peu trop d'ailleurs, parce que ses mots t'écorchent comme une lame bien aiguisée. Tu ne peux que hocher les épaules, et tu ne sais pas pourquoi mais un simple sourire, si fin et si sincère, se permet de s'installer sur le coin de tes lèvres alors que tu réponds, un peu joueur mais beaucoup inquiet. « Je pensais que tu détestais ça, Vanity. » Et dans un sens, c'est un peu vrai. Tu n'as jamais su s'il appréciait ces stupides surnoms que tu t'amusais à lui trouver. Pourtant, ce soir, si tu n'avais pas eu le temps d'en user d'un, c'était probablement plus par chagrin, par deuil, plutôt que par culpabilité.

Tu écartes ta main lorsqu'il se décide de boire et tu te dis que son état n'est vraiment, vraiment pas fameux. Tu t'en mords la lèvre une fois de plus, d'ailleurs, et tu te rends compte qu'elle est abîmée par la récente morsure que tu lui as offerte. Tu ne prends pas la peine de passer ta langue dessus, sachant parfaitement que le goût trouvait sera immonde, alors à la place tu fais comme si de rien n'était, te concentrant de nouveau sur le péruvien en face de toi. Tu as pris une nouvelle serviette pour t'occuper des quelques goûtes que tu aperçois dans ses cheveux, ces si longs cheveux que tu as appris à connaître visuellement. Et tu as un peu l'impression d'être une maman qui sèche son enfant, sauf que les doigts de ta seconde main se perdent un peu dedans alors qu'il t'avoue s'être inquiété, que tu es pardonné. Et ça te rassure, ça te soulage, parce qu'au fond, c'est ce que tu voulais vraiment. Peut-être le ressentira t-il à travers quelques gestes de tendresse que tu ne ressens pas mettre quand tu t'amuses rapidement à repositionner quelques mèches rebelles et qu'un petit rire t'échappe. Et une fois de plus, tu t'excuses. « Je suis désolé. » as-tu annoncé. « Je ne voulais pas. » as-tu terminé. Ce n'est toujours pas l'ancien toi qui parle loin de là, mais tu espères qu'à travers ces bribes de tristesse, il entendra ta sincérité. Tu n'as pas voulu tout cela, tu as souhaité autre chose. Tu as été mal chanceux, victime d'un site, de ton destin, comme tu as tendance à le penser.
Et le pire dans tout cela, c'est que tu ne peux rien lui dire.

Tu l'attends te demander avec ce faible sourire pourquoi tu as disparu du jour au lendemain et toi, tu ne peux rien lui dire. Tu aimerais, pourtant, lui expliquer, lui raconter, mais tu sais très bien que tu ne peux pas, pour une raison que hélas, tu ignores. Mais dans un sens, cela t'arrange, car tu crains la réaction qu'il pourrait avoir. Du jeune un peu plus âgé, il aurait découvert le monstre, la bête des mythes écossais. Et il n'aurait guère aimé. Tes mains lâchent prises et retournent se poser sur tes jambes alors que tu es tourné vers lui. Tu as baissé les yeux, une fois de plus, l'esprit à la dérive d'une quelconque chose à prononcer pour t'excuser. Alors, tu commences, hésitant, tremblant, corps et mots. « Écoute, Vanillia … » Tu ne sais pas quoi dire. Tu n'as jamais su quoi dire pour expliqué ta situation, et tu n'as jamais trouvé important de l'expliquer. Tu as juste envoyé paître les personnes qui s'inquiétaient pour toi et là, pour lui, un simple caissier, tu as envie de faire des efforts ? Cela laisse sortir de toi un rire stressé, alors qu'une de tes mains passent sur ton front avant de descendre vers ta nuque. Tu devrais te lever et partir, Hypérion, amenant avec toi le peu de dignité qu'il te reste. Mais non, tu te raccroches. « J'aimerais, vraiment. » Tu plonges les yeux dans les siens, comme s'il allait pouvoir y lire tout ce qui s'est passé ces derniers mois, comme s'il s'agissait d'un tronc d'arbre et qu'on pouvait y apercevoir tous ces souvenirs. Mais non. Alors, car cela semble être devenu une habitude ce soir, tu murmures d'une voix basse, qui se casse encore. « Je suis vraiment désolé. » Parce qu'il ne mérite pas ça. Il ne mérite pas ce qu'à causé ta petite crise existentielle bourrée d'ego. Il mérite bien plus que ta pauvre amitié que tu es capable de jeter juste par dégoût pour ta personne. Alors tu es désolé. De tout. D'être un sale gosse qui ne sait pas assumer ses choix et qui est capable de détruire tout contact avec les autres en quelques instants. Et pour une fois, tu ne veux pas repousser, ni même attirer, tu veux juste pouvoir te dire qu'autour de toi, il y a ces quelques choses qui sont encore humaines, de chairs et de sang rouge. Alors, tu diriges timidement une main pour la poser sur sa cuisse, comme pour lui dire que tu es là. Et tu essaies de t'excuser encore, parce que tu ne peux pas t'expliquer. « Si je pouvais je le ferais, tu le sais, n'est-ce pas ? » Et c'est vrai. Tu lui as dit tellement de choses ces derniers mois, avant tout ça, que tu l'aurais fait si ce gouffre n'existait pas, si ce quelque chose ne te bloquait pas.
Mais tu ne peux pas, parce que lui, c'est encore un homme.

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MessageSujet : Re: watch me fall apart, trying to please you ; that's all I want to do { ft hypérion amour
Mer 14 Sep - 0:46


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••• feat hypérion


Et tu l’entends qu’il demande des serviettes en papiers et tu te demandes bien ce qu’il compte faire exactement avec ; tu n’en es que plus surpris lorsque tu sens le tissu brumeux t’écorché un peu la peau, le corps, alors que l’eau dégouline d’un peu partout mais que bon sang de bois, tu vas mieux. Tu reprends petit à petit tes esprits, tu es moins dans le nuage que tout à l’heure et ça ne peut qu’être bénéfique quand tu te sens moins vaseux, quand tu sens ta bouche moins pâteuse ; dieu merci l’eau fait au moins ne serait-ce qu’un peu d’effet et c’est déjà ça. le double verre qui s’est terminé sur ta peau et dans ta bouche te fait du mieux – tu sens la fraicheur qui te ranime un peu qui te fait y voir plus clair alors qu’Hypérion ne semble pas se soucier de ce qui s’est passé auparavant – sa main dans la tienne. Tu le sens qui reprend son travail comme un parent qui s’occupe de sécher son enfant trop jeune pour le faire seul et l’idée te fait sourire comme un idiot – un de ces sourires mélancoliques qui rend l’ambiance tout de suite différente. Et tu sens sa main dans tes cheveux – et c’est une sensation étrange. Tu as toujours aimé que l’on te touche ainsi, que l’on passe ses doigts dans tes cheveux – c’est une sensation agréable pour toi comme pour les autres, mais les autres sont habituellement de ceux que tu ramènes dans ton lit, de ceux qui passent la nuit et repartent aux petits matins. Ou c’est ta mère, aussi. Mais là ce n’est rien de tout ça, là c’est Hypérion qui se perd dans ta masse brune, là c’est Hypérion qui voulait t’aider à enlever le surplus d’eau qui se perd dans ce labyrinthe que sont tes cheveux ; mais tu ne dis rien oh non, tu ne voudrais pas briser cette ambiance trop légère, cette ambiance qui vient de s’adoucir, cette ambiance qui est quelque peu magique ; et tu aimes cette sensation d’Hypérion sur ton corps, de ses mains qui te touchent et qui sont comme une protection sur toi. Mais très vite l’ambiance revient à la normale ; le charme est rompu et tu en es un peu désolée mais tu comprends, tu sais que l’heure n’est pas à la rigolade ni à la détente et pourtant tu souris en entendant un de ces si nombreux surnom stupides qu’il a l’habitude de t’appeler ; et tu ris. « Je n’ai jamais dit que je les détestais. Juste qu’avec toi ils deviennent de plus en plus ridicules. » Te moques-tu gentiment en lui ébouriffant les cheveux comme à un enfant que l’on réprimanderait doucement ; et c’est si facile pour toi te passer ta main de géant dans ses cheveux courts, c’est si facile pour toi que d’avoir accès à sa tête avec sa petite taille – et tu en as toujours joué, de ça. De votre différence de taille, du fait que tu étais comme un géant à côté de lui, du fait que tout ce qui était petit et mignon et tu sais qu’il déteste ça quand tu te joues de lui comme ça, quand tu décides de faire l’adolescent idiot qui se vante de sa taille – alors que vraiment, pour toi, c’est plus un handicap qu’autre chose. Trop grand pour ton âge, tu sembles bien plus vieux que ce que tu es vraiment ; et ça t’attriste un peu, parfois. Surtout quand tu vois Hypérion qui est plus vieux semblant plus jeune ; quelle ironie entre vous, vraiment.

« Je me doute bien, oui, que tu ne voulais pas. » Rigoles-tu un peu, comme pour lui signifier que ça aurait été étrange tout de même s’il t’avait dit qu’il désirait que tu t’inquiètes pour lui, que tout ça n’était qu’une mise en scène comme une autre, qu’il voulait juste s’amuser un peu avec toi – ça ne t’aurait pas étonné plus que ça, tu sais comment il est ; avec cet air joueur d’enfant qui est toujours sur le point de faire une bêtise ou de sortir une blague dont il ne soupçonne pas la stupidité grandissante. Mais c’était ça aussi qui te sauver de tes nuits un peu banales, un peu moroses, un peu trop habituelles ; et pourtant maintenant ce sourire tu ne le vois plus, ce sourire est comme porté disparu, comme une étoile qui s’est éteinte et que tu aperçois en retard – et ça te fait mal de te dire qu’il n’est plus le même, qu’il a changé pour une raison que tu ignores. Et tu l’entends dans sa voix, tu l’entends quand il commence à te demander d’écouter, quand il te le dit avec ce surnom suspendu à ses lèvres que tu sais que tu ne vas pas aimer ce qu’il dit – tu le sais car tu sais parfaitement ce qu’il va te dire. Qu’il ne peut pas, que ce n’est pas qu’il ne veut pas mais que quelque chose l’en empêche ; et tu ne sais pas quoi croire. Tu trouves ça trop gros qu’il veuille te le dire mais qu’il ne le puisse pas – comme si une malédiction allait s’abattre sur toi si jamais il ne te disait ne serait-ce qu’un mot. Et tu sursautes en sentant sa main sur ta cuisse – tu ne t’y attendais pas et le contact te fait comme un électrochoc ; un ami ne te touche normalement pas là, si ? Pas en tant que pote garçon, en tout cas, et en tant que pote fille ça veut dire qu’elle veut baiser. Mais là, ce n’est pas ce signal, c’est un signal qu’il t’envoie pour te rassurer, pour te demander de croire en lui, pour te demander de lui faire confiance – et tu sais au fond de toi que oui, tu lui fais déjà confiance, que tu crois ce qu’il te dit même si ça te fait du mal, même si tu aimerais savoir, même si tu préfèrerais penser qu’il te ment – tout serait tellement plus simple alors. Et tu baisses les yeux que tu avais ancré dans les siens jusqu’à lors – tu les baisses car tu es honteux de penser que ce serait plus facile si tu pouvais le dénigrer, que ce serait plus facile si seulement il n’était pas un ami si cher à ton cœur. « … Oui, je ne le sais que trop bien. » Soupires-tu difficilement alors que ton cœur se serre, alors que tu as le cœur au bord des lèvres – tu ne sais pas si c’est l’alcool qui remonte ou si c’est parce que tu as bien trop confiance en Hypérion et ça te tue de ne pas pouvoir savoir, que ça te tue qu’il ne puisse pas te le dire malgré toute sa bonne volonté – et au fond de toi tu sais qu’il y a des choses dont tu ne peux pas parler, tu sais qu’il y a des choses qui sont interdites dans les conversations. L’image de ce site te revient en tête, et tu te dis que sûrement tout le monde y a accès de toute façon, absolument tout le monde alors peut être que, peut être que c’est ça en fait, peut être que c’est pour cela qu’il ne peut pas t’en parler. Mais, et si toi tu lui en parles ? Te dira-t-il que lui aussi il l’a eu ? Mais c’est risqué, bien trop risqué ; toi-même tu sais ce que cela engendre si ce n’est pas le cas, toi-même tu sais les risques d’en parler à quelqu’un si cette personne n’est pas au courant – tu es bloqué de toute part, et lui aussi.
Et tu te dis que de toute façon ce serait bien trop beau que lui aussi, il ait expérimenté la même chose que toi. Bien trop beau pour être vrai.



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MessageSujet : Re: watch me fall apart, trying to please you ; that's all I want to do { ft hypérion amour
Jeu 22 Sep - 21:38


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ft. ventanilla


Son rire te réchauffe le cœur. Il t'avait manqué, tout comme son possesseur. Tu te souviens du pourquoi tu prenais tout ce temps pour choisir le surnom que tu lui donnerais chaque soir, maintenant. Parce que tu avais l'impression de l'amuser un peu, de lui arracher un brin de joie de ses lèvres. Alors tu continuais. Et tu continues encore. Il se moque un peu de toi et tu sens sa main se poser sur ta tête, dans tes cheveux, et tu as l'impression de retrouver une sensation humaine. Le contact. Cela te coupe un peu le souffle, car tu avais oublié ce que cela faisait d'avoir ce genre de contacts, de se sentir homme plus que monstre. Et tu as presque envie de retenir cette main quand elle s'enfuit de ta crinière, mais tu n'en fais rien. À la place, tu tentes de garder cette ambiance un peu légère, pleine de stupidité. « Ce qui est ridicule, Vantilli, c'est que ce bar a osé te servir à boire alors que tu n'es qu'un enfant. » Et tu insistes sur le dernier mot, parce que des fois, le monde oublierait presque que tu es plus vieux que lui. Tu lui rappelles ainsi, sans véritable raison, mais tu sais qu'au fond, cela ne le dérange pas tant que ça. Vous en jouiez entre vous, il y a quelques mois, et peut-être que de continuer ainsi fera oublier le creux que tu as laissé béant durant tout ce temps.

L'ambiance ne pouvait bien entendu par rester si légère. S'expliquer. Toujours s'expliquer. Ou tout du moins, expliquer pourquoi on ne peut pas s'expliquer, justement. Tu t'attends une fois de plus à ce qu'il s'énerve mais rien ne vient. Tu n'aurais pas été choqué pourtant, si cela avait été le cas. Tu aurais juste compris et subis en silence. Mais rien ne vient, si ce n'est son soupire de compréhension. Et tu te demandes ce que tu as fait pour mériter un tel ami, si compréhensif. Alors une fois de plus, tu fais ce que tu sais mieux faire ce soir, tu t'excuses. « Je suis vraiment, vraiment désolé. » Tu serres la main qui se trouve sur sa cuisse, énervé par ta propre situation, et peut-être aussi par son manque de réaction, parce que cela ne t'aurait pas fait de mal de l'entendre crier sur toi, qu'il t'annonce que de toute façon tu n'es rien. Et tu aurais été heureux, dans un sens, parce que rien, c'est toujours mieux que ça.

Et l'espace d'un instant, tu as envie d'oublier. De t'oublier. Et tu te dis, pourquoi pas ? Tu es dans un bar, alors autant boire. Surtout que Vanille avait déjà eu sa dose, lui. Tes doigts relâchent la prise qu'ils avaient pu avoir sur la cuisse du plus jeune et tu appelles le barman afin qu'il prenne ta commande. Un whisky. Quelque chose de fort, puissant, mais avec peu de quantité. Après tout, tu vas boire ce qui te semblera être pire que de la pisse, alors autant que ce soit peu. On te demande ta carte d'identité et tu la montres, parce que de toute façon, tu sais très bien que tu fais plus dix-sept ans que ta vingtaine, mais bien que cela t'énerve, il t'arrive de prendre cela pour un compliment. Là, cela t'a énervé, surtout le regard du serveur, à croire que tu devais absolument avoir l'air vieux pour ne pas te faire juger. Mais ce n'est pas grave. Tu tournes la tête vers le brun et tu tentes d'en profiter pour changer le sujet de conversation de tout à l'heure, alors tu reviens sur ce que tu as vu en entrant, en le voyant. « Je ne te demande pas si tu veux quelque chose, hein. » Tu pointes d'un rapide mouvement de tête son verre d'eau glacé vide. Il a eu sa dose. Pas toi. Tu n'as pas eu assez de cochonneries dans ta bouche, et tu n'en auras probablement jamais assez. Et tu espères, tu espères que seul ton goût s'est vu détérioré par cette stupide histoire et que tu peux toujours finir bourré. Tu ne buvais déjà pas beaucoup avant, alors tu n'as guère réessayait depuis. Pourtant, tu te dis que cela pourrait être un moyen d'oublier tout cela, de te consoler.
De t'échapper.

Alors quand on t'apporte enfin ton verre, tu ne peux pas t'empêcher de le fixer. La couleur du liquide te fait penser aux cheveux du plus grand et tu ne peux pas t'empêcher de laisser passer une blague, hésitant, ne sachant pas vraiment s'il le prendrait bien. « On dirait que c'est un jus de tes cheveux, tu ne trouves pas ? » Le sourire qui accompagne cela n'est toujours pas rayonnant, il est plus douceur mélancolique que joie éclatante. Mais tu te dis que c'est déjà ça, bien qu'il mérite mieux. Et tu te dis aussi qu'il est temps pour toi de te changer les esprits, alors tu attrapes le verre et tu l'apportes à tes lèvres et en avale une gorgée. Ce n'est pas comme ça qu'on boit un whisky. Et même un whisky qui te laisse un goût de moisi dans la bouche ne se boit pas comme ça. Tu grimaces, tirant la langue et reposant le verre où il en reste. « C'est vraiment dégueulasse. » Tu peux le dire ça. Il pensera que tu parles de l'alcool en lui-même et non pas de la saveur que tu lui ressens. Tu as la gorge qui brûle et le palais qui a l'impression d'avoir mangé de la viande périmée. Au moins, la brûlure – bien qu'à l'arrière goût horrible – te prouve que l'alcool aura sûrement de l'effet sur toi. Et ça, ça c'est une bonne chose.

© ENDYMION.
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MessageSujet : Re: watch me fall apart, trying to please you ; that's all I want to do { ft hypérion amour
Sam 24 Sep - 15:23


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••• feat hypérion


Tu soupires doucement en regarde les verres d’alcool vides à tes côtés que le barman n’a toujours pas récupéré, à côté de ce nouveau verre d’eau qu’il a déposé. La remarque d’Hypérion est très juste et elle te fait rire un peu – beaucoup. « Peut être mais au moins, moi, il ne me demandera pas ma carte d’identité. » fais-tu en rigolant grandement alors que tu attrapes à nouveau ton verre d’eau en buvant quelques gorgées qui te font du bien – de plus en plus de bien et ce n’est que du bon. Et il s’excuse à nouveau, encore, et ça te fait du mal de l’entendre s’excuse comme ça ; tu as envie de lui dire que ce n’est pas la peine, qu’il n’a pas besoin, que tu n’as rien à pardonné ; que tu ne lui en veux pas de toute façon. Et pourtant tu sais qu’il continuera à s’excuser parce qu’il s’en veut de ne pouvoir rien dire, alors qu’il le veut tant – qu’il le désire tant mais que ce n’est juste pas possible. Et c’est peut être ça le plus dur à digérer pour toi et pour lui – c’est qu’actuellement vous pourriez, oh que oui vous pourriez et pourtant il n’y a rien que vous ne puissiez faire ; que des êtres impuissants destinés à cacher leurs lourds secrets impossibles à dévoiler – et ça te brise.

Et pourtant c’est à son tour de vouloir boire, c’est à son tour de vouloir oublier de vouloir se perdre dans l’alcool de vouloir en perdre la tête – c’est à son tour de vouloir t’imiter de vouloir se mettre à ta hauteur avec ton esprit légèrement embrumé (mais moins qu’auparavant), avec ton haleine qui doit certainement puer l’alcool froid – et tu penses à cet instant que tu es vraiment content de ne pas avoir de petite amie car si elle t’embrassait, elle te dirait probablement que tu pues. Et ça te ferait du mal qu’elle te le dise, ça te ferait du mal qu’elle te reproche d’être allé boire à ton âge, à ton si jeune âge – tu n’es même pas encore majeur. Et ce qui devait arriver arriva, bien évidemment ; le serveur demanda la carte à Hypérion et tu ne pus t’empêcher de pouffer lourdement. « Tu vois, je te l’avais dit… » Et tu lèves un peu ton verre d’eau à sa remarque, pour lui dire que non effectivement tu as bien assez bu pour ce soir pour essayer de rentrer ne serait-ce qu’un peu deezy au camping, même si le mieux serait que tu vois où tu mets les pieds ; mais il ne faut pas rêver non-plus, tu n’es qu’un adolescent qui n’arrive pas encore à bien digérer ni à vivre avec l’alcool dans tes veines – tu n’es encore qu’un enfant encore, vraiment.

Sa remarque te fait rire – c’est une remarque d’enfant qui n’a jamais vraiment bu d’alcool, une remarque que n’importe quel enfant ferait en voyant la couleur étrange et inhabituelle de ces liquides auxquels ils n’ont pas droit ; « C’est un peu dégoûtant dit comme ça, mais je suppose que tu as raison oui. » Lui souris-tu légèrement alors que tu avales encore une gorgée de ton verre d’eau qui est déjà presque fini – tu as soif, tu as soif de dessaoulé, de devenir plus clair dans ton esprit, d’enlever ces tâches dans ton sang. Alors tu le finis vite, ce verre – et tu en demandes un autre, encore. Tu vas finir rempli d’eau mais tu espères qu’elle se mélange avec l’alcool et te rendes moins con, moins enneigé, moins embourbé dans cette eau gluante qui t’empêche d’agir comme si tu étais normal ; comme si tu étais sobre. Et c’est peut être ça tout le problème, et tu ne sais même pas si tu vas te souvenir de cette conversation demain matin et ça te brise – tu ne veux pas oublier d’avoir pu voir Hypérion, tu ne veux oublier de lui avoir parlé, d’avoir été à son contact, d’avoir bu en verre en sa compagnie comme n’importe quel ami ; tu ne veux pas oublier la présence seule du brun à tes côtés car tu souffres bien trop de son absence. Et tu sais que tu n’aurais tout simplement pas du boire si tu avais souhaité te rappeler de tout ; mais tu pensais déjà que Hypérion ne se montrerait pas, qu’il t’avait comme posé un lapin. Même si ce n’était pas son genre, même s’il tenait ces promesses – tu ne sais pas, tu avais eu comme une impression qu’après tous ces mois sans le voir il ne serait plus le même et par conséquent pouvait te mentir comme il el souhaitait – et bon sang, comme ça t’a fait mal. Si mal que tu as préféré boire quitte à oublier, boire quitte à te faire vomir, boire quitte à te faire souffrir tout seul – un peu masochiste sur les bords, tu dirais bien. Mais un sourire né sur ton visage lorsque tu le vois tirer la langue en te disant que c’est vraiment dégueu le whisky – et tu ne peux que lui répondre ; « Nous ne sommes pas assez vieux pour apprécier sa valeur et sa dureté, je pense. » Ce sont dans ces moments là que tu arrives à te faire passer pour lui plus vieux que tu n’es, pour plus mature que tu n’es – et peut être, qui sait, pour impressionner ton ami, aussi.



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